À l'ombre des oliviers

Qualité de l'interprétation du personnage (RP) Allant de 1 à 5 :
  • 1 : Interprète très mal son personnage, en contradiction avec son alignement, etc...
  • 2 : Interprète assez mal son personnage, (vague omniscience, utilisation d'informations hrp)
  • 3 : Interprète correctement son personnage.
  • 4 : Interprète bien son personnage et le fait évoluer, utilise ses traits, son background, etc...
  • 5 : Interprète très bien son personnage et lui donne une personnalité identifiable qui contribue à en faire un personnage mémorable.
Qualité de jeu en groupe, de 1 à 5 (jeu) :
  • 1 : Ignore ou empêche le groupe de faire évoluer les situations qui sont crées, qu'elles soient utiles au scénario ou non.
  • 2 : Ignorer ou empêche un joueur ou le MJ de faire évoluer les situations qu'il créé.
  • 3 : Joue dans le sens du groupe.
  • 4 : Permet à un autre joueur ou MJ de faire évoluer ou de créer des situations de jeu ensemble.
  • 5 : Permet au groupe de faire évoluer ou de créer des situations de jeu ensemble.
Qualité de forme (qualité) de 1 à 5 :
  • 1 : Fautes de français nombreuses et non respect des conventions d'écriture.
  • 2 : Lecture globalement désagréable ou peu compréhensible.
  • 3 : Qualité correcte.
  • 4 : Bonne qualité d'écriture, inventivité, synthétique ou facilement compréhensible.
  • 5 : Très bonne qualité d'écriture, style propre.
Umberlie
Umberlie

Retranscription de la réaction de Kayla


Elle se changea rapidement avec les vêtements qui lui avaient été confié, les ajustant à sa taille avec sa ceinture et réhaussant leur simplicité par les quelques bijoux qu'elle portait auparavant. Elle replaça finalement sa lyre dans son dos après avoir plus soigneusement séché le bois et vérifié que la pluie n'avait pas désaccordé l'instrument en tendant ou desserrant les cordes. Rassurée, séchée et présentable, elle ressortit enfin pour croiser Lyvin qui lui signala avoir quelque chose à lui dire plus tard, puis Khamal qu'elle gratifia d'un sourire joueur et enfin Podness qui reçut un "Bonne chance !" joyeux en sylvestre.

Une fois ressortie elle porta à nouveau un regard circulaire sur l'atrium, repérant Mercœur qui n'avait guère bougé. Ils avaient à parler, mais le lieu et le moment ne s'y prêter pas. Comment obtenir de lui la même coopération que pour la danse ? Cet homme était... Compliqué ! Après quelques secondes de réflexion elle s'approcha de lui, un sourire brillant de malice aux lèvres.

- Il me faut vous remercier pour la gigue de tout à l'heure. Voyons... Ah ! Je sais !

Elle s'inclina légèrement, puis, s'approchant, elle se redressa, presque sur la pointe des pieds, posa une main sur son poignet et ses lèvres sur sa joue, profitant de la proximité nouvelle pour glisser doucement à son oreille.

- Rejoignez-moi après les épreuves, près de l'olivier où je me suis entrainée hier. J'aimerais parler avec vous... En amoureux ?

Puis elle se dégagea, son visage toujours traversée d'une expression espiègle.
---------------------------------------

Monsieur de Cartignan se montra agréablement surpris par ce soudain changement d’attitude : jusque-là, Kayla s’était montrée froide, rigide, méprisante. Et voilà que soudain, elle embrassait sa joue. Il faillit d’ailleurs s’écarter, craignant qu’elle ne le morde par vengeance ou tente de lui arracher une oreille.
Finalement, il se laissa faire, et rougit même un peu. Malgré lui.

- Eh là, ma mie, vous ne m’avez pas habitué à ce genre de démonstrations publiques, lui dit-il d’une voix bien claire et bien audible. Est-ce la pluie qui vous a tourné la tête ? Vous n’avez pas de fièvre au moins ? Laissez-moi vérifier.

Le barde lui posa une main sur le front.

- Vous êtes un peu chaude. Voilà où vous mènent vos folies ! Mais tenez, pour vous faire pardonner vos infidélités, j’accepte votre proposition.

Il se tourna vers elle pour lui dédier un clin d’œil. Et se faisant, il ne vit pas ce qui était en train d’approcher. Contrairement à Kayla :
Deux hommes jouaient des coudes pour se rapprocher d’eux. Ils n’avaient pas l’air contents. Du tout.
Ces deux hommes, c’était Khamal. Et Arman.

Console R.P.

Lancé de 1d20+3 ~ [16] : 19

Lancé de 1d20+4 ~ [15] : 19

Edition 08/09/2020 13h14 par Umberlie
08/09/2020 12h53
Kayla Fal'San'In
Kayla Fal'San'In

La melessë savoura la rougeur qui parut sur les joues du jeune homme et se laissa patiemment faire, les bras croisés, un petit sourire en coin sur les lèvres. Elle leva à peine les yeux au ciel quand il eut fini son petit numéro : elle était mal placée pour le juger pour ça.

- Ne poussez pas trop, mon cher, ma promesse de morsure tient toujours. Je…

Elle vit le clin d’œil du barde et, tout de suite après, les deux hommes qui approchaient. Aussitôt, tout sourire déserta son visage et elle se glissa souplement derrière Mercoeur, entre lui et ses deux autres « prétendants ». Une expression sereine sur le visage, les bras le long du corps, les mains jointes devant elle dans une attitude détendue, elle s’inclina pour saluer les deux nouveaux arrivants.

- Arman. Khamal, heureuse de vous retrouver au sec.

Edition 08/09/2020 15h44 par Elindine
08/09/2020 13h33
Sallavïn Tamrel
Sallavïn Tamrel

Si les serviteurs ne manquaient pas de moyens de rejeter poliment son invitation à l'aider, aucun ne se laissa compter fleurette assez longtemps pour qu'il puisse en tirer le moindre renseignement. Allons bon... Que faire lorsque l'on traque un humain qui évolue au milieu de ses semblables ? Sallavïn en savait trop peu sur tout cela et cela commençait à l'ennuyer. Il fallait y remédier avant de pouvoir se battre. L'esprit est une arme plus puissante que le bras de ta mère lui avait-on déjà dit plus d'une fois.

Ajustant sa ceinture autour de ses hanches avant de se mettre en quête de renseignements, le melësse avisa finalement la créature qu'il avait cherché plus tôt : petite halfeline à l'air espiègle sur laquelle quelques rides discrètes avaient posé la marque de la sagesse.

- Bonjour madame ! Je m'excuse de vous avoir faussé compagnie l'autre fois. J'espère que vous allez bien ?

Elle allait bien ! En fait, elle n'avait pas l'air particulièrement vexée pour la veille et répondit à son salut par une politesse égale. Cherchant un endroit où s'asseoir pour permettre un échange plus équitable (la salle de réception étant parfaite pour ça), le blond et son interlocutrice échangèrent quelques banalités sur les épreuves en cours et les réussites passées, avant que le chevalier ne commence à poser les questions qui lui brûlaient les lèvres :

- Dites moi si cela ne vous ennuie pas... Est-ce que vous connaissez un peu l'histoire de cette région ? Il se passe des choses pendant cette compétition qui trouvent peut être leur source dans un précédent conflit. La guerre a peut être laissé des traces ? Les duchés se sont-ils déchirés ?

Une question qui fit pétiller les yeux de son interlocutrice, qui semblait s'empêcher de frapper des mains d'enthousiasme. Elle avait beaucoup à dire ! Fort heureusement, son élocution n'était pas celle des gnomes et Sallavïn parvint à saisir chaque chose qui lui était communiquée, sur un ton de confidence ravie.

------------------------
Pour commencer, aucun des Ducs humains actuels ne l'était déjà avant la guerre (ni aucun membre de leur famille). Ils sont tous devenus Ducs après.
La famille des Bracque-Croiset est un peu particulière, car c'est la seule dont il reste un membre de l'ancien Duché (d'avant guerre). À savoir : Irene, qui est la fille de l'ancien Duc. Andréas, lui, n'était qu'un petit noble avant la guerre (un deuxième fils de baron), mais un homme cultivé, un grand voyageur et un fier combattant.
Quant aux autres Ducs, Cymbeline ne connaissait pas leur histoire...

Ensuite, Sallavïn apprit que les noms actuels des Ducs n'étaient pas ceux qu'ils portaient au départ. Ils leur ont été octroyé à la sortie de la guerre, par le nouvel empereur élu, le nain Osgar 1er :

- Étonnant que personne ne se soit demandé pourquoi ils avaient tous des noms à coucher dehors ! remarqua Cymbeline, avec un petit sourire énigmatique.

A vrai dire, Sallavïn avait trouvé leurs noms ridicules depuis le début, mais les noms avaient toujours été son point faible. Il encouragea la musicienne à poursuivre :

- J'ai d'abord cru qu'ils parlaient d'un bras cassé en deux mots ! Quelle est la raison de ces drôles de noms ?

- Il y aussi les ducs de Brabalands et de Bramantombe ! Vous ne saviez pas ?

L'enthousiasme, la frimousse de la halfeline et l'absurde de la situation arrachèrent un rire au jeune homme, qui se maîtrisa en réalisant qu'elle se moquait peut être de lui.

- Si ce n'est pas une blague, c'est vraiment... Particulier !

Conservant un grand sourire, Sallavïn écouta les explications de cette savante quant à la raison de ces grotesques patronymes. Tous les Ducs actuels avaient joué un grand rôle pendant la guerre civile et la reconstruction de l'empire, gagnant leur titre de Duc au passage (les précédents ducs ayant pour la plupart été massacrés ou démantelés). Avec le titre, ils avaient obtenu un nom, inspiré des surnoms qu'ils avaient gagnés pendant la guerre et reflétant leur comportement de combattant. Ces noms, mal orthographiés par les scribes du Nain sur le trône, devinrent leur nom officiel sans que leurs propriétaires ne prennent la peine de les rectifier.

Ainsi, Andréas était-il connu pour rester « bras croisés », attendant le meilleur moment avant de lancer ses assauts. Il avait notamment l'habitude de rester bras croisés (et bien caché) à observer ses ennemis se faire massacrer (par d'autres ennemis), avant d'intervenir à son tour pour faire le ménage.
Bracque-Croiset ! Je vois ! pensa Sallavïn.
Certains accusent même Andréas d'être indirectement responsable de la mort de la famille ducale d'Antikyra. On dit qu'il n'était pas intervenu à temps, restant bras croisés à attendre le moment le plus opportun pour intervenir, lorsque le Chancre (très actif dans cette région) s'est attaqué à la famille. Certains disent qu'il voulait éviter le massacre de ses propres troupes, jouant la prudence. D'autres mauvaises langues disent qu'il voulait simplement piller la villa, une fois que le champ serait libre. En tout cas, il n'avait pas pu les sauver à temps, et n'avait trouvé qu'une seule survivante : Irene.
Un motif de vengeance, donc ? se dit Sallavïn.

Par contre, Cymbeline ne connaissait pas la suite de l'histoire d'Irene et Andréas après cet épisode :

- C'est justement ce que j'essaie de savoir... Je pense que ça ferait une superbe chanson ! dit-elle avec un enthousiasme communicatif.

------------------------

Son esprit avait beau chauffer, le melessë était heureux d'avoir cette conversation. Non pas que la suite des épreuves l'intéressait peu, mais il n'y trouverait pas de quoi s'enthousiasmer particulièrement de toute façon. Ces informations en revanche le dirigeaient dans de nouvelles directions et il était satisfait de commencer sa carrière d'enquêteur par une telle somme d'information.

Un Brabalands serait donc connu pour rester passif, un Bramantombe surpris, et un Bracassay serait inutile, ou sacrifierait ses troupes ? Et l'autre ?.. Enfin, en plus d'être ridicule, aucun nom n'est particulièrement élogieux...

Restait un autre nom qu'il avait oublié, Bramantaux ou Brademaufé, mais impossible pour lui de s'en souvenir. Malheureusement, le temps leur manqua pour poursuivre cet échange. Mais si chaque nom dévoilait une histoire sur la noblesse locale, peut être pourraient-ils comprendre comment avaient agis les héros de la reconstruction de l'empire et trouver plus facilement les ennemis du jeune Duc.

À la fin de la conversation, Cymbeline précisa au jeune homme :

- Je vous raconte ça, parce que vous avez été gentil avec moi. À d'autres, j'aurais fait payer ces informations, dit-elle avec un clin d'oeil.

En saluant son interlocutrice, Sallavïn assista à la suite des épreuves, des résultats et de la danse en cherchant comment tirer à profit les informations apprises à l'instant. N'y avait-il pas eu un érudit, la veille, dont la précision des récits le rendait un peu ennuyeux ? Peut-être en saurait-il plus ?

Cherchant sciemment à éviter Kayla et tous ceux qu'il pourrait entraîner avec lui dans sa chute, Sallavïn se mit en quête du vieux conteur de la veille, bien décidé à troquer son épée par une nouvelle arme.

Edition 09/09/2020 01h47 par Umberlie
08/09/2020 15h16
Umberlie
Umberlie

Le visage de Mercoeur se décomposa en voyant, à son tour, approcher les deux hommes. Kayla le sentit tendre ses muscles, prêt à réagir.
Khamal et Arman, le regard furieux, étaient presque sur eux.
Si Mercoeur laissa la melessë se glisser derrière lui, il se retourna bientôt vers elle avec fougue, le regard plein d’une inquiétude et d’une gravité qu’elle ne lui connaissait que depuis peu. Elle n’eut pas le temps de s’y attarder, car le barde lui glissa soudain une main sur sa joue, puis jusqu’à sa mâchoire, qu’il releva légèrement. Alors, il pencha son visage vers elle sans lui laisser le temps de réagir, avançant ses lèvres vers les siennes… et plaquant son autre main dessus au dernier moment, formant comme une barrière entre leurs deux visages.
Il gardait sa main droite devant, donnant ainsi l’illusion d’un baiser passionné. Kayla, d’abord surprise, rentra finalement dans son jeu, et s’abandonna à son étreinte, levant elle aussi une main vers le visage de Mercoeur pour mieux dissimuler la supercherie.

Les deux rivaux n’y virent que du feu.
Arman ne prit pas la peine de passer par le langage pour exprimer toute sa fureur. Il abattit son poing dans les côtes du barde, qui gémit et sursauta sous la douleur, écartant au passage la jeune femme.
Khamal réagit ensuite, visant le ventre, et ponctuant sa frappe d’une menace enragée :
- NE LA TOUCHEZ PAS, SALE SERPENT VICIEUX !
Mercœur cria et plia sous le coup, puis s’écroula à terre, éparpillant un peu plus la foule qui avait déjà commencé à s’écarter.
Les gens formaient à présent un cercle autour d’eux. Ébahis, ils n'en rataient pas une miette, et la plupart retenaient leur respiration.
Arman allait enchaîner sur un coup de pied, lorsqu’une voix stridente mit fin au spectacle :

- IL SUFFIIIIIIT !

C’était la voix d’Irene, qui d’ailleurs s’approchait du trio. Les invités et candidats s’écartaient, se pressant sur les côtés de la salle pour lui laisser la place. Elle n’avait pas l’air ravie, elle non plus. Ses yeux flamboyaient. Elle marchait d’un pas raide, tous les muscles du visage crispés par la colère.
Tout le monde s’immobilisa, y compris Arman et Khamal, qui baissaient maintenant la tête comme des enfants pris en faute. Elle se tourna vers eux deux, les poings sur les hanches.

- QUE SIGNIFIE CE CHAHUT SOUS MON TOIT ? Comment OSEZ-VOUS user de VIOLENCE devant mes invités ?

Khamal releva la tête, et ouvrit la bouche pour répondre, mais elle le coupa :

- Je me FICHE ÉPERDUEMENT de vos raisons ! Vous allez me faire le PLAISIR de DÉGUERPIR de chez moi ! Et tout de suite ! Vous êtes DISQUALIFIÉS et je ne veux plus JAMAIS vous revoir dans les parages. EST-CE BIEN COMPRIS ?

Arman leva un regard désespéré sur Kayla, cherchant son soutien. Khamal, lui, cherchait quelqu’un d’autre des yeux, qu’il ne sembla pas trouver.

- GARDES ! GAAARDES ! appela Irene. Veuillez je vous prie ramener ces deux individus à leur tente, qu’ils récupèrent leurs affaires. Puis raccompagnez-les au portail, et veillez à ce qu’ils ne remettent plus les pieds ici !

Penauds, les deux candidats – à qui personne ne vint porter secours – suivirent les deux gardes qui vinrent les chercher, puis sortirent avec eux.
Enfin, Irene se tourna vers les deux autres candidats, Mercoeur (toujours à terre à se tordre de douleur) et Kayla :

- Quant à vous-deux, je ne sais pas ce qui me retient de vous mettre dehors avec les autres ! Qu’avez-vous à dire pour justifier un comportement aussi scandaleux ? Pensez-vous que ce soit digne d’un futur précepteur, de papillonner ainsi, à tout va ?

Elle prit quelques secondes pour les foudroyer du regard, puis :

- J’ATTENDS !

La foule ne pipait mot, et tous les yeux se posèrent sur les deux bardes, avides d’entendre leur réaction.

--------------
Quant à Sallavïn, Podness et Lyvin, ils étaient de retour dans le vestibule à l’instant où Irene s’était mise à crier. S’ils avaient raté le début de la scène, le chahut les avait attirés rapidement pour voir de quoi il retournait.

Console R.P.

Lancé de 1d20+3 ~ [5] : 8

Lancé de 1d20+4 ~ [2] : 6

Edition 09/09/2020 06h02 par Umberlie
09/09/2020 01h59
Kayla Fal'San'In
Kayla Fal'San'In

Sous l’attitude détendue et sereine de la jeune femme, tous ses muscles se tendaient, prête à agir. Son inébranlable sourire levé haut en bouclier et sa langue comme seule arme, elle se préparait à gérer avec une situation qu’elle ne connaissait que trop bien. Mais c’était sans compter sur la réactivité de Mercoeur qui l’interrompit dans son plan. Quand il courba sa haute silhouette et approcha son visage d’elle, elle songea d’abord à mettre en exécution ses mordantes menaces, mais les yeux sombres du barde l’interrompirent, sa main, entre leurs lèvres, coupant définitivement court à toute volonté vengeresse. Au contraire, elle glissa ses propres doigts le long de la mâchoire du jeune homme, les yeux mi-clos, donnant, malgré sa nervosité et son léger dégout, à leur « baiser » un air aussi consensuel et désiré que possible.

Concentrée, elle ne vit pas le coup d’Arman partir. Ses paupières sursautèrent, grande ouverte, en entendant le gémissement de Mercoeur. Elle voulut s’interposer, mais elle le sentit la repousser à l’écart, à l’abri, et avant qu’elle n’ait pu faire quoique ce soit, Khamal était déjà sur lui, hurlant. Elle ouvrit la bouche, mais fut moins rapide que la maîtresse des lieux. Elle n’écouta pas les rugissements de la duchesse, ne porta pas attention à la scène. Poings et mâchoire serrés, elle s’approcha à nouveau au centre de la scène, s’accroupissant auprès du lothrien plié de douleur.

- Ca va aller, je suis là, je vais vous soigner. Tout va bien… murmura-t-elle doucement, en cyfand.

Avec délicatesse et dextérité elle s’attela à déboutonner les vêtements du jeune homme : la veste, puis la chemise. Elle écarta les pans de tissu sur les contusions encore rouges. Malheureusement ses palpations ne lui apprirent rien, au contraire, elle arracha un cri de douleur à son patient.

- Je vous demande pardon, Mercoeur, poursuit-elle en pinçant les lèvres d’un air désolé, détachant sa lyre de son dos pour passer à des soins plus efficaces.

Avant d'entamer son chant de guérison, elle releva les yeux et le visage vers la duchesse, attendant qu'elle ait fini pour supplier.

- Dame Irène, je vous en prie, laissez-moi d'abord soigner cet homme. Je répondrai de mes actes dès qu'il ira mieux.

Elle attendit l'autorisation et une fois celle-ci accordée, prit une grande inspiration et la voix de la jeune femme s’éleva dans la pièce, teintée d’un écho céleste alors qu’elle prononçait ses mots qui guérissent, en elfique :

Fleur aux pétales d'or
Répands ta magie
Inverse le temps
Rends-moi ce qu'il m'a pris

Guéris les blessures
Éloigne la pluie
Ce destin impur
Rends-moi ce qu'il m'a pris
Ce qu'il m'a pris


Finalement, les dernières paroles s’éteignirent dans sa gorge, planant encore un bref instant au plafond de la salle. Alors elle se retourna vers l'enchanteresse furieuse, un genou à terre, tête basse. Aucun sourire sur son visage, seulement un air résolu et parfaitement calme.

A ses côtés se tenaient Lyvin et Podness. Elle avait entraperçu le gnome puis l’elfe s’approcher, mais, dans l’action, n’avait pas pris le temps de les remercier pour les risques qu’ils prenaient pour elle. Elle soupira doucement, prit une grande inspiration et sa voix s’éleva à nouveau dans la salle silencieuse. Sans frémir, son timbre doux et serein plaida sa cause.

- Je vous demande humblement pardon pour ce qu’il s’est passé. Je n’ai jamais souhaité que les choses escaladent de la sorte et mes actes n’ont jamais cherché cette fin. Si cela me vaut d’être ramenée à la porte de votre domaine, je le comprendrai et accepterai mon châtiment.

Elle fit une pause, reprenant son souffle.

- Cependant, pour ma défense, je tiens à dire que je n’ai rien fait qui justifie l’intervention violente de deux hommes avec qui je me suis montrée courtoise, aimable et curieuse de qui ils étaient.
« Je suis une barde, je danse, je chante, c’est mon métier et je suis une professionnelle. Je ne fais pas de promesse que je ne saurai tenir et je n’ai certainement rien promis à aucun de ces messieurs.
« Je suis une barde, et si vous jugez encore que je peux enseigner quoique ce soit au jeune duc, alors je lui apprendrai comment l’on charme d’un regard, subjugue d’une parole, s’attire la loyauté d’un gnome, d’un elfe et d’un humain en quelques jours, malgré les rivalités d’un concours, par la seule sincérité d’une âme droite et sûre. Je lui apprendrai les responsabilités qu’implique un tel savoir, mais de ne jamais prendre pour lui celles que lui imposeront ceux qui voudront lui nuire.

Elle laissa s’écouler une nouvelle seconde de silence, relevant enfin ses yeux vers la duchesse.

- Si, malgré tout, vous me jugez coupable alors chassez-moi, mais laissez leur chance à mes compagnons, à ceux qui se tiennent auprès de moi. Car je ne poserai pas la responsabilité de mes actes sur leurs épaules, finit-elle en désignant les trois jeunes hommes à ses côtés, incluant Mercoeur dans le lot.

[HRP : jet de médecine + Mot de guérison + jet de persuasion sur le Discord : 19]

Console R.P.

Lancé de 1d20+2 ~ [1] : 3

Lancé de 1d4+4 ~ [3] : 7

Edition 10/09/2020 09h24 par Elindine
09/09/2020 09h35
Lyvin Veronis
Lyvin Veronis

Lyvin avait rejoint la villa trempé jusqu'aux os, et un peu déçu. Il aurait voulu tenter un début d'explication avec Khamal mais ce dernier n'avait rien voulu entendre et il n'était pas vraiment convaincu que la fouille des affaires de ce dernier fût reellement bien fructueuse.

Ce symbole est surement un indice, Pod et ses amis pourront peut-être m'en dire plus. Inutile de me faire trop d'idée pour le moment.

Il s'efforçait de garder gravé dans sa mémoire, l'image de la broche....
Après qu'il eut expliqué sa situation aux domestiques, on lui remit de quoi se sécher, se changer et on lui indiqua l'endroit ou il pourrait faire un brin de toilette.
Parvenu à l'endroit en question, il resta un moment ébahi par la vision qui se présentait devant lui: l'architecture et la décoration de la salle d'eau étaient absolument splendides, certainement digne d'un palais royal voire à la limite de ce que son peuple aurait pu imaginer.
La voix de Kayla le tira de sa contemplation. Elle sortait d'une salle attenante, s'était visiblement changée et s’apprêtait à rejoindre les autres participants.
Il ne voulait pas trop en dire à ce moment là et se contenta de lui dire qu'il aurait à lui parler plus tard.

Après avoir fait un brin de toilette, s'être séché et alors qu'il finissait de se changer, Pod fit son entrée dans la salle d'eau. Là encore le moment était mal choisi pour parler et il se contenta de lui dire qu'il lui en dirait plus plus tard.
Au moment ou il quittait la pièce, il croisa Khamal. Il craignait que ce dernier ne se soit rendu compte qu'une personne avait fouillé ses affaires mais la totale indifférence de se dernier à son encontre le rassura quelque peu.

Il rejoignit l'endroit ou était servi le déjeuner et s'assit, terminant le repas interompu par le gnome un peu plus tôt.
Soudain une voix et des insultes tranchèrent à travers le léger brouhaha ambiant.
Il se leva d'un bond, cherchant l'origine des cris ce qui ne fut pas bien difficile, il suffisait de suivre l'ensemble des regards de tous....
Un peu plus loin Mercoeur était à terre, visiblement le fait de Khamal qui se trouvait devant lui le visage plein de colère. Arman se dirigeait vers l'homme à terre, certainement pour en découdre aussi à l'expression de son visage, et juste derrière le pauvre Mercoeur, se trouvait.... Kayla!

Bon sang, Khayla.

Il sorti de table précipitamment au moment ou la voix puissante de la duchesse se faisait entendre. Il se hâta de rejoindre l'attroupement qui se formait autour des intéressés et arriva pour entendre la duchesse s'exprimer.
A l'annonce de la sanction qui frappa Arman et Khamal, il ne put réprimer le sentiment de joie qui montait en lui.

Deux de moins! et pas des moindres.... Il semblerait que la chance tourne quelque peu à mon avantage. Même si j'aurais préféré avoir ma chance d'une tout autre manière.

Puis la duchesse s'adressa à Kayla et Mercoeur. Lyvin fut un petit peu plus contrarié.

Encore deux de moins peut-être? Il semblerai que les choses aillent de mieux en mieux. A ce rythme j'ai toutes mes chances.

Mais à cette dernière pensée, un sentiment de honte et de culpabilité s'emparèrent de lui. Certes il ne la connaissait pas depuis longtemps mais elle lui avait fait bonne impression et semblait être une femme honnête. Après tout elle avait accouru à son secours la veille, elle s'était occupée de ses blessures et c'était certainement en voulant permettre à lui et à Pod d'aller fouiller dans les affaire de Khamal qu'elle s'était retrouvée dans cette situation....

Lyvin inspira profondément et quand Kayla eut finis de soigner Mercoeur et se retrouva à genoux devant la duchesse, il fendit la foule, avança d'un pas résolu et mit à son tour genoux à terre, tête baissée, juste derrière la jeune femme.
Lorsque cette dernière eut finit de plaider sa cause, il prit à son tour la parole.

- Madame, je sais très bien que ni ma voix ni mon opinion ne vous importeront en ces circonstances, mais permettez moi d'implorer de votre grande indulgence et de votre pardon pour ces deux personnes. Je ne saurais témoigner ni justifier de ce qui c'est passé mais même si je ne connait que depuis très peu de temps cette jeune femme, je peut sans hésiter témoigner de sa bonté ainsi que de ses qualités morales et vous assurer de son innocence dans ce qui semble être un malentendu.

Il prit une seconde pour reprendre son souffle.

- Ne prenez pas mes paroles pour une menace, ou une quelconque tentative de chantage car ni ma position, ma condition et mon éducation ne me le permettrait mais si malgré tout vous décidiez de la congédier je vous demanderais humblement de prendre acte de ma démission de ce concours. Je ne saurais travailler à un endroit ou les qualités de cœur et la droiture d'une personne ne seraient reconnus.

Terminant sa tirade, il garda la tête baissée, attendant la réponse de la duchesse.

Console R.P.

Lancé de 1d20 ~ [7] : 7

Edition 10/09/2020 02h41 par Umberlie
09/09/2020 18h57
Sallavïn Tamrel
Sallavïn Tamrel

Concentré sur sa quête de vieil historien et bien décidé à ne plus mêler d'innocents dans sa quête de justice, Sallavïn avait raté la majeure partie du spectacle qui se jouait à quelques pas de là. Pourtant, il ne lui échappa pas que nombre de personnalités étaient présentes et saisir les derniers mots de la duchesse qui résonnèrent dans un silence de temple suffit à lui donner une assez bonne idée de ce qui venait de se produire.

Arman et Khamal en étaient venus aux poings contre un autre que lui ! Kayla, sans doute, était impliquée dans la bagarre, pour une obscure raison. Avait-elle voulu protéger le moustachu qu'elle ne portait pas de son cœur ? Bon, peu importe...

Comme lorsqu'il était intervenu pour lui parler, la duchesse prenait la position du scandale... Cependant, cette fois, elle ne masquait pas ses lèvres d'une main discrète et tout portait à croire qu'elle n'enverrait aucun message mental aux parties en présence. Alors elle était réellement en colère ? Elle pouvait expulser les deux musiciens en un claquement de doigts et le chevalier ne savait que faire.

Alors que Kayla se justifiait, l'elfe qu'elle avait aidé la veille fendit également la foule pour se porter garant de son intégrité. Et moi ?

Lui, il avait officiellement provoqué sa colère et il avait menacé un concurrent. Tout honorable qu'il cherchait à être, il n'avait aucune légitimité pour demander à ce qu'on lui accorde la moindre faveur. Une fois encore, il lui faudrait faire profil bas et attendre en serrant les dents. Mais quitte à être un simple spectateur...

Toujours en retrait, Sallavïn guetta les réactions du public, et notamment des plus prestigieux invités. Que pensait la noblesse de cette double disqualification ? Vers qui se portaient les regards d'Arman et de Khamal ? Ces deux là n'étaient sans doute que des pions et connaître leur roi donnerait sans aucun doute une meilleure idée de la complexité de l'échiquier.

09/09/2020 20h25
Podness Ragnyss
Podness Ragnyss

Pod n'avait pas trouvé Lyvin dans la salle. En vérité, il fut rapidement attiré par des éclats de voix et une échauffourée proche de lui.
Telle une troupe d'étudiants arranguant des camarades impliqués dans une bagarre, les convives formèrent une marée de jambes qui encercla les belligérants en quelques secondes.
Le gnome se faufilla entre les plus grands et contourna les autres avec la force de l'habitude. Les voix qu'il avait cru entendre ne lui laissait que trop imaginer la scène ; et c'est particulièrement stressé qu'il parvint enfin à la lisière du cercle formé par les curieux.

Aster nous aide, non ! Que s'est-il passé ici ?

Simple question rethorique, puisque la disposition des acteurs et leurs rictus parlaient d'eux même. Se laissant emporter par la crainte qui l'étreignait, Podness s'élanca vers la barde melessë, à genoux prêt de monsieur de Cartignan... Mais un mouvement sur sa droite attira aussitôt son attention et ce qu'il vit le statufia... un peu trop à découvert à son goût.

La duchesse explosa, laissant libre court à sa fureur ! Et pendant tour ce temps, Pod ne put se résoudre à bouger, osant à peine respirer.
Finalement, ce n'est que lorsqu'elle s'en prit à Kayla, qu'il trouva le courage de s'approcher. Du haut de son mètre, son visage exprimait une assurance qu'il était loin de ressentir au fond de lui. Pourtant, il ne parvenait pas à faire plus, imposant par sa simple présence auprès de son amie, son indéfectible loyauté.
Il laissa ainsi Kayla, puis Lyvin - qui les avait rejoint entre temps - exprimer ce qu'il pensait tout bas. Le gnome se contentait de ponctuer les phrases d'un hochement de tête, pour marquer son assentiment.

Aster nous vienne en aide ! Si tu t'en tire sur ce coup mon p'tit Pod, c'est que t'es en veine...

09/09/2020 22h00
Umberlie
Umberlie

Ils étaient trois maintenant, un genou au sol, à braver l’ire d’Irene. Quatre à vrai dire, si l’on comptait Mercoeur, qui n’était pas exactement à genoux, mais recroquevillé en boule sur le sol en se tenant le ventre (malgré les soins de Kayla. Le faisait-il exprès ??)

Pendant le petit discours de Kayla, une autre personne vint se joindre à eux : Brindja. Elle ne prit pas la peine de s’agenouiller, mais se posta derrière la jeune femme, en signe de soutien. Entre les mots de Kayla et tous ces gens qui l’appuyaient, le visage de la Duchesse s’adoucit progressivement. Il ne se dérida totalement qu’à l’intervention, assez inattendue, d’une dernière personne : son fils.

Timotheos s’était lui aussi avancé, dès la fin du discours de Kayla. Lorsqu’il fut tout prêt, la jeune artiste ressentit alors un sentiment très étrange. Une forme d’exaltation extraordinaire, comme si l’un de ses désirs profonds venait d’être exaucé ! Comme si ce qu’elle cherchait éperdument depuis des années se trouvait enfin là, sous ses yeux. Quelle était l’origine de ce phénomène ? Était-ce l’enfant lui-même ? Ou quelque chose sur l’enfant ? L’un de ses bijoux ou accessoires ? Autre chose ? Elle n’aurait su le dire avec certitude. Et d’ailleurs, elle n’était pas en état de réfléchir.
Cette vague de félicité se renforça encore lorsque le jeune garçon lui toucha l’épaule, la plongeant dans une sorte de transe spirituelle qui la déconnecta du monde pendant quelques minutes.

Plongée en elle-même, Kayla n’entendit même pas le discours de son nouvel ami (Lyvin), qui prenait à son tour sa défense. Elle ne revint sur terre que lorsque le jeune garçon s’écarta pour rejoindre sa mère : il saisit l’une de ses manches et lui jeta un regard suppliant.
Irene soupira.

- Relevez-vous, ordonna-t-elle à tout le monde. Les épreuves prochaines vont commencer bientôt, dit-elle simplement.

Puis elle se détourna, et ordonna que l’on débarrasse les tables afin de passer à la suite.

- J’en déduis qu’on reste, conclut Mercœur, en se redressant.

Il semblait, tout à coup, ne plus ressentir aucune douleur. Et il avait bien du mal à contenir un petit sourire satisfait.

"Beau travail", murmura-t-il ensuite à l'oreille de Kayla, avant de se précipiter vers un serviteur, afin de grappiller l'un des petits pains garnis que ce dernier s'apprêtait à ramener en cuisine.

Edition 10/09/2020 06h33 par Umberlie
10/09/2020 04h59
Kayla Fal'San'In
Kayla Fal'San'In

[Retranscription d'un dialogue Kayla/Lyvin/Podness depuis Discord]

La melessë ne réagit pas lorsqu'elle perçut Brindja se joindre à eux du coin de l'oeil, toute concentrée qu'elle était sur le visage de la duchesse, dans l'attente de son verdict. Un mouvement sur le côté attira cependant son attention et elle vit Timothéos s'approcher d'elle. La surprise puis une question flottèrent sur ses lèvres, avant de lui être volé par une sensation de bonheur soudain. Quand l'enfant fut auprès d'elle, son visage se détendit, adoptant un sourire béat et bienheureux. Elle se sentait bien, comme libérée d'un poids énorme : c'était comme boire quand on était assoiffé ou plonger dans un bain chaud dans les frimas de l'hiver. C'était une impression de bonheur simple, évident et indescriptible qui se changea en plénitude totale au contact de sa main sur son épaule. Jamais la jeune femme n'avait expérimenté une telle chose. Le monde autour d'elle s'évanouit dans une infinie douceur, une plénitude totale, inconcevable, libératoire qui lui vola toute raison, toute pensée, il n'y avait qu'elle et cette main qui, aussitôt, s'envola.

Kayla cligna des yeux, s'ébroua discrètement, elle vit l'enfant se rapprocher de sa mère, entendit diffusément Irène parler et puis Mercoeur lui susurrer quelques mots qu'elle ne comprit qu'après. Ses yeux et son visage étaient fixés sur le jeune duc, la bouche légèrement entrouverte en un curieux mélange de stupeur et de sérénité presque mystique. Le bleu de ses yeux brillait d'un gris irisé, pétillait d'une joie muette, son âme était transportée.

- C'est ça... souffla-t-elle en elfique, les larmes aux bords des paupières, l'air soudain bouleversé.

Lyvin restait là, résigné, genou à terre et la tête baissée comme attendant que la lame du bourreau ne vienne s'abattre sur son cou.
Il ne vit et n'entendit presque rien de ce qui se passait autour de lui jusqu'à percevoir un inhabituel silence soudain. Levant les yeux avec hésitation pour voir ce qui se passait il eut du mal à interpréter ce qu'il vit.
La vision de Kayla qu'il eut à ce moment le laissa dubitatif. La jeune femme semblait complètement ailleurs, arborant un sourire de béatitude absolument incompréhensible.

La décision de la duchesse tomba finalement. Il ne sut pas dire si les mots se Kayla, les siens, l'intervention de Timothéos ou encore autre chose avait motivé sa décision mais il s'en fichait. Ils étaient sauvés et c'était la tout ce qui comptait.

Quand la duchesse s'éloigna, il se leva les jambes en coton, la salua d'une courbette en bredouillant un vague remerciement puis s'en retourna sans un mot pour ses deux camarades.
Il avait besoin de calme et de solitude pour digérer tout ça et se reconcentrer sur les épreuves à venir.

Pod resta debout, droit comme un i, juste derrière Kayla. La duchesse semblait se radoussir. Surtout quand son fils les rejoignit.
Le petit bonhomme avait été touché par la représentation de la melessë la veille au soir. Toute personne un peu observatrice pouvait en attester. Mais de là à prendre fait et cause pour elle, ce fut une agréable découverte.

Et voilà que c'était réglé ! Pod eu du mal à ne pas sauter de joie... En tout cas, un énorme sourire se dessina sur son visage.
Cependant, Kayla ne bougeait pas et Mercoeur, puis Lyvin s'éloignèrent. Alors, le gnome se planta devant elle et découvrit son air ahuri. Elle souffla quelque chose qu'il ne comprit pas.

- Pardon ? Fit-il en elfique.
" Tout va bien Kayla ?

Lentement, elle tourna la tête vers le gnome, le regardant comme si c'était la première fois qu'elle le voyait. Ses cils paillonnèrent un instant, puis un sourire éclaira son visage, un sourire empli d'une joie immense et d'un soulagement qui l'était tout autant. Elle se releva doucement, époussetant sa tenue d'une main.

- Plus que jamais ! répondit-elle, dans sa langue, à Podness.

Elle releva des yeux remplit d'une affection émue vers le jeune duc et murmura en cyrillan.

- Merci, Timothéos.

Elle s'inclina lentement et, se tournant vers son ami, les poings serrés dans une posture résolue.

- Bon ! Il nous faut ce poste, c'est une question de... De destinée !

Podness ne fut qu'à moitié rassuré sur l'état de Kayla. Il y avait quelque chose dans son comportement qui l'interpellait. Elle pouvait tout simplement avoir été particulièrement secouée par sa possible élimination puis la mansuétude de la duchesse... ou pas ! Ses mots étaient fort...
Destinée ?

- Eh bien je vous le souhaite de tout coeur !
" On a tellement de choses à se dire et à apprendre...

Il pencha la tête sur le côté, toujours planté devant elle.

- Vous semblez touchée par votre futur élève ? Je me trompe ?

Les joues de la melessë s'empourprèrent, de joie ou de gêne, difficile à dire.

- Je-heu... Oui... Nous avons beaucoup de choses en commun, lui et moi.

- Oh ! S'exclama Pod, gêné tout à coup.

S'était-elle confiée d'elle-même ou en avait-il trop fait ? Il n'en savait fichtre rien et ne voulait surtout pas la mettre mal à l'aise.

- Je... pardon de vous avoir importunée. Je suis un incorrigible curieux !
" Bon... allons-y ! Nous passons l'épreuve suivante tous les deux il me semble.

Rassuré malgré lui par le départ de Khamal et Arman, Pod se dit que cette fois, il allait être dans son élément et pouvait bien s'illustrer.

Edition 11/09/2020 00h25 par Umberlie
10/09/2020 21h58
Umberlie
Umberlie

Une fois le moment de stupeur passé, les gens se remirent à circuler normalement, non sans jeter de temps à autres quelques rapides coups d’œil aux individus impliqués dans le scandale encore récent. Certains paraissaient méfiants, d’autres curieux, d’autres admiratifs, d’autres encore haineux (uniquement côté candidats).
(Sallavïn, quant à lui, n’était pas parvenu à identifier la personne que Khamal avait cherché du regard : le barde lui-même ne semblait pas l’avoir trouvée. Néanmoins, lui comme les autres avaient déjà une bonne idée de son identité).

Lorsque les tables furent enfin débarrassées, on invita la foule à se presser d’un côté du vestibule, afin de laisser les candidats de chaque épreuve se tenir debout à l’opposé (même si la pluie avait perdu de sa violence, elle continuait, hélas, à tomber).
La première épreuve touchait à l’histoire, la géographie, et la politique. Quelques érudits (connaissances de la Duchesse) s’avancèrent afin de poser diverses questions sur ces différents sujets, et les candidats mis en concurrence devaient tenter d’y répondre les premiers, et avec exactitude.

Désespéré par ses échecs précédents, Podness donna tout ce qu’il avait : levant la main en un quart de secondes quasiment à chaque fois, il sut aussi convaincre le jury par ses réponses détaillées et pertinentes.
Au final, seul un des candidats le talonnait de très près : un érudit à l’âge avancé qui dormait dans la tente de Sallavïn et Lyvin. La lutte fut serrée entre eux… Jusqu’à ce qu’on annonce finalement le gagnant : le gnome, qui débordait d’une énergie que son comparse avait bien du mal à égaler !
(Lyvin ne s’était pas trop mal débrouillé non plus pendant cette épreuve, mais s’était rapidement laissé dépasser. Quant à Kayla, elle devait encore être ailleurs car c’est elle qui leva le moins la main parmi les 9 participants.)

Ensuite, pour les épreuves de connaissance des bêtes (et abominations locales), deux candidats brillèrent loin, très loin au-dessus des 4 autres : Brindja et Boréas. Ils ne se firent guère de cadeaux, et eurent bien du mal à calmer leur stress lorsqu’on annonça la fin de l’épreuve, et la victoire (longuement débattue parmi le jury) de Brindja.

La toute dernière épreuve n’accueillit que 4 candidats (Podness, Mercœur, « cheveux gras » et Lyvin) et traitait des Arcanes (Histoire de la magie et théorie magique). Mercœur et Lyvin plièrent bientôt sous les deux autres : Podness et sa rage de vaincre frappèrent encore, mais il ne parvint à égaler « Cheveux Gras » dont les connaissances dans le domaine éblouirent le jury. Sans doute était-ce son domaine de prédilection ?
Dans tous les cas, c’est lui qui remporta la victoire, au grand dam de Podness.
---------------------------------------------

Bonne nouvelle : la pluie venait enfin de cesser, peu avant la fin de la dernière épreuve. Et une bonne odeur de nourriture filtrait déjà à travers le vestibule (les cuisines ne devaient pas être très loin, vers la droite). Avant de laisser les gens sortir, l’intendant prit la place des derniers candidats et annonça :

- À présent, la famille ducale ainsi que le jury vont prendre le temps de délibérer en privé. En attendant, nous vous invitons à rejoindre les jardins : vous avez le temps pour une rapide toilette avant l’annonce des résultats, puis le dîner. Je vous remercie, et j’adresse à nouveau mes félicitations aux gagnants !

La foule les acclama, et l'intendant s'inclina avant de se retirer. Dehors, le soleil commençait son déclin : l’après-midi touchait déjà à sa fin. Invités et candidats évacuèrent bientôt le vestibule en discutant bruyamment du résultat des épreuves, chacun spéculant sur les professeurs qui seraient retenus.
La famille ducale au complet (les enfants aussi) et les membres du jury partirent s’enfermer dans la salle où ils avaient précédemment fait passer les entretiens.
Quant à Mercœur, il se dirigea vers le fameux olivier pour son prétendu rendez-vous galant.

Console R.P.

Lancé de 1d20+5 ~ [11] : 16

Lancé de 1d20+4 ~ [4] : 8

Lancé de 1d20+3 ~ [7] : 10

Lancé de 1d20+3 ~ [8] : 11

Edition 11/09/2020 02h54 par Umberlie
11/09/2020 02h32
Umberlie
Umberlie

Retranscription de la discussion Kayla/Mercœur


Kayla avait gardé son sourire heureux pendant toutes les épreuves. Incapable d'être efficace, toute à ce qu'il venait de se passer, elle n'en était pas moins heureuse de la victoire de Podness et le félicita chaleureusement.
Dès qu'ils le purent, en revanche, elle fila jusqu'à sa tente, étendit ses affaires trempées pour leur permettre de sécher et récupéra sa cape de voyage, au cas où il se remettrait à pleuvoir. Elle ne voulait pas tremper ou salir les vêtements qui lui avait été confié.
Au petit trot, sautillant presque d'une excitation qui n'était pas du tout dû à l'homme qu'elle retrouvait, mais qui convenait merveilleusement bien au rôle de la jeune fille en fleur retrouvant son amoureux, elle se rendit à l'olivier. Mercœur l'y attendait déjà et elle le gracia d'un éblouissant sourire, bien que légèrement essoufflée par sa course. Elle étendit sa cape dans l'herbe mouillée, puis l'invita à s'asseoir avec elle.

Mercœur s'assit volontiers sur le tissu étendu au sol, et posa son luth à côté :
- Eh bien eh bien, j'aimerais croire que ce joli sourire m'est destiné, mais avec vous, je ne sais plus quoi penser...
Un rire s'échappa des lèvres de Kayla, puis se déclina en une expression plus mystérieuse, mais espiègle. Elle s'approcha un peu plus du jeune homme :
- Vos "blessures", vont-elles mieux ? Je suis vraiment navrée que vous ayez eu à subir tout ça...

Mercœur se mit un peu plus à l'aise, adoptant une posture de bourgeois en plein pique-nique champêtre.
- Ça va beaaucoup mieux, merci. Grâce à vous. J'ai tant souffert...
« Mais c'était pour le mieux, n'est-ce pas ? murmura-t-il en se penchant vers son oreille.
« Et puis vous en avez bien profité pour vous rincer l'œil, n'est-ce pas ? dit-il à voix haute, en riant. J'espère que vous avez trouvé la vue agréable !

Kayla soupira, levant les yeux au ciel. Cet homme était... difficile. Mais elle pouvait certainement jouer à son petit jeu, elle avait l'humeur pour, en tout cas. Et maintenant qu'elle comprenait que c'était là tout ce qu'il y avait dans cet horripilante attitude : un jeu, il était plus simple de s'en amuser. Elle le laissa donc approcher de son oreille et l'écouta. Elle le contempla d'abord d'un air de pure perplexité, juste avant que ses joues ne rougissent profondément, adoptant un rouge vif qui contrastait joliment avec sa pâle carnation.
- Que... Je-je... Non ! C'était pour vous soigner ! J-Jamais je n'aurais osé !
Elle s'interrompit, se calmant peu à peu. Ses joues gardèrent encore leur éclat pivoine quand elle répondit d'une voix plus apaisée.
- Mais vous le savez très bien, n'est-ce pas ?

Mercœur sembla hésiter sur la réponse... pour finalement acquiescer d'un simple :
- Oui.
Il observa un instant les candidats qui déambulaient, un peu plus loin. Peut-être pour s'assurer de n'être à portée d'oreille de personne.
- Je me doute aussi que vous n'êtes pas venue me conter fleurette -- même si le contraire ne me dérangerait pas forcément !
Reprenant lentement contenance, la jeune femme laissa son regard courir sur l'homme à ses côtés, interdite. Elle soupira, se positionna dos à lui et s'aménagea une petite place au creux de ses bras, contre son torse, logeant son crâne dans le creux de son épaule. Les yeux clos, la respiration lente, un petit sourire sur les lèvres, elle semblait curieusement à l'aise, désormais.
- Sifflez donc à mon oreille, ô cher serpent, je suis toute à vous.

La nouvelle posture de Kayla ne sembla pas le gêner le moins du monde, et il fit en sorte de lui offrir un soutien confortable.
- Je vois que vous apprenez vite à ce jeu-là, lui souffla-t-il à son tour. Vous devriez tout de même vous méfier davantage de la réaction d'autrui. Ça peut vite mal finir, lorsqu'on s'amuse avec les sentiments des autres. Personnellement, je préfère susciter l'antipathie que l'amour. Ça m'évite un tas de problèmes, croyez-moi.

Ses yeux se levèrent doucement vers lui :
- Je n'apprends rien, je sais déjà. Je ne suis juste pas très bonne pour mettre en pratique ces leçons-là.
Elle tourna son visage vers lui, lui offrant un regard pénétrant et une voix curieusement ferme.
- Et je ne m'amuse pas.
- Ah ? fit-il, surpris. Ce n'est pas ce qui me semblait. Moi, je m'amuse follement en tout cas, depuis que j'ai mis les pieds ici. C'est un jeu dangereux, évidemment... mais ce serait moins amusant si ça ne l'était pas.
Un grognement léger roula dans sa gorge de Kayla :
- Si nous en venions aux faits, voulez-vous ?
- J'allais vous poser la même question.
Elle se détendit à nouveau et inclina du bout des doigts la tête du jeune homme pour approcher son oreille de ses lèvres.

- Bien, je commence, alors, puisque vous faites le difficile. Quand je suis arrivée ici, dès le premier soir, le duc de Bracassay m'a demandé de me retirer de la compétition en échange d'une proposition fort alléchante. Puisque vous êtes un barde, je suppose qu'il a dû tenter la même chose avec vous. Et puisque nous sommes les deux seuls musiciens restants, je me dis que c'était pour laisser la voix libre à Khamal.
Elle soupira, puis reprit.
- Ce n'est que le lendemain que j'ai pu parler, au petit matin, avec les personnes qu'il a si lâchement chassé d'ici, par la menace ou le même procédé qu'avec moi. J'espère que toutes ces personnes vont bien. Ensuite il y a eu les manigances d'Arman, découvertes par Podness. M. de Richevoie, dit-elle d'un ton ampoulé, semblait avoir à faire avec l'envoyé de Karkavec et je le suspecte d'être à l'origine du serpent dans le lit de Sallavïn.
Elle s'arrêta, plissant les yeux.
- Et enfin... Il y a quelque chose qui me tracasse avec le jeune duc.
Elle baissa la tête, silencieuse un bref instant.
- Mais je ne vous le dirai qu'après avoir reçu quelques gages de votre part à vous aussi, conclut-elle en souriant.

- Eh bien ma chère, je suis heureux de voir que nous partageons les mêmes conclusions. Le Duc m'a également proposé son marché tordu. Ce qui m'a mis la puce à l'oreille. Comme vous. Mais au final, je reste un candidat parmi d'autres.
" J'ai aussi entendu des choses sur le jeune duc. Mais je ne vous les dirai que si vous m'avouez les vôtres. Ce qui me semble assez honnête.

Un sourcil s'arqua dans le visage de Kayla :
- Quel prudent serpent... Mais soit !
Elle prit une grande inspiration, légèrement crispée.
- Comme beaucoup de melessë, je n'ai ma place nul part, mais contrairement à d'autres, j'ai été coupée d'une moitié de mon identité très tôt dans ma vie... Comme Timothéos. Il semble... Si unique, si différent parmi ses paires, si seul. Et puis il y a son âge : 11 ans, la guerre s'est achevée il y a 8 ans et il y a son grand-frère décédé... Quoi ? Andréas et Irène se connaissaient-il suffisamment bien pendant ou avant la guerre pour... Enfin... C'est... Étrange. Mais j'ai du mal à mettre des certitudes sur mes intuitions.

- Intéressant. Je vais sans doute vous décevoir, mais je ne suis pas un spécialiste de l'histoire de cette région. Ni des affaires de cœur de la Duchesse. Je sais seulement... d'après ce que j'ai entendu... qu'Irene avait combattu aux côtés d'Andréas pendant une partie de la guerre. N'avez-vous pas vu ces deux tableaux dans la salle de réception ?
S'ils se connaissaient avant la guerre, ça ne me surprendrait pas qu'ils fussent aussi amants.
Dans ce cas, c'est une chose qui arrive, vous savez. Les enfants... Mais, vous savez, n'est-ce pas ? Comment ça marche.

Le rouge gagna à nouveau les joues de Kayla, mais elle réussit à maintenir un semblant de contrôle :
- Qu'est-ce qu'ont tous les humains de cette contrée à m'interroger sur des logistiques de procréation ? La duchesse et maintenant vous ? Vous savez que, chez les elfes, c'est grosso modo fichu pareil, non ?
Mercœur se mit à rire.
- C'est juste que vous semblez si... ingénue. Ça donne envie de vous taquiner. C'est tout.
- Et puis j'adore vous voir rougir ! ajouta-t-il après un silence.
- C'est tellement facile...
Elle eut brièvement l'air vexé, chassé très vite par un sourire qui, curieusement, ressemblait presque à ceux de Mercœur. Elle énonça d'une voix de velours :
- Si votre question est de savoir si je suis vierge, je le suis. Il suffisait de demander.
Mercœur haussa les épaules.
- Ça ne m'intéresse pas spécialement. À moins, évidemment, que vous n'envisagiez de passer de la théorie à la pratique en ma compagnie. Là, dans ce cas... C'est un détail qu'il vaut mieux connaître, en effet.
Elle rit.
- Cela ferait très certainement sourire ma mère, que je choisisse un humain lothrien, comme partenaire. Ce serait cocasse. Mais, vous savez, Mercœur...

Elle lova son visage dans son cou, respirant un souffle chaud et tranquille contre lui.

- Moi aussi je sais vous faire rougir d'un baiser sur la joue. Et vous êtes très mignon et très aimable, lorsque vous arrêter votre petit numéro d'insupportable, petit bardillon prétentieux. Lorsque vous risquez votre façade pour voler au secours d'une jeune femme que vous ne connaissez même pas. Pourquoi prendre ce risque ? Juste pour le plaisir de me faire rougir ?
Kayla avait gagné : les joues de Mercœur se tintèrent d'un joli rose, au diapason de celui des nuages flottant au-dessus de leurs têtes.

- Le crépuscule est magnifique, ce soir, dit-il comme pour faire diversion.
Il leva la tête vers le ciel coloré, sans répondre à ses questions. Un petit sourire rêveur se dessina sur ses traits. Son bras se resserra autour des épaules de Kayla.
- Et je vous remercie du compliment, ajouta-t-il enfin. Bardillon... C'est très mignon, en effet. Par contre, je proteste. Je ne suis pas petit.
- Vous n'êtes pas non plus beaucoup plus grand que notre chère Brindja, répondit Kayla.
- C'est vrai. Je pense qu'elle me dépasse, d'ailleurs. Ah là... Puisque c'est la taille qui compte, vous devriez peut-être changer d'épaule ? Je suis sûr que la sienne doit être au moins aussi confortable, dit-il, un tantinet vexé.
« En tout cas, avant que vous ne partiez, et pour vous prouver ma bonne foi, je vais vous dire ce que j'ai appris :
« Je ne sais pas si c'est vrai. Mais certains ici -- et j'entends aussi les domestiques -- soupçonnent Timotheos d'être né du mauvais côté du lit. Il semble qu'Anatole, son frère aîné, était le portrait craché de son père. Et sa petite sœur ressemble aussi beaucoup à Andréas. Seul Timothéos est différent, et ne partage rien en commun avec son géniteur. Un vilain petit canard, en somme. Même s'il n'est pas vilain, en vrai.
Mercœur haussa à nouveau les épaules.
- Après, ça arrive, de naître blond de parents bruns. Ce n'est peut-être qu'un bruit de couloir...

Kayla se blottit un peu plus contre lui, souriante, amusée, aussi de le voir si facilement vexé. Elle eut l'air un peu plus peiné en écoutant son récit et l'histoire de Timothéos.
- Oui, je vois ce que vous voulez dire. Pauvre garçon...
Elle resta un instant silencieuse, le regard dans le vide, les traits marqués par une sincère tristesse. Elle releva finalement ses yeux vers le visage de Mercœur, se tournant un peu plus vers lui dans le geste, ses mains, entre eux, posées contre son torse.
- Merci infiniment pour votre aide, Mercœur.
Elle sembla chercher ses mots un bref instant.

- Vous savez, vous gagnez à être apprécié et je... Je crois que je serais heureuse d'apprendre à mieux vous connaître. Après tout, vous portez en vous la moitié qu'il me manque.

Elle s'écarta finalement de la chaleur de leur étreinte et se releva lentement.

- Et avant que vous ne vous fassiez des idées, je suis à demi lothrienne, du côté de mon père. Mais il est mort bien avant qu'il ait pu m'apprendre grand-chose à ce propos... Bref ! Je crois que nous sommes attendus !

Elle se baissa avec élégance et tendit sa main au jeune homme.
- Allons-y ?

À voir les yeux écarquillés de Mercoeur, Kayla comprit qu'il s'était effectivement fait des idées.
Quoiqu'il en soit, il accepta volontiers sa main, mais sans non plus s'appuyer de tout son poids dessus.
- Pour apprendre à se connaître, faudrait-il encore être retenus ici tous les deux. Et je ne pense pas que ce soit au programme.
« Mais vous avez raison : le dîner commence à être servi. Et voilà l'intendant qui s'approche... Nous sommes encore rivaux, ma chère, mais plus pour très longtemps ! Voyons ce que le sort nous réserve...

11/09/2020 12h49
Lyvin Veronis
Lyvin Veronis

Au terme des épreuves, Lyvin était totalement abattu. Entre ce qui s'était passé avec la duchesse, le fait qu'il avait failli se faire éjecter de la compétition et sa piètre prestation lors des épreuves de l'après midi, il était presque totalement persuadé que les choses étaient déjà finis pour lui.
Plus que sa propre déception, c'était l'idée de décevoir la confiance que son maître avait placé en lui qui le minait.

Croisant Pod par hasard à la fin des épreuves il prit sur lui afin de prendre un peu de temps afin de lui parler à l'écart des autres.
Il lui décrivit dans les moindres détails tout ce qui concernait le médaillon qu'il avait trouvé dans les affaires de Khamal.
Son état d'esprit et son désappointement était perceptible dans sa voix, mais il savait que le moindre détail était important et il ne négligea rien.

- Pour ma part je ne saurais vous en dire beaucoup sur ce médaillon en tout cas de ce que j'en sait de mémoire. Peut être en saurez vous plus.

Il prit une longue inspiration.

-Excusez moi a présent mais j'ai besoin de me rafraîchir un peu. Je vous laisse réfléchir à tout cela. Retrouvons nous un peu plus tard pour en reparler si vous le voulez bien.

Puis ne laissant pas vraiment au gnome le temps de répondre, il le quitta d'une révérence avant de se rendre à la salle d'eau pour se rafraîchir.

13/09/2020 22h46
Umberlie
Umberlie

Sallavïn retrouva facilement l’historien aux cheveux hirsutes, et tenta de l’interroger sur la guerre de Cyrillane et leurs acteurs (notamment les nouveaux Ducs et leurs surnoms).

Hélas, ce dernier connaissait assez peu la région et ne trouva rien à raconter de plus que ce que Sallavïn ne savait déjà... Sauf ! le nom des Duchés sur lesquels régnait chaque Duc (dont il connaissait déjà tous les noms).

Le paladin n’obtint pas grand-chose de plus des autres personnes auprès de qui il tenta de se renseigner. Après tout, ils étaient tous dans le même panier : des étrangers, triés sur le volet en fonction de la faiblesse de leurs liens avec la région. Que pouvait-on espérer ?

Quant aux invités, ils semblaient un peu trop affairés à se rafraichir et à débattre entre eux pour que Sallavïn n’ose leur adresser la parole.
---------------------------------

Lyvin était lui aussi en train de faire un brin de toilette, après avoir décrit à Podness l’objet qu’il avait trouvé dans les affaires de Khamal.
Le gnome, laissé à ses réflexions, réfléchit longuement à la description de la broche. Il prit même le temps de la croquer dans son carnet en fonction des détails fournis par Lyvin. Et ce n’est qu’en étudiant le résultat de ses coups de crayon qu’une impression de déjà-vu le frappa soudain :

La Tulipe… Selon la couleur, elle pouvait symboliser bien des choses (l’amour, la passion, la royauté, la prospérité, l’abondance…). En revanche, associée à une lyre, le doute n’était plus possible ! Podness avait déjà vu ce motif quelque part, à la Cité Franche : sur des affiches ou des pamphlets invitant bardes et mélomanes à participer au célèbre festival musical ayant lieu, chaque année de l’autre côté des montagnes, vers l’est (en Cyrillane).

Par contre, si Podness avait maintenant une bonne idée de là où se trouvait le Duché, il ne connaissait pas le nom du Duc à sa tête. Heureusement pour lui, cette information semblait triviale à obtenir…

Console R.P.

Lancé de 1d20+5 ~ [18] : 23

Lancé de 1d20 ~ [6] : 6

Edition 14/09/2020 05h46 par Umberlie
14/09/2020 05h36
Podness Ragnyss
Podness Ragnyss

Pod remerciait intérieurement Aster de lui avoir sourit. Certes il n'avait pas tout raflé, mais les épreuves de l'après-midi s'étaient très bien passées.
Premier pour répondre aux questions d'histoire, géographie et politique, il lui avait semblé que tout lui venait naturellement. Après tout, quinze années d'études dans les amphithéâtres du monastère Azur laissaient forcément des traces. Au moins, il avait réussi à mettre de l'ordre dans cette montagnes d'informations...
Son épreuve suivante lui fut un peu moins heureuse, car il ne finit que deuxième. Pourtant, point d'amertume, car il avait fait ce qu'il avait put. Il y a des fois où on est tout simplement pas le meilleur... Ce qu'il garda bien de crier sur tous les toits bien entendu.

Dans un moment de calme, Lyvin lui confia enfin ce qu'il avait découvert dans les affaires de Khamal. Pourtant, après le départ des deux supposés espions, Podness n'était plus vraiment inquiet et se laissait aller à penser que tout irait bien maintenant.
La description de la boucle raviva l'intérêt du gnome qui la croqua selon les indications de l'elenion... et reconnu tout de suite à quoi il avait à faire !
Après quelques questions aux serviteurs - moins stressés qu'à leur habitude - pour compléter ses propres souvenirs, il fut à même de dresser la carte mentale des duchés de Cyrillane et des noms des ducs à leur tête.

Bracassay ! Ce barde des sables était donc à son service...

14/09/2020 10h04
Umberlie
Umberlie

Résultats des compétitions


Le dîner était quasiment servi lorsque l’intendant, la Duchesse, son beau-frère et Timotheos se présentèrent sur la scène de bois centrale.

- AHEM, commença l’intendant pour attirer l’attention.

L’effet fut immédiat : tout le monde attendait ce moment depuis longtemps ! Les gens se rassemblèrent tout autour dans un concert de murmures excités. Puis, sous le regard impérieux de l’intendant bedonnant, le silence se fit.

- Merci, dit-il simplement.

Il savoura le silence un moment, les yeux fermés, se délectant de l’impatience générale de tous ces gens suspendus à ces lèvres.

- MESDAMES ET MESSIEURS, s’exclama-t-il soudain, d’un ton se voulant théâtral (et faisant sursauter la Duchesse à quelques pas de lui). Voici maintenant le moment que vous attendez tous… Les RÉSULTATS DES ÉPREUVES ! Avant de passer aux choses sérieuses, je tenais tout particulièrement à remercier tous les invités et les candidats qui…

Les remerciements divers s’éternisèrent un peu, l’intendant prenant manifestement un malin plaisir à faire durer le suspense. Il ne cessa ses digressions que lorsque Damianos (le frère d’Andréas) se gratta impatiemment la gorge derrière lui.

- À présent, je vais laisser la parole à la Duchesse. MERCI DE VOTRE ATTENTION !

Il s’inclina bien bas, et recula, pour laisser la place. Les trois membres de la famille ducale s’avancèrent alors. Dans ses mains, Irene tenait un coffrait de bois.

- Avant de vous annoncer les heureux gagnants, j’aimerais préciser que la sélection a été très difficile… et pas toujours strictement basée sur les résultats aux épreuves, comme vous pouviez vous en douter. Nous avons aussi tenu compte des valeurs morales de chacun, de leur loyauté apparente, mais aussi du ressenti de mon fils ici présent.
J’ai maintenant l’honneur de vous annoncer les cinq personnes retenues comme précepteurs ! Si vous entendez votre nom, avancez-vous vers le devant de la scène pour recevoir votre distinction – qui n’a, je précise, qu’une simple valeur symbolique.

Parmi la foule, la tension était à son comble.

---------------------------------------
- Pour commencer, je décerne le poste de chevalerie et spiritualité à monsieur Sallavïn Tamrel ! Dont la droiture, frisant parfois l’excès, nous a beaucoup touchés.

Lorsque Sallavïn s’avança au bas de la scène, Irene remit à Timotheos une sorte de collier formé d’un petit cercle de bois relié à une simple cordelette (dans le bois était taillé un visage de lion à la crinière de feu).
L’enfant s'avança alors, puis du haut de la scène, tendit les bras en avant. Sallavïn pencha légèrement la tête pour se laisser passer le collier autour du cou. Le petit, avec un pauvre sourire, lui murmura alors – en cyrillan :
- Félicitations.

- Comme Experte en créatures et abomination et comme maître d’armes, nous avons choisi mademoiselle Brindja Eryn’Galen, plusieurs fois gagnante aux épreuves.

La même scène se répéta alors, toujours suivi d’une salve d’applaudissements chaleureux et d’exclamations joyeuses – voire dépitées, pour ceux ayant perdu leur pari.

- Pour enseigner l’anatomie, les premiers soins et les connaissances en herboristerie, nous avons retenu monsieur Lyvin Veronis ! dont l’expertise sur le sujet nous a impressionnés. Et pour avoir su garder son sang-froid face au serpent l’ayant attaqué ! Félicitation.

(…)

- Comme experte en Arts, Musique, langues et calligraphie, nous avons désigné mademoiselle Kayla Fal’San’In… Tout en la priant de surveiller ses ardeurs, désormais. Je ne tiens pas à voir mes domestiques se battre en cuisine pour l’amour de ses beaux yeux…

Quelques rires fusèrent dans l’assistance. Quant à Mercoeur, il se retint, mais avec beaucoup de peine.

- Vous nous avez tout de même impressionnés, lui dit la Duchesse en souriant, lorsque la jeune femme s'approcha. Votre talent est indéniable.

(…)

- Le tout dernier professeur retenu sera chargé d’enseigner l’Histoire et la théorie magique : je demande à monsieur Podness Ragnyss de s’avancer ! Sa maîtrise et sa passion ne nous ont pas échappés, ainsi que sa bonne humeur et sa bonne volonté.

(…)

- Bravo à tous ! Vous pouvez à présent profiter de ce dîner bien mérité, et des festivités qui s’ensuivront.
« Après le dîner, toutefois, j’inviterai nos cinq professeurs à rejoindre l’entrée de la villa avec leurs affaires, afin que nous les conduisions à leurs chambres.
Merci à vous tous ! Et bonne soirée !

Ils s’inclinèrent face à la liesse générale, puis descendirent de scène.
Depuis les tables s’élevaient de délicieux fumets (de viandes de gibier et brochettes de légumes cuites au feu de bois), et quelques belles bouteilles de vin miroitaient à la lueur des lanternes.
La nuit venait de tomber, et le murmure des grillons emplissait l’atmosphère.

- Une chansoooon ! réclama un invité, cri bientôt repris par d’autres.

Hélas, il ne restait plus beaucoup de bardes dans l’assistance…

Edition 14/09/2020 14h19 par Umberlie
14/09/2020 14h09
Kayla Fal'San'In
Kayla Fal'San'In

En compagnie l’un de l’autre, les deux derniers bardes compétiteurs prirent position en vue de la scène sur laquelle l’intendant réclamait l’attention de tous. La musicienne chercha les visages de ses compagnons dans l’assemblée, elle n’avait pas eu le temps de les remercier convenablement pour ce qu’ils avaient fait pour elle, avant les dernières épreuves. Elle n’avait même pas adressé la parole à Sallavïn de la journée, maintenant qu’elle y pensait. Si elle les voyait, elle les saluerait tous d’un geste enthousiaste, mais silencieux.

Pendant ce temps, la présentation du bedonnant personnage s’étirait encore et encore, jusqu’à ce qu’enfin le beau-frère de la duchesse daigne l’interrompre, au grand soulagement de Kayla qui, bien qu’affichant sa sérénité habituelle, commençait par être gagnée par une forme légère d’appréhension. Un frisson parcourut la foule quand la voix de Dame Irène s’éleva et la jeune melessë ferma les yeux, respirant lentement. Elle frémit en entendant le nom du jeune paladin et exulta dans un tonnerre d’applaudissements joyeux, sautillant presque dans son enthousiasme. Sa joie ne redescendit guère à l’annonce de Brindja, puis de Lyvin, le calme ne lui revenant que pour le poste suivant.

Au mot « experte en Arts » son regard se tourna, avec un brin d’inquiétude, vers celui de Mercoeur, qui ne disparut qu’au profit d’une rougeur embarrassée à la « plaisanterie » (parce que c’en était une, pas vrai ?) de la duchesse et au rire à peine retenu de son ex-rival. Il avait l’air plus heureux pour elle qu’elle ne l’aurait cru, alors elle se permit de le gratifier d’une grimace moqueuse avant de s’approcher de la scène.

Elle s’inclina face au compliment de la duchesse et gratifia son fils d’un « Je vous remercie, de tout mon cœur » vibrant de gratitude avant de se hisser aux côtés de Lyvin. Enfin, ce fut le nom de Podness qui fut annoncé et Kayla eut du mal à conserver un minimum de dignité : elle avait juste envie de se jeter au cou du gnome. La journée continuait de prendre une teinte irréelle, à chaque minute un peu plus, lui semblait-il.

En descendant de l’estrade, elle salua les 4 autres élus en annonçant :

- Merci encore, pour tout à l’heure. Je vous dois probablement ceci, dit-elle en caressant le cercle de bois à son cou.

Edition 15/09/2020 01h06 par Elindine
15/09/2020 01h00
Sallavïn Tamrel
Sallavïn Tamrel

Sallavïn retint son souffle tandis que la duchesse rendait sa décision. Fort heureusement, Kayla ne quitta pas la lice des participants et le jeune sang-mêlé hocha la tête en son fort intérieur, content d'avoir pris une décision correcte.
Pendant ce temps, il n'avait perçu dans l'attitude d'Arman ou de Khamal aucun signe qui puisse trahir un allié et le paladin s'éclipsa dans la foule aussi discrètement que botte renforcées et mailles le permettaient.

Après l'avoir trouvé, son entretien avec le sage ne l'éclaira pas autant qu'il l'aurait voulu, mais il prit le temps de remercier l'hirsute individu tout en essayant de se répéter chaque nom mentalement, puis de les placer sur la carte locale. Un exercice plus délicat qu'il ne pouvait y paraître ! Cela dit, Sallavïn n'était plus un enfant et avec un peu de discipline, il parvint à retenir les informations voulues. Quand même, il aurait payé cher pour un morceau de papier où griffonner tout cela.

Faisant la conversation à tous ceux qui l'acceptaient avec la retenue qu'il estimait nécessaire, Sallavïn n'obtint rien de plus des invités à mesure que s'écoulait la journée. Il n'aurait plus qu'à formuler ses propres hypothèses. Alors comme ça, ils se disputaient le futur titre d'empereur hein ? Quelles seraient leurs armes pour y parvenir ?

Bras croisés. Bras de Morphée. Bras m'en tombent. Bras ballants. Bras cassés... Le premier prenait trop son temps. Le deuxième se serait endormi ou avait pour habitude d'endormir l'adversaire ? Ceux de Pangaïon... Aucune idée. Les bras ballants c'est ce qui arrive quand on ne fait rien. Bras cassé est probablement quelqu'un avec l'habitude de se blesser, puisqu'il l'est aujourd'hui encore ?

Bon... Tout cela ne servait à rien... Assis dans un coin, avec un air de profonde concentration, le jeune homme sortit frustré de son exercice mental. Un mouvement sur la scène attira son attention et Sallavïn se redressa bien vite alors que la famille ducale prenait place aux côtés de l'intendant. Le cœur battant, le jeune homme écouta l'interminable introduction de l'orateur... Lorsque la duchesse prit la parole, il était dans un état d'excitation rarement vu chez lui. Une distinction n'a toujours qu'une simple valeur symbolique ! C'était tout de même extraordinaire !

Et puis, tout alla très vite. Au mot « chevalerie », son cœur rata un battement et le temps qu'il se reprenne, on prononçait son nom. Sonné par les applaudissements qui jaillissaient et les regards qui se tournaient dans sa direction, Sallavïn avança de son pas le plus digne pour recevoir la distinction. Les gestes rigides, il posa son genoux devant son jeune élève, puis le regarda dans les yeux sans soutenir son regard, répondant à son sourire par un regard rempli de détermination. Même s'il n'avait pas compris ce que l'enfant venait de lui dire, le sens général ne lui échappa pas. Je vais te protéger ! Je vais faire de toi un chevalier !

Sallavïn se redressa et garda une position rigide, essayant de se montrer aussi digne qu'il était fier. Il écouta le reste de la cérémonie avec une sorte de vertige euphorique, ses tympans semblaient assourdir les nouveaux éclats de voix, les nouvelles exclamations. Sans surprise, Brindja fut sélectionnée. Il pourrait l'affronter ! Son expression digne se mua en un léger sourire. Puis, se fut au tour de l'elfe qui avait été blessé hier soir de recevoir sa nomination. Comme pour tous les autres, le melësse applaudit de sa cadence lente mais puissante. Kayla reçut également la distinction et Sallavïn se surprit à battre plus rapidement des mains, rassuré. Elle n'avait pas excellé au moment de sa représentation mais à ses yeux, elle avait montré des qualités morales bien supérieures aux autres ! Une alliée de choix donc. Enfin, Podness fut accueilli parmi les professeurs.

Est-ce qu'il avait mal entendu ? Le sort avait choisi tous ceux qui avaient tenté de déjouer les complots de ces derniers jours ? Quoique, peut être pas tous... Mais Brindja tentait également... Peut être que la sélection a beaucoup plus pris en compte les qualités morales que les résultats aux épreuves ?..

Tout en applaudissant, Sallavïn contempla l'assemblée sous la scène, remerciant intérieurement le Forgeron tout en lui demandant la force d'accomplir son devoir avec efficacité. Tandis qu'un cri demandait déjà que l'on chante pendant la tenue du banquet, Kayla vint les féliciter et il se tourna vers ses nouveaux compagnons d'éducation pour ajouter :

-Les vrais ennuis vont arriver maintenant ! Ensemble, nous ferons du bon travail.

Phrase qu'il prononça avec un sourire assuré. Ce groupe pourrait affronter l'adversité, il le sentait. Puisqu'il ne voulait pas être le premier à se jeter sur le repas, il attendit là qu'un mouvement se dessine dans une direction ou une autre (peut être la réponse à la demande générale d'une chanson ?) avant de répondre à l'ordre de son estomac.

Edition 15/09/2020 18h17 par Nedru
15/09/2020 10h49
Lyvin Veronis
Lyvin Veronis

Une fois qu'il se fut rafraîchi, Lyvin alla se trouver un coin tranquille pour prendre le temps de digérer cette journée. Il était fort déçu de sa prestation générale et son intervention auprès de Kayla devant la duchesse lui avait certainement coûté des points.
Il ne regrettait nullement son geste mais cela lui remuait néanmoins les tripes.

Finalement, au terme d'une attente qui lui avait paru interminable la famille ducale fit son apparition. Comme tout les autres, il se massa au pied de l'estrade attendant les résultats. Il ne se faisait guère d'illusion mais gardait tout de même un léger espoir.
La tirade de l'intendant lui parut interminable, et elle l'était !
Fort heureusement, un membre de la famille ducale le lui fit remarquer discrètement. U'e intervention que Lyvin apprecia à sa juste valeur.

Les noms commencèrent alors à tomber.
A l'appel de Sallavin, il applaudit simplement. Puis ce fut au tour de brinja, il applaudit un peu plus chaleureusement, la jeune femme ayant montré de nombreuses qualité dans bien des domaines. Puis le nom de Lyvin Veronis fut appelé. Il chercha quelques secondes dans la foule celui qui était appelé avant de se rendre compte qu'il s'agissait de lui. Comme piqué à l'arrière il sursauta presque avant de se diriger vers l'estrade. Il ne pût ouvrir la bouche quand on lui remis sa récompense, se contentant de sourire et d'hocher la tête, encore sous le coup de l'émotion et de la surprise.
Puis ce fut au tour de Kayla et de Podness d'être appelés. Il applaudi chaleureusement leur nomination, leur offrant un sourire franc et sincère.

Au terme des annonce la famille ducale se retira et Kayla vint leur présenter ses félicitations et ses remerciements. Ce à quoi il lui repondi

- Ce n'était pas grand chose, vous devez cette nomination à votre talent et à votre honnêteté avant tout.

Il descendit à son tour de l'estrade comme s'il marchait sur un petit nuage, remerciant intérieurement la providence et son maître, puis rejoignit l'ensemble des concurrents, un sourire béat sur les lèvres en attendant la suite.

15/09/2020 15h20
Podness Ragnyss
Podness Ragnyss

Pod finit par trouver les autres... mais trop tard !
La duchesse arrivait pour annoncer les résultats, sa famille autour d'elle. Comme une scène cent fois vécue, le gnome laissa les grandes gens se précipiter pour faire cercle au pied de l'estrade. Puis, il se faufila entre eux jusqu'à arriver devant. La tension était à son comble et il dût s'excuser quelques fois tellement les curieux étaient agglutinés ! Le discours de l'intentant avait déjà commencé lorsqu'il fut enfin en position... Ce qui ne fut pas un mal vu le temps qu'il prit.

Podness sentait sa patience de plus en plus mise à mal au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient et l'intervention de Damianos fut une véritable libération. Fermant les yeux, respirant profondément, Pod attendait le verdict.
Il les rouvrit à chaque nouveau nom, un sourire sincère se dessinant sur son visage lorsque ses amis étaient appelés. Il applaudit, enthousiaste. Mais la liesse retombée, il commençait à se sentir particulièrement nerveux ! Se sentait-il mal ?

Plus qu'un nom ! C'est fini pour moi ?

- ...je demande à monsieur Podness Ragnyss de s’avancer !

N'en croyant pas ses oreilles et ouvrant grand les yeux, il regarda tout autour de lui. Si, si, c'était bien lui qui avait été choisit ! Il serra les poings, les joignit devant son visage et fermant les yeux, il murmura un Oui !. Soupirant d'aise il s'avança alors pour recevoir le pendentif à son tour.

Papa, maman, je suis pris ! Je vais pouvoir vous rembourser ces quinze années d'études qui vous ont mis sur la paille !

Fier comme un paon, un énorme sourire sur le visage, il laissa le jeune homme lui passer le collier. Il aurait voulu hurler de joie, sauter partout, prendre ses nouveaux amis et collègues dans ses bras... Mais la bienséance l'en empêcha. A moins que ce soit le demi-sourire de Timothéos ?
Podness tenta de le dérider, l'invitant à sourire et profiter de l'instant avec un mouvement du menton, un sourcil levé, un regard implorant... [Charisme - Persuasion ?] Mais même à lui, sa tentative lui paru ridicule.

Tu as réussi mon petit Pod ! Profites !

Le gnome félicita les autres, sincèrement heureux pour eux également. La victoire était collective, il en était certain !
Le stress de la journée s'évacuant petit à petit, la fatigue lui céda la place et une fringale abyssale. Ainsi, son ventre émit une plainte sonore de circonstance...

- Pardon... murmura-t-il, le rouge lui montant aussitôt aux joues.
" J'ai si faim tout à coup !

Console R.P.

Lancé de 1d6 ~ [5] : 5

Lancé de 1d20+1 ~ [11] : 12

Edition 15/09/2020 18h39 par FroloX
15/09/2020 18h36