À l'ombre des oliviers

Umberlie
Umberlie
  • Rebonjour, répondit le garde, tout bas, à Kayla. Très bien. Beau travail. Je vais les réveiller…

    Depuis l’extérieur de la tente, Kayla perçut des chuchotements affolés, suivi d’un « shhhhh » péremptoire. Le garde ressortit, bientôt imité par les deux hommes dont on lui avait fait la description. La barde put noter la fidélité du portrait qu’on avait brossé d’eux, si ce n’est la cicatrice sous l’œil droit du demi-elfe aux cheveux blancs.

    Les deux hommes, habillés à la va-vite et les cheveux encore en bazar, affichaient des airs paniqués. Ils tentèrent rapidement de mettre de l’ordre dans leur apparence, et en avisant Kayla, la remercièrent à profusion. Lúdvik s’inclina bien bas. Kamal lui adressa un charmant baise-main. Ils cherchèrent à savoir où en étaient leurs rivaux. Puis, lorsqu’ils furent prêts à partir, ils suivirent Kayla vers la carrière, d’un bon pas mais sans vouloir la brusquer.

    Au moment où ils rejoignirent les autres, les chevaux étaient déjà propres et harnachés, tout prêts à être montés. Quant aux cavaliers, ils discutaient encore de qui tenterait le parcours d’obstacles en premier… et oserait monter sur l’un de ces petits démons.
    En revanche, pas de trace de Boréas (à l’extérieur en tout cas).
27/06/2020 03h52
Boréas Dùnedor
Boréas Dùnedor

Dans la pénombre de la dernière stalle, se détachait timidement la stature impressionnante d'Hermès le destrier favori du duc défunt, indomptable depuis la mort de son cavalier.
Un frison. Ou en tout cas des racines nordiques. Une bête splendide

Boréas adressa un signe de tête au maître d’écuries qui quittait les lieux.
- « J’aurai besoin d’utiliser votre rond de longe et d’une corde d’environ deux mètres ainsi que d’une badine. Je tiens à préciser que cela ne sera pas utilisé à des fins punitives. »

Il attendit la réponse de l’intéressé, puis son départ. Et avant de retourner vers le cheval qui avait donné tant de mal à tout le personnel d’écurie depuis des mois, il prit le temps de faire le vide dans son esprit. Il prit cependant soin d’agir devant le box d’Hermès, sans jamais le regarder, sachant pertinemment que le destrier des enfers ne le quitterait probablement pas du regard, évaluant la menace.
Chassant les pensées parasites unes à unes, Boréas se concentra. Ses chevaux étaient entre de bonnes mains. Il avait bien dormi. Il croqua dans une pomme pour calmer sa fringale. Il bu une rasade d’eau fraiche. Il alla se soulager. Il prit plusieurs respirations, fit jouer les muscles de sa nuque, de ses bras, de ses jambes, termina par quelques étirements lents.
Le dresseur fini par lancer nonchalamment une pomme dans le box, qui roula jusqu’aux sabots du géant noir.
Du coin de l’œil, il guetta une réaction.

Console R.P.
Lancé de 1d20+4 ~ [9] : 13
Edition 29/06/2020 02h43 par Umberlie
27/06/2020 06h34
Podness Ragnyss
Podness Ragnyss

Pod écouta avec attention les explications de Janis sur ses origines et ses motivations. L'entrain du dévot était agréable, après le froid et la fourberie de certains... Mais devait-il être totalement sincère avec lui ? Au risque qu'il se trompe totalement sur son compte ! Son histoire lui allait pourtant comme un gant et le gnome décida de lui faire confiance. Peut-être que la marque de la Dame de la Vie l'encourageait en ce sens après tout.

- Je serais rassuré si je savais l'influence d'Ast... de Flore sur le prince.
" Oh moi ?
" Je suis insatiable dès qu'il s'agit d'accumuler des connaissances dans tous les domaines voyez-vous ? Ainsi, je saurais guider mes pairs et éviter les écueils de la vie.

Parler ainsi de ses motivations les plus profondes plongea Podness dans ses pensées. Ses yeux fixaient le vide alors qu'il portait machinalement la nourriture à sa bouche. Il termina une nouvelle bouchée et poursuivit.

- J'ai étudié la magie... Et j'ai appris qu'elle pouvait-être une arme terrible, en de mauvaises mains. J'espère être assez fort un jour pour empêcher les fourbes et les veules d'user de mauvaise magie.

Pod, tu es un incorrigible bavard ! se morigéna-t-il en pensée.
Il sourit en observant la réaction de Janis à son discours. Puis il changea de sujet, à la recherche de réponses :

- Savez-vous pourquoi certains lits ont été désertés dans notre tente ?

27/06/2020 16h29
Kayla Fal'San'In
Kayla Fal'San'In

Devant l'une des tentes réservées aux candidats masculins, l'attente fut courte : très vite le garde reparut en compagnie des deux retardataires. Kayla les accueillit d'un sourire tout en les détaillant discrètement, appréciant la précision des descriptions qui lui avaient été faites. Elle rendit sa courbette à Lúdvik, parfaitement à l'aise face au melessë, et rougit discrètement au baise-main de Kamal. Elle mit cependant rapidement fin à leur politesse, s’adressant à eux en cyfand et à voix basse :

- Ce n'est rien, suivez-moi, je vous emmène aux écuries. Je pense que vous avez encore le temps de rattraper votre retard.

Elle s'élança au petit trot dans les jardins. Son pas vif et rapide les guida sans heurt jusqu'à la carrière où se trouvaient les autres candidats. Avec soulagement elle repéra Sallavïn aux côtés de son nouveau destrier, mais pas Boréas, qui devait être encore occupé ailleurs. Elle laissa les deux hommes et la liste au maître d'écurie. Kayla les salua ensuite d'un sourire et d'un petit geste de la main, puis s’approcha doucement du blond chevalier aux oreilles effilées, toute auréolée de la fierté d’avoir effectué la mission qu’il lui avait confié. Elle effectua une lente courbette pour se présenter à leur nouvel ami poilu et s’adressa doucement au jeune homme dans leur langue natale, sans discrétion particulière, mais calmement.

- J’ai pu trouver nos retardataires et les confier aux bons soins du personnel d’écurie. Par-contre, je ne sais pas pourquoi les cuillères ont disparu. Mais il s’est passé beaucoup de choses entre hier et ce matin : nombre d’érudits et de bardes ont fui les lieux, effrayés, menacés ou appâtés par une offre similaire à celle que j’ai reçu hier. Lillya-Caramiel, la jeune gnome avec qui nous sommes arrivés hier, était de ceux-là. Je suis triste pour elle… Et inquiète de la situation.

Ses yeux contemplaient le sol. A vrai dire, sous un regard extérieur, son visage calme reflétait plus une forme de fatigue que tout autre sentiment. La situation la rendait lasse, elle n’avait pas l’habitude se trouver face à de tels enjeux et, sans regretter sa présence ici, elle avait la sensation d’être impuissante, incapable de renverser la situation pour la rendre plus… Saine. Un sourire, certes un peu terne, mais un sourire néanmoins, vint chasser les doutes sur son visage, lorsqu’elle releva le regard vers le cheval qui accompagnait le jeune homme.

- Je vois avec plaisir que vous êtes parvenu à vous faire un nouvel allier ! Quel est le nom de votre partenaire ?

28/06/2020 00h05
Umberlie
Umberlie

À l’intérieur des écuries, avant de laisser Boréas en tête à tête avec le Frison gigantesque, le maître d’écuries lui indiqua où trouver les accessoires qu’il demandait (à l’entrée des écuries). Il précisa aussi qu’un rond de longe se trouvait tout près de la carrière. Il était libre de l’utiliser.

Face à face avec Hermès, Boréas commença par faire le vide et par se mettre en condition. Enfin, il balança une pomme à l’intérieur, qui effleura le sabot antérieur droit de l’étalon. Celui-ci hennit doucement. Un hennissement sourd et grave. Puis, agitant la tête de haut en bas, il se mit à taper le sol recouvert de paille. Enfin, prenant la pomme entre ses dents, il tourna son postérieur face à la porte – gare à celui qui tenterait de pénétrer dans son box.

-------------------------------

Près des carrières, les candidats avaient finalement décidé de jouer à la courte-paille l’ordre dans lequel ils s’attaqueraient au parcours -- Sallavïn passerait en avant-dernier.
Chacun des participants tenta ensuite sa chance dans l'ordre suivant : Arman, Brindja, Lian, Lúdvik, Sallavïn et enfin Kamal.

Parmi ceux qui s’en sortirent le mieux, Arman (quelle surprise !) montra des trésors d’adresse une fois parvenu à se hisser sur sa monture. Apaisée par Lian un peu plus tôt, la bête s’était apaisée et répondit aux ordres du blondinet avec diligence. S’il manqua une barre vers la fin, il était néanmoins fier de lui.
Fidèle à elle-même, Lian se débrouilla parfaitement bien, passant chacun des obstacles avec aisance. On aurait dit qu’elle parvenait à communiquer son calme et sa détermination à sa monture.
Le dernier à s’en sortir avec les honneurs fut l’un des nouveaux : Kamal, l’homme du Royaume des Sables ! Empruntant la jument brossée par le jeune palefrenier, il n’eut aucun mal à s’en faire accepter – une fois la révérence faite et une jolie pomme juteuse présentée sur sa paume. Il s’exécuta avec une grâce toute particulière, comme s’il faisait du charme à une jeune femme. Une fois sur le parcours d’obstacle, il effectua quasiment un sans-faute.

Brindja eut un résultat plus mitigé. Elle parvint à monter sur son cheval relativement facilement, mais sa bête lui donna un peu de fil à retordre sur la piste, faisant parfois des écarts, tapant dans les barres pour les faire tomber, ou tardant à partir au galop.

Quant à Sallavïn et Lúdvik, s’ils parvinrent à monter sur leurs chevaux, ceux-ci refusèrent obstinément d’avancer…


-------------------------------

Environ 1h30 plus tard, du côté des chapiteaux :

- Oh, vous êtes donc magicien ? demanda Janis, surpris et admiratif à la fois. En voilà de nobles objectifs ! Vous me plaisez, Podness. Je suis attristé de constituer un rival pour vous… J’aurais préféré que notre rencontre se fasse en terrain neutre. En tout cas, je vous souhaite bonne chance. Si je ne remporte pas le poste, j’apprécierais que ce soit en votre faveur.

« Oh, et pour les autres candidats, je ne sais pas vraiment… Le voyage et la soirée d’hier ont été éprouvants. Et j’ai honte de l’avouer, mais j’ai dormi comme un loir, dit-il en riant, embarrassé.
Toutefois, il m’a semblé entendre des rumeurs circuler ici et là. Notamment, des rumeurs concernant une malédiction planant sur la Villa, et provoquant la mort de ceux qui entourent le jeune duc. J’ai aussi senti de la nervosité chez certains candidats, hier. De la peur, même. Peut-être étaient-ils simplement stressés ? Mais je n’en suis pas certain.
« En tout cas, faites attention à vous cher Podness. Le salaire et le prestige dont bénéficieront les gagnants semblent avoir attiré la convoitise de beaucoup… Et il est plus que probable que certains participants soient prêts à jeter leur honneur pour parvenir à leurs fins.

Console R.P.
Lancé de 1d20+4 ~ [14] : 18
Lancé de 1d20+3 ~ [12] : 15
Lancé de 1d20+2 ~ [20] : 22
Lancé de 1d20+3 ~ [7] : 10
Lancé de 1d20+3 ~ [7] : 10
Lancé de 1d20+2 ~ [17] : 19
Edition 29/06/2020 08h16 par Umberlie
29/06/2020 05h04
Sallavïn Tamrel
Sallavïn Tamrel

Son aide avait beau ne avoir été magistrale, du moins chacun parvint à s’acquitter de sa tâche sans pester. Le reste des préparatifs se déroula dans un calme relatif. Quoique peu compétent pour apaiser les animaux, Sallavïn n’en était pas à sa première préparation de cheval. Il était en train de sangler convenablement Gourmand et d’ajuster la hauteur des étriers à sa taille lorsque Kayla revint en compagnie de deux candidats manquants -- qu’il salua d’un hochement de tête.

Il accusa les nouvelles que la barde lui confiait avec gravité, fronçant légèrement sa frimousse imberbe dans un masque concentré. Menacés ?

L’apprenti chevalier n’aimait pas ça du tout. Toutes ces histoires auraient pu se passer sur des terres peuplées de brigands qu’il n’aurait pas été plus surpris. Mais dans la villa d’une noble ! A quel point la cour de ce royaume était en train de sombrer pour s’abaisser à de telles manigances ? C’est à peine s’il entendit la question de Kayla, à laquelle il ne répondit qu’évasivement:


- Heu… je ne sais plus. Il est gourmand, alors je le surnomme Gourmand… En tous cas, c’est une bonne chose que vous ne vous soyez pas laissé impressionner. Les serviteurs du mal sont plus forts dans l’ombre. Qu’ils osent sortir au grand jour, et ils s’exposeront au joug du Forgeron !



A vrai dire… Est-ce qu’il n’était pas en train de s’énerver ? En montant sur Gourmand, Sallavïn se rendit compte qu’il avait l’impression de perdre son temps. L’heure était grave, non ? Quiconque menaçait des musiciens méritait un juste châtiment… Est-ce qu’il faisait bien de continuer à rester ici, sur … bon sang ! Un cheval qui ne voulait pas avancer !

 Sallavïn enchaîna les coups de bassin dans la selle pour donner une impulsion à sa monture, n’osant pas fourrer les talons dans ses cotes.

- Allez ! Tout le monde va se moquer de nous ! Montre leur ce que tu as dans la ventre !

Jusqu’au début des épreuves, Sallavïn ferait de son mieux pour motiver sa monture, en veillant à ne pas la fatiguer. Après tout, si elle voulait garder ses forces… Puis, il ferait en sorte de trouver de quoi satisfaire les cris de son estomac qui ne tarderait pas à crier famine, tenterait de regagner les grâces de son fidèle destrier, avant de se préparer pour le début des épreuves.

Edition 29/06/2020 12h14 par Umberlie
29/06/2020 11h25
Kayla Fal'San'In
Kayla Fal'San'In

Quand Sallavïn valida ses récents choix, le sourire de la jeune femme retrouva un peu de son éclat dans un soulagement fugace qui s’éteignit quand elle l’entendit invoquer la fureur de son dieu. Avait-elle bien fait de l’informer juste avant ses épreuves ? La réponse à sa question était encore en suspens quand elle souhaita bonne chance au cavalier et à sa monture :

- Ces intrigues de cours ne dureront pas. Tout ce que nous pouvons faire c’est nous interposer entre ces ombres et le jeune duc. Bon courage à vous, et à Gourmand, pour votre entrainement ! s’exclama-t-elle avant de s’éloigner.

Elle s’installa non loin, sortit un parchemin, une plume, de l’encre et sa lyre et commença paisiblement à chercher l’inspiration pour ce soir. Sur la toile de papier de son œuvre, elle notait paroles et notes sur une face et des idées de mise en scène de l’autre. Le tout était écrit dans un elfique soigné, bien qu’un peu nerveux et empressé. Ces réflexions n’étaient que pour elle, après tout, et quiconque y jetterait un coup n’œil, même en sachant lire la langue de son peuple, n’y trouverait que quelques bouts de vers assortis de leurs musiques, des ratures inutilement décorées de motifs de gravures, lorsqu’elle réfléchissait à une correction et des idées de sorts ou d’ambiance pour la représentation. Des mots comme « adolescence », « lueurs » ou « courses d’un temps trop court » figuraient en bas du parchemin, à côté de ce qui semblait être un début de refrain.

Elle ne releva la tête de son travail que lorsqu’elle entendit le nom de Sallavïn être appelé pour tenter le parcours d’obstacles. Brièvement, elle regarda son cheval refuser obstinément de bouger avant de s’enfouir presque littéralement sous son tas de parchemins. Ooooh, elle n’aurait pas dû lui parler des menaces ! Elle avait distrait le preux chevalier et, maintenant, il ne s’en sortait plus avec sa mission ! Mais quelle idiote ! En quête d’un quelconque moyen d’aider ou, au moins, d’apaiser sa culpabilité, elle récupéra ses affaires et s’approcha de lui quand il finit par descendre du dos de Gourmand. Tristement, elle bredouilla à l’adresse du jeune melessë :

- Navrée de vous avoir déconcentré avec ces histoires… J’aurais dû attendre la fin des épreuves avant de vous en parler.

Durant le petit-déjeuner, elle se ferait discrète, son estomac encore alourdi de culpabilité et l’esprit à la fois occupé par les manigances et les idées de chanson qui batifolaient dans sa tête entre deux bouchées de pain. Si aucun empêchement ne se présentait à elle, elle retournerait tôt à la carrière, soucieuse de trouver une place pour voir la compétition, mais aussi pour pouvoir continuer à réfléchir à sa représentation.

29/06/2020 22h39
Boréas Dùnedor
Boréas Dùnedor

Boréas ne se démonta pas pour autant. Hermès donnait du fil a retorde à tout le personnel de l’écurie depuis des mois, alors même que ceux-là s’en occupaient avant le décès du baron. Au diable le pansage, il fallait d’abord le laisser se défouler avant pouvoir espérer quoi que ce soit. Il renvoya une nouvelle pomme en direction du sabot luisant.

-« J’aurai aimé prendre mon temps avec toi. Mais j’ai bien peur que cela soit un luxe dont il faille nous passer. En tout cas pour le moment. Tu sais, j’en ai croisé pas mal des montures comme toi. Oh, pas aussi belles, non, pour sûr. Mais je me souviens tout de même d’un jeune sang qui... » La voix basse, Boréas d’ordinaire si affable entama un monologue lent et ininterrompu parfois sans queue ni tête, guettant les mouvements d’oreilles d’Hermès, cherchant à capter son attention, allumer ne serait-ce qu’une étincelle d’intérêt dans ses yeux d’améthyste.

Lentement et sans jamais cesser de parler il ouvrit la porte du box et tantôt déposant des pommes, tantôt agitant sa badine au raz-du sol, il tenta de pousser le destrier de son plein gré vers la sortie. De là, il s’était évertué à baliser à coups de brouettes et de bottes de paille entassées, un chemin jusqu’au rond de longe.

De là, il pensait fermer doucement la porte et laisser Hermès se défouler sans le quitter des yeux, cherchant dans ses mouvements, le moindre indice susceptible de l’aider à l’apprivoiser. Mais...

Console R.P.
Lancé de 1d20+2 ~ [7] : 9
Lancé de 1d20+2 ~ [5] : 7
Edition 02/07/2020 16h24 par Boreas
30/06/2020 16h45
Podness Ragnyss
Podness Ragnyss

Podness rougit presque du compliment du dévot. La sincérité se lisait sur son visage.

- Merci ! Peut-être pourrons-nous assurer la formation du jeune prince tous les deux... Nos compétences sont complémentaires selon moi !

Ensuite, Janis expliqua la situation de son point de vue, terminant par une mise en garde. Alors, chuchottant presque, Pod reprit.

- J'ai pu constater à quel point vous avez raison... même si j'ai bien peur de ne pas être au bout de mes surprises.
" Avez-vous eu l'occasion de discuter un peu avec les autres candidats pour sonder leur idéaux ? En tout cas, ils doivent savoir donner le change, sinon ils n'auraient pas été retenus par la duchesse j'imagine...

Pod continua les échanges avec Janis, cherchant à accumuler des informations. Il surveillait du côté de l'épreuve équestre, pour s'y rendre une fois le signe du départ donné.
Son regard s'attardait discrètement sur les candidats, cherchant à déceler un comportement louche...

Mais surtout, il devait attraper un serviteur pour lui demander s'il pouvait avoir accès à des outils de rétameur. Bien trop encombrants pour lui, il n'avait pas pu prendre les siens. S'il voulait fabriquer sa boîte à musique et la montrer ce soir, il devait trouver rapidement du matériel ! Dans le pire des cas, il pouvait toujours compter sur ses talents de dessinateur. Machinalement, il posa sa main sur sa sacoche, vérifiant que son contenu à la forme et au poids familiers étaient toujours là.

Console R.P.
Lancé de 1d20+3 ~ [4] : 7
Lancé de 1d20+1 ~ [5] : 6
Edition 03/07/2020 04h04 par Umberlie
01/07/2020 14h10
Umberlie
Umberlie

Dans la carrière, les candidats aux épreuves équestres profitèrent du temps restant pour tenter d’amadouer leurs montures, s’entraîner sur le parcours, et aller grignoter un bout près des chapiteaux (qu’ils voyaient en tout petit depuis la carrière, et en partie cachés par la végétation).

De son côté, Boréas eut bien du mal à assagir sa propre monture. La bête était aussi farouche et agressive que ne l’avait décrit le maître d’écuries, et l’éleveur, malgré toute son expérience et sa douceur, ne parvint pas à la calmer ni même à l’approcher et encore moins à la toucher. Il réussit tout de même à la pousser vers le rond de longe, mais Hermès, après avoir exprimé toute sa fureur à coup de galops furieux et de ruades, tenta de s’échapper. Boréas et le reste du personnel d'écurie réagirent aussitôt, et parvinrent à éviter le pire : que la bête ne s’enfuie et parte semer la panique parmi les invités. À tous les cinq, ils parvinrent à la maîtriser et à lui passer un licol qu’ils fixèrent à un anneau à l’extérieur. (comme lorsqu'on nettoie son box)

Hélas, Boréas dut de rendre à l’évidence : Hermès n’était pas en état d’être monté, en tout cas pas dans l’heure. S’il insistait, il finirait par terre en moins de deux, voire gravement blessé. Il se résigna donc à ne pas participer à la première épreuve.
« Je suis désolé, lui dit le maître d’écuries avec une tape sur l’épaule. Sincèrement. J’ai eu l’espoir, en voyant avec quelle aisance vous manipulez vos petits diables, que vous auriez une chance avec Hermès aussi… Mais le traumatisme semble profond. Ce cheval semble en vouloir au monde entier.
« Mais vous savez, la journée n’est pas terminée… Participez-vous aux tournois à l’épée ? Sinon, vous avez encore du temps pour essayer d’amadouer Hermès avant les joutes équestres de l'après-midi.
En tout cas, si vous parvenez à réaliser un miracle avec lui d'ici la fin des compétitions, je suis certaine que la Duchesse saura reconnaître vos efforts, même si vous ne parvenez à participer à aucune épreuve.

--------------------------------

Quelques temps plus tard, du côté des chapiteaux, Podness finissait son petit déjeuner en compagnie de Janis, le prêtre de Flore.

- J’ai discuté un peu avec certains, lui répondit celui-ci. Oh, pas beaucoup. Surtout des amateurs d’art ou des gens de lettre. La plupart se présentaient comme des idéalistes, un peu comme vous et moi en somme. Mais aucun n’a mentionné directement le salaire ou la gloire, ou autres ambitions plus personnelles – ce qui ne veut pas dire qu’elles n’existent pas dans un coin de leur tête. N’est-ce pas ? Moi-même, je dois bien avouer que le confort financier, après la rudesse du nord, a forcément joué dans ma décision de me porter candidat… Même si c’est loin d’être le critère principal.

Après sa discussion avec Janis – pendant laquelle il n’apprit rien d’autre de vraiment utile – Podness se mit en quête de domestiques prêts à accéder à sa requête. Hélas, ils avaient tous l’air affairés. Beaucoup ne parlaient que Cyrillan (ou prétendaient juste ne pas comprendre autre chose). Et d’autres refusèrent tout de go en prétextant qu’une telle requête n’était pas dans les règles (tous les artistes étaient censés apporter leur matériel).

Alors qu’il essuyait son cinquième refus, Podness vit paraître la Duchesse, sa famille et l’intendant. Tous se dirigèrent sur la petite scène en bois, d’où ils saluèrent les invités et candidats. En regardant de plus près, notre gnome magicien put distinguer trois nouvelles silhouettes ! Parmi elles, celles de deux bambins – d’environ 11 et 3 ans. Le plus grand était un garçonnet au visage fin et à l’air renfrogné. Avec ses cheveux blond pale et ses yeux clairs, on pensait voir la Duchesse en miniature version masculine. La plus jeune était une fillette au visage rond. Avec ses yeux et cheveux aussi noirs que l’étalon assigné à Boréas, elle semblait tenir davantage du côté paternel de la famille que d’Irene. À vrai dire, tous deux avaient à peine l'air d'être frère et soeur. A leur côté se trouvait une femme d'âge moyen, un peu ronde -- sans doute leur nourrice, se dit Podness.

« Messieurs, dames, dit l’intendant d’une voix forte, j’ai le plaisir de vous annoncer l’ouverture des épreuves de la journée ! Ceux qui souhaitent y assister sont priés de nous suivre jusqu’à la carrière où se dérouleront la compétition de dressage suivie de près par le tournoi à l’épée. Que les meilleurs gagnent !

Podness, pris dans la foule, ne put distinguer ses camarades avant le début des épreuves. Il parvint malgré tout à se frayer une petite place parmi tous ces grands afin d’y voir quelque chose…
Une place de choix fut bien sûr réservée à la Duchesse et sa famille. Placés en hauteur, isolés du reste de la foule, ils étaient flanqués d'une garde rapprochée pour leur protection. Non loin se tenaient quelques prêtres prêts à intervenir au cas où il y aurait des blessés.

Les candidats furent tirés au sort pour déterminer l’ordre dans lequel ils effectueront leur parcours. Et tandis que le premier candidat (Lian) s’avançait sur la piste, les bavardages cessèrent soudain. Tous les yeux se braquèrent sur la jeune femme, concentrés sur la moindre erreur de parcours…

Edition 03/07/2020 10h49 par Umberlie
03/07/2020 09h52
Umberlie
Umberlie

Ils étaient six à concourir – Boréas s’étant écarté de la compétition. Et parmi eux, deux ne parvinrent même pas à faire avancer leurs chevaux : Lúdvik (le demi-elfe aux cheveux blancs) et Arman (le blondinet), tout transpirants sous l’effort et le ridicule de la situation, rejoignirent Boréas au rang des recalés. Ils fulminaient et pleuraient presque de déception. Arman semblait même furieux contre Boréas, refusant de le regarder en face ou de lui adresser la parole – après tout, c’était de la faute de ses bêtes s’il avait échoué, n’est-ce pas ?
Lian et Sallavïn parvinrent au bout du parcours, mais seulement après de multiples écarts, et en faisant tomber plusieurs barres au passage. Peut-être était-ce la nervosité de tous ces regards braqués sur eux ? Ou la colère, dans le cas du melessë ?
Quant à Brindja et Kamal, c’est tout juste s’ils parvinrent à faire mieux, tout en restant loin du sans faute. La palme revint à Kamal (l’homme du Royaume des Sables) qui fut jugé « le moins pire de tous ».

-------------------------

À la fin de l’épreuve équestre, le personnel d’écurie vint récupérer les chevaux tandis que d’autres hommes se chargèrent de débarrasser la piste.
Au centre de la carrière fut tracé un cercle dans le sol sablonneux. On fournit ensuite un choix d’armes en bois aux candidats (épées de différentes tailles et bâtons de combat).

« Nous avons ici 8 participants, expliqua l’intendant à la foule. Le but de l’épreuve est de faire sortir son adversaire du cercle – un pied suffit. Mais attention : les candidats jugés trop violents ou blessant trop grièvement leur adversaire seront non seulement disqualifiés de cette épreuve, mais aussi de toutes les autres. Le but n’est pas ici de s’entretuer, mais de montrer son habileté au maniement des armes. Que l’épreuve commence !

Les candidats furent à nouveau tirés au sort pour former des paires. Les gagnants combattraient ensuite ensemble, puis les perdants ensemble, afin d'établir un classement.

Trois combattants avaient rejoint le groupe (le nain et deux femmes guerrières), et ni Lúdvik ni Boréas ne participaient.
Sallavïn se retrouva en face de l’une des guerrières pour son premier combat. Une humaine au port altier et aux longs cheveux blonds rassemblés en chignon pour ne pas la gêner. Une belle femme dont les yeux flamboyaient dès qu’elle se mettait en position de combat. Peut-être, comme Sallavïn, tirait-elle sa ferveur d’une divinité quelconque ? En tout cas, elle parvint à remporter deux manches sur trois (la 1ère et la 3ème) contre le melessë qui ne parvint pas à se maintenir à l’intérieur du cercle.

Des 3 autres premiers combats, Kamal l’emporta sur « Barbe Rousse », Brindja l’emporta sur Arman, et l'autre guerrière sur Lian.
------------

Lors d’une deuxième étape, les gagnants se rencontrèrent :

La paladine se retrouva en face de Kamal, qui connut le même sort que Sallavïn, à la différence qu’il ne remporta aucune manche.
Il avait bien essayé d’user de son charme avec la jeune femme, essayant quelques feintes, sourires et clins d’œil. Au final, il ne fit que l’énerver et se fit littéralement terrasser. Résultat : à la fin de la dernière manche, il se retrouva aplati et immobilisé au sol, les jambes dépassant du cercle et la botte de la guerrière posée fièrement sur son arrière-train. Honteux au début, il finit par en rire et reconnut officiellement – en le criant bien fort au public – la supériorité de la gente féminine. Seulement alors, la guerrière lui permit de bouger et de se relever. « Sans rancune ? » lui demanda-t-elle. Kamal secoua la tête, s’inclina gracieusement (en se tenant les côtes) et laissa le terrain aux suivants.

Le combat entre Brindja et l'autre guerrière fut beaucoup plus serré. La guerrière inconnue remporta la première manche, surprenant l'elfe par sa rapidité. Brindja remporta la 2e à l’issue d’une manche assez longue, puis la 3e beaucoup plus facilement, et sortit vainqueur de son combat.
------------

Les perdants de la première étape combattirent ensuite ensemble : Sallavïn se retrouva en face de Barbe Rousse, et à l’issue d’un combat magnifique et très serré, il parvint à remporter les 3 manches au complet. Le combat fut également serré entre Lian et Arman, et s’acheva par la victoire de la jeune femme, laissant le blondinet manifestement vexé et de mauvaise humeur.

Sallavïn se retrouva ensuite contre Lian pour les petites finales. Il eut un peu de mal à s’habituer aux mouvements souples et aux acrobaties de la danseuse martiale, mais finit par s’habituer à ses mouvements (il avait pris le temps de bien l’observer pendant les combats précédents) et remporta deux manches sur les trois.
------------

Et enfin ! La grande finale vit se rencontrer la paladine au chignon contre Brindja. Les deux femmes jouèrent longuement ensemble pendant la première manche, usant chacune de feintes et dansant l’une autour de l’autre, faisant frémir et s'exclamer le public. Elles terminèrent la première manche à égalité en finissant à terre toutes les deux, hors du cercle.

Pour la deuxième manche, l’ambiance changea totalement. Les deux jeunes femmes ne plaisantaient plus. Se défiant du regard, elles se tournaient autour comme deux prédateurs. Et puis d’un coup, Brindja fondit sur l’autre, et d’un mouvement vif lui arracha son arme et la plaqua au sol, la tête dépassant du cercle. La dernière manche fut tout aussi spectaculaire. La paladine avait perdu de son assurance, et semblait subjuguée par le regard de fauve de Brindja. Elle se laissa presque faire lorsque l’elfe bondit à nouveau sur elle à la manière d’un tigre affamé. Elle laissa même échapper un léger cri (au plus grand plaisir de Kamal), lâchant son arme et finissant à terre sans avoir eu le temps de se débattre.

La victoire de Brindja fut saluée d’un tonnerre d’exclamations, de sifflements et d’applaudissements. L’elfe tentait encore de calmer sa respiration lorsque l’intendant se dirigea vers elle pour la féliciter. Puis, tendant sa main à la Paladine encore au sol, Brindja l’aida à se relever, puis toutes deux se saluèrent avec respect avant de quitter la piste.

Lorsque le vacarme se fut un peu calmé, l’intendant annonça que le déjeuner était maintenant servi en face de la villa, invitant tout le monde à s’y rendre pour une pause bien méritée.

Edition 03/07/2020 10h58 par Umberlie
03/07/2020 10h00
Sallavïn Tamrel
Sallavïn Tamrel

La panse remplie, le ciel au dessus de sa tête tout aurait pu se dérouler à merveille. Sauf que...

Gourmand n'en faisait qu'à sa tête. En fait -et il le constaterait plus tard en voyant l'ensemble des épreuves... Tous les petits chevaux n'en faisaient qu'à leur tête ! Chevauchant du mieux possible, s'efforçant de ne pas ressasser ce que lui avait annoncé Kayla, le blond en cotte de maille fit des pieds, des cuisses, des talons et des mains pour venir à bout de l'épreuve. Difficile d'estimer les réactions du public : des cris jaillissaient, tantôt moqueurs, encourageants, parfois blessants.
Un brouhaha que décida d'ignorer le sang-mêlé, rejetant ce bruit dans un coin reculé de son esprit, entièrement concentré sur la tâche qu'il devait accomplir, s'efforçant de placer son poids où il fallait, d'accorder ses mouvements avec ceux de sa monture pour s'harmoniser au maximum avec... Ce qui s'avéra être un succès mitigé, entre écarts de pistes, sauts trop courts et des variations dans l'allure incontrôlables.

Lorsque enfin Gourmand s'engagea dans sa dernière ligne droite, Sallavïn laissa s'échapper un soupir de soulagement, tapotant doucement l'encolure de sa monture. On ne se connaît pas mais tu as quand même été brave, je ne suis pas si bon cavalier alors on s'en sort pas mal !

En sautant dans le sable pour guider le petit cheval jusqu'à un repos bien mérité, Sallavïn essuya la sueur qui perlait à ses tempes, observant les gradins et la famille ducale un instant avant de se détourner et de se préparer pour l'épreuve suivante d'un pas mesuré.

Il eut bien plus de mal à garder de sa superbe lors de sa première défaite en arme. Sallavïn ignorait qu'il avait un jeu de jambe si imparfait, ou une telle propension à reculer face à un adversaire, au point de finir hors du cercle sous ses assauts... Et pourtant ! Il dû s'avouer vaincu sans même avoir le temps de comprendre comment se corriger. Gardant le silence et faisant de son mieux pour conserver sa dignité dans la défaite, il se plaça au côté des vaincus en attendant de pouvoir s'illustrer dans d'autres combats. S'il n'avait pas espéré sortir victorieux face à un tel rassemblement de fines lames, il n'ôta que difficilement l'amertume du fond de ses yeux.

C'est presque honteux qu'il se positionna face à son deuxième adversaire, n'osant pas même invoquer mentalement le nom du Forgeron pour guider son bras. Mais la fin de leur échange fit renaître le sourire au bord de ses yeux. Ils s'étaient bien battus, tous les deux, mais il avait réussi à l'emporter !

Sa troisième passe d'arme acheva de le rassurer sur ses capacités. Il était capable de se battre et d'improviser face à un style inconnu. Il avait perdu à cause d'un écart de talent, pas à cause d'un veule relâchement !

Étant donné que son adversaire se trouvait en finale, il prit son parti pour le dernier affrontement, criant à plein poumons pour que la paladine l'emporte, et frappant ses cuisses de dépit lorsqu'elle finit par s'incliner. Dans son malheur, Sallavïn était jeune et trop féru de ce genre de jeux pour qu'une défaite puisse gâter son humeur.

Tandis qu'ils se dirigeaient vers les tablées du déjeuner, Sallavïn s'approcha de celle qui l'avait vaincu :

- Félicitation pour vous être illustrée jusqu'en finale ! Est-ce que je dois vous craindre pour d'autres épreuves ?

Edition 05/07/2020 13h05 par Nedru
04/07/2020 23h42
Kayla Fal'San'In
Kayla Fal'San'In

Peu à peu, les gradins de la carrière se remplirent d’une foule hétéroclite. Les candidats qui ne participaient pas étaient présents, à l’exception de ceux qui les avaient quittés au matin, mais il s’y trouvait aussi les gens de la duchesse et sa famille elle-même. Pendant un long moment, les yeux bleus-gris de la melessë ne quittèrent pas le jeune duc et sa mère, comme fascinée. Il avait l’air si… Jeune, poupin, même. Mais pouvait-il en être autrement d’un enfant de 11 ans à peine ? Kayla mesurait désormais un peu mieux la tâche qui incomberait aux futurs précepteurs de ce garçonnet : faire d’un tendre bambin un dirigeant en deux ans à peine. Était-ce possible ? Était-ce seulement souhaitable ? Sous ce visage encore tout arrondi par l’enfance, est-ce que cette petite tête blonde savait ce qui serait bientôt sa tâche ? En était-il intimidé ? Terrifié ? Fier ? De sa position elle n’aurait pu le dire. Le jeune duc avait surtout l’air… Contrarié. Pourtant, elle aurait cru que les premières épreuves auraient été du gout d’un tout jeune homme, fils de deux guerriers.

En tout cas, elles n’étaient guère du sien et elle avait bien dans l’idée de poursuivre son propre travail, maintenant qu’elle savait un peu mieux à qui adresser son œuvre. Pour la première épreuve, détourner le regard et se concentrer sur ses parchemins ne fut pas si difficile. Le spectacle était assez désastreux et Kayla aimait autant ignorer les cris des spectateurs et les visages suant d’angoisse des compétiteurs. Elle nota cependant, à sa grande surprise, l’absence de Boréas dans la carrière. Que s’était-il passé avec l’étalon de la duchesse ? Ce cheval était-il revêche au point de mettre en échec l’éleveur ? Tous ces équidés étaient bien capricieux ! Au moins n’avait-il pas l’air blessé…

Entre les deux épreuves, Kayla put reprendre sa composition avec un esprit plus léger. Les duels à l’épée l’intéressaient peu. Si son grand-père lui avait appris quelques passes d’armes, ce n’était vraiment pas là ce qu’elle préférait. Ainsi elle avait naïvement songé que le spectacle ne saurait la détourner de son encre et de son papier. Grossière erreur ! La jeune femme avait oublié qu’elle n’avait jamais assisté à de vrais duels et si elle pensait toujours que la violence était un spectacle sans intérêt, l’adresse des compétiteurs étaient hypnotiques. Si la défaite fulgurante de Sallavïn l’avait laissée bouche-bée, elle n’en admirait que plus la femme qui l’avait si rudement affronté et les prochains combats du melessë n’en furent que plus savoureux encore. C’était comme s’il était un autre homme, une fois l’épée (ou le bâton) en main. Les différences de carrures, de technique, d’adresse, de force, comment certains gestes pouvaient retourner la charge d’un opposant contre lui, tout ce qu’elle observait avait une beauté irréelle, à la fois sauvage dans la forme et toute mesurée dans le fond. La finale, en particulier, fit monter la sueur à ses tempes tant elle fut gagnée par la tension qui émanaient des passes d’arme entre les deux femmes. Brinja était terrifiante, captivante et magnifique, tout à la fois ! Par instant, Kayla se demanda si le jeune duc prenait gout, lui aussi, au spectacle, et elle interrompait souvent sa contemplation pour guetter les réactions de Timothéos.

Une fois l’heure du repas sonné, elle sauta sur ses pieds. Fébrile, elle réunit ses affaires et les rangea rapidement dans son sac, avant de chercher Sallavïn du regard pour le féliciter. Mais il était déjà en pleine discussion avec la paladine qui l’avait vaincu. Soucieuse de ne pas les déranger, elle décida de ne pas les interrompre. A la place, elle se servit frugalement en nourriture et partie se sustenter sous un arbre un peu à l’écarte, entourant nonchalamment ses cuisses et jambes d’un fatras de notes et de partitions. Si elle avait l’occasion d’apercevoir Boréas ou Podness, elle les inviterait volontiers à la rejoindre. Elle ne serait pas contre leur montrer quelques-unes de ses idées pour le soir.

05/07/2020 17h16
Podness Ragnyss
Podness Ragnyss

Fini le petit déjeuné et la recherche de matériel ! La duchesse et sa suite arrivaient. D'ailleurs il y avait là le petit Timotheos que Pod prit le temps de détailler. Après quelques longues secondes à l'observer, le gnome détourna le regard, prenant conscience de son impolitesse. Le petit bonhomme ne devait pas dépasser Pod en taille. Ce qui lui fit prendre conscience de sa jeunesse !

Voilà donc mon futur élève ! pensa le magicien. Tant pis pour mon envie de mécanique... Mes fusains vont reprendre du service.

Emporté par le flux des spectateurs, il chercha à trouver une place sans trop de grands dadets devant lui... et avec une belle vue sur ses hôtes.
Se faisant, il aperçu Kayla de l'autre côté des gradins. Tant pis, ils discuteraient après la pause.

Les épreuves commençaient ! Entrant sur la piste, les concurrents avaient une série de sauts à effectuer sur des... poneys ? Non ! Des chevaux ! Bien revèches en tout cas.
Voyant que le spectacle tenait plus de la farce que de l'épique, Pod s'intéressa plus à la famille ducale. D'ailleurs, sortant son carnet et ses fusains, il entreprit de faire le portait de Timothéos, puis de la duchesse...

Vint alors le tournoi à l'épée. Cette fois, Podness fut bien plus attentif, même s'il s'accorda de nombreux coups d'oeil appuyés à Timothéos et sa soeur pour essayer de deviner l'intérêt qu'ils portaient aux épreuves.
Inspiré, Pod reprit son matériel et s'attacha à reproduire les expressions et les postures des combattants, surtout le combat final bien sûr !

Enfin, la pause fut annoncée et tous le monde se dirigea vers les tables, pendant que le magicien rangeait ses affaires avec attention.
Repérant Kayla du haut des gradins, maintenant presque vides, et cherchant du regard Sallavïn ou Boreas, Pod se faufilla entre les spectateurs.

- Hey Kayla ! La héla-t-il en arrivant à son niveau.
" Comment ça va ? Vous avez trouvé l'inspiration ? Demanda-t-il en faisant référence aux papiers qu'il l'avait vu manipuler.

06/07/2020 10h48
Boréas Dùnedor
Boréas Dùnedor

Essoufflé et couvert de poussière, la mine un peu dépitée quoique résignée, Boréas n’insista pas. Au moins l’expérience lui avait permis de mesurer l’ampleur des dégâts que le deuil avait provoqué sur l’animal. C’était tout à fait extraordinaire, quoiqu’extrêmement destructeur. Il avait pu constater sans surprise ce que plusieurs mois de rébellion avaient engendrés sur corps du destrier : les muscles de la croupe, du dos et du poitrail étaient flasques, les jambes raidies par l’absence de travail régulier. La cavalcade de la matinée avait dû puiser largement dans les réserves d’énergies limitées d’Hermès, mais Boréas n’avait aucun doute que le géant noir se débattrait jusqu’à la mort; c’était le rôle d’un cheval de guerre.

-« Merci pour votre aide, je vais lui laisser un peu de repos, et réessaierai après les épreuves de saut si vous le voulez bien. Je comprends mieux que vous n’arriviez pas à en venir à bout. En réalité une bonne semaine serait nécessaire si vous voulez mon avis... Je doute sincèrement de pouvoir monter dessus avant la fin de la journée, mais je m’estimerais heureux si au moins il accepte de se laisser approcher et panser. »

Laissant un Hermès somnolant de l’effort et du stress subit, l’éleveur rejoint les épreuves en cours, soucieux de savoir comment ses bêtes s’en sortiraient.
On se retrouve dans une ou deux heures, Terreur.

Il arriva juste à temps pour voir le premier cavalier s’engager sur le parcours. Quelle catastrophe. Si le pansage avait l’air de s’être déroulé sans encombre majeure, l’épreuve de saut fut moins convaincante. Fort heureusement aucun cavalier ne fut désarçonné ou blessé, et il remercia le ciel qu’aucun d’entre eux ne s’en prennent à sa monture. Il ne quitta la piste des yeux que deux fois, afin de guetter une réaction sur les visages de la famille ducale.
Pour le coup d’éclat tant espéré par sa nièce, il faudrait repasser. Pour le poste d’instructeur aussi probablement. Car à moins qu’un miracle ne se produise avec Hermès, il serait dans un bateau de retour à son domaine dès le lendemain. Ce qui ne lui déplairait pas outre mesure soit-dit-en-passant.

Boréas suivit les chevaux vers les écuries à la fin de l’épreuve, heureuse de se soustraire à la foule, mais aussi soucieux de grapiller quelque chose au buffet matinal, pour autant qu’il y reste quoique se soit. Renoncer à voir les combats à l’épée ne lui coûta aucun effort. Ramenant ses protégées par la longe, Boréas sourit doucement en pensant à l’enthousiasme sans faille dont il aurait fait preuve quelques vingt ans auparavant, se présentant sans aucun doute lui-même en lice pour le plaisir de tester ses forces. Une guerre et quelques privations plus tard, il préférait désormais laisser cela aux plus vaillants. Il pria doucement pour qu’aucun candidat ne se blesse gravement et que la qualité du spectacle soit inversement proportionnelle à la déception de la première épreuve.

Boréas lança un regard chargé d’espoir à Hermès, toujours attaché au calme, sa longue crinière emmêlée flottant dans la brise. Prenons notre temps, revenons aux bases.
Il lui amena nonchalamment une brassée de foin à mâcher et un seau d’eau, et resta un bon moment assit à quelques pieds de lui. Boréas espérait ainsi laisser au destrier une chance de comprendre son odeur, et de l’associer la présence de nourriture.
-"Je veux que tu comprenne que je suis là pour ton bien."

C’est la clameur de la foule qui le réveilla. Les combat avaient l’air d’être satisfaisants. Il s'était tout bonnement assoupi contre le mur en pierre, tout près d'Hermès et avait dû dormir une bonne heure, plus fatigué qu’il ne l’aurait cru par cette matinée haute en rebondissements. S’étirant méticuleusement, sous l’œil vigilent d’Hermès, Boréas se dirigea vers le lieu commun où les ménestrels et érudits répétaient ou composaient désormais.
Il avait beaucoup aimé l’interprétation de Kyala lors des entretiens, il espérait capter des bribes de sa future composition.

Mais surtout, il réalisait qu’il avait soudainement envie de discuter. Un peu.

Console R.P.
Lancé de 1d20+2 ~ [14] : 16
Edition 07/07/2020 10h47 par Umberlie
07/07/2020 07h45
Umberlie
Umberlie

Pendant les compétitions, certains parmi les candidats laissèrent leur regard s’attarder vers la famille ducale, et notamment le petit Timotheos et sa sœur.
Le beau-frère de la duchesse, la femme âgée qui lui ressemblait, et la nourrice des enfants ne cachaient pas leur enthousiasme. Pendant le concours d’obstacles, Dame Irene affichait un air tantôt désolé, tantôt catastrophé. En revanche, pendant les combats, elle partageait les émois de la foule tout en restant plutôt discrète.

Quant au futur Duc, s’il ne quittait pas des yeux le spectacle, son visage n’exprimait quasiment rien. Une sorte de masque d’indifférence le recouvrait, seulement troublé de temps à autres par un pli entre les sourcils ou une discrète crispation de mâchoire.
Sa petite sœur, encouragée par son oncle Damianos, criait, riait ou s’extasiait – mais pas toujours au moment opportun ! Ce qui faisait parfois rire les plus proches spectateurs.

--------------
Boréas, lui, avait quasiment renoncé à l’idée de pouvoir monter Hermès dès aujourd’hui. Comme il avait pu l’observer, le traumatisme était grand, et il faudrait sans doute bien plus de temps au grand fougueux pour se laisser apprivoiser.
L’éleveur se dit aussi qu’au milieu de cette foule et de tout ce bruit, le cheval aurait bien du mal à se calmer.

Patient, il s’assit à ses côté – mais pas trop près non plus. Au début, Hermès lui jetait des regards mauvais, couchant les oreilles et agitait furieusement la queue. Puis il se calma peu à peu, tout en gardant l’éleveur dans un coin de son champ de vision. Tant qu’il ne l’approchait pas d’avantage, il cessait d’être agressif. Était-ce là une réelle avancée ?

Hélas, il s’agita de nouveau dès que de puissantes clameurs leur parvinrent depuis la carrière à la victoire de Brindja. Il hennissait, agitait la tête et tirait de toutes ses forces sur sa longe en espérant se dégager. Le maître d’écuries et ses assistants vinrent aider Boréas à l’apaiser, avant de se diriger vers les tables du repas. L’un des palefreniers – Myron – se proposa de rester à ses côtés pour le surveiller, le temps que les autres finissent de déjeuner.

--------------
En revenant vers les chapiteaux, les conversations animées et félicitations allaient bon train. Tant d’émotions, ça vous creuse l’appétit : le repas fut bienvenu pour tout le monde. Ce midi, quelques viandes de gibier grillées et coupées en fins morceaux ornaient les tables, ainsi qu’une sélection de salades de crudités. On trouvait aussi des fruits, frais et séchés, en guise de dessert. L’éternel jus de raisin servait de boisson, aux côtés des carafes d’eau – mais pas de vin sur les tables !

--------------
Alors qu’elle se servait à manger, la blonde paladine se vit adresser la parole par Sallavïn. Elle se tourna vers lui, le regard pétillant :

- Ma parole, un bon perdant ! Bien plus remarquable qu’un vainqueur, dit-elle avec un sourire. J’aimerais posséder votre flegme ; j’avoue avoir bien de la peine à retenir ma frustration. Merci, en tout cas ! Hélas, ce n’est pas moi qu’il faut féliciter. Je me suis bien fait ridiculiser à la fin…
« Et oui, mon cher … ? (elle attend que le melessë lui donne son nom) Vous aurez le plaisir de me retrouver pour le tir à l’arc. Je suis moins à l’aise qu’avec une épée, toutefois j’ai envie d’essayer. Quant aux épreuves équestres… Je ne suis pas vraiment triste de ma non-participation.
« En tout cas, vous vous êtes bien battu aussi. Avec courage et honneur, ce qui n’a pas dû échapper à la Duchesse.

---------------
Non loin, Irene et Damianos félicitaient personnellement les deux vainqueurs : Kamal et Brindja – toutefois, la foule environnante était bien trop bruyante pour espérer entendre leurs propos.
La vieille dame, les enfants et leur nourrice – flanqués de trois gardes tenant la foule légèrement à l'écart – avaient rejoint le coin des invités et se servaient à manger.

Edition 07/07/2020 11h13 par Umberlie
07/07/2020 11h10
Kayla Fal'San'In
Kayla Fal'San'In

L’ombre du feuillage, ciselé de lumière, dessinait en contraste d’élégants motifs abstraits sur la peau de ses jambes nues, doucement pliées vers son buste adossé au tronc. Kayla fixait un parchemin d’un air particulièrement concentré quand elle entendit son nom. Elle releva la tête et sourit doucement à Podness qui s’approchait, le pli soucieux de son front disparu, comme s’il n’avait jamais été là.

- Bonjour à vous ! Heureuse de vous retrouver. Je vais bien, l’inspiration est là mais le résultat n’est pas encore tout à fait satisfaisant. A vrai dire, en voyant le jeune duc aujourd’hui, je commence à douter de mon approche. J’aimerais m’adresse directement à lui, ce soir, à travers ma représentation, mais il a juste l’air… Ennuyé de tout ? Je veux dire, je ne suis pas très friande des duels à l’épée, mais même moi je me suis laissée happer par l’ardeur des combattants ! Mais lui, encore jeune garçon, non ? C’est surprenant, ne trouvez-vous pas ?

Kayla soupira en secouant doucement la tête. Devait-elle finalement adresser son art à la duchesse, pour ce soir ? Ce n’était pas ce qu’elle avait envie de faire, mais, indubitablement, c’était l’approche la plus intelligente. Ce que souhaitait la régente, c’était des précepteurs loyaux et talentueux pour son fils, un désir facile à comprendre et donc « facile » à contenter, d’une certaine manière. Il lui suffisait, en théorie, de montrer la diversité de ses talents, la qualité de son chant et de sa musique, de ses danses, la surprendre juste assez pour s’illustrer parmi les autres participants. En d’autres termes, il suffisait « juste » de faire la démonstration de ses qualités de barde. Ce que Kayla essayait de faire, en revanche, était d’établir un premier pont entre elle et Timotheos. Après tout, à quoi sert un précepteur s’il ne comprend pas son élève ? D’un discret mouvement de tête, elle écarta la question de son esprit pour se concentrer à nouveau sur son interlocuteur :

- Et vous, Podness, comment était votre journée jusqu’ici ?

En attendant la réponse du jeune gnome, la melessë aperçut Boréas qui passait un peu plus loin. Elle saisit l’occasion et interpella l’homme d’une voix forte :

- Hey ! Boréas !

S’il le souhaitait, elle attendrait qu’il s’approche tout en écoutant le compte-rendu de l’érudit sur sa journée, avant de s’enquérir de celle du dresseur :

- Heureuse de constater que vous allez bien. En ne vous voyant pas concourir ce matin j’ai cru qu’il vous était arrivé quelque chose. S’est-il passé quelque chose avec l’étalon de la duchesse ?

08/07/2020 09h43
Sallavïn Tamrel
Sallavïn Tamrel

Sallavïn écouta les compliments qui lui étaient servi avec une réserve modeste, mais répliqua avec un enthousiasme certain :

- Et la duchesse vous aura évidemment admiré également ! Je vous croiserai au tir à l'arc. Je voulais tout essayer aussi, je pense qu'un chevalier n'a pas le choix des épreuves qu'il traverse et qu'il doit faire face au maximum ! Et ne vous en voulez pas pour votre dernier combat... Ma mère dit que ceux qui se battent comme celle qui vous a vaincu se battent pour mourir. Que leur violence est efficace mais ils ne peuvent protéger personne... Et ne font pas de vieux os !

Non pas qu'ils n'étaient pas respectables par ailleurs. Ils avaient simplement une façon de se battre qui les avantageaient sur ce type d'épreuve. La satisfaction de pouvoir déterminer cela avec un peu plus de recul était un véritable soulagement pour le demi elfe. Même si ses dernières victoires y étaient sans doute pour beaucoup...

Tout en discutant paisiblement, Sallavïn se servait à manger, remplissant avec une gloutonnerie mesurée une vaste assiette. Pour l'heure, il avait parfaitement oublié les dernières révélations de la barde, enivré par l'allégresse du tournoi. Cela dit, si la conversation tournait court, il y avait fort à parier pour qu'il se souvienne des horreurs courtisanes de la matinée.

08/07/2020 18h04
Boréas Dùnedor
Boréas Dùnedor

Boréas accepta avec plaisir l’invitation de Kyala à la rejoindre, de concert avec Podness et Sallavïn. Voilà une groupe déjà bien soudé. Une rasade de jus de fruit frais et une tartine plus tard, sa langue se délia.

- Il me semble que c’est à vous que l’on doit l’arrivée des deux concurrents retardataires Kyala ? Savez-vous pourquoi les gardes ne les ont pas réveillés ? J’aimerais d’ailleurs m’entretenir avec ce Khamal, un fin cavalier ma foi.

Boréas distillait ses paroles doucement, laissant parfois de longues pauses entre chaque phrase. Parfois il semblait presque que ses mots se tarissent. Mais chaque phrase était prononcée avec droiture, comme pensée et doucement polie avant d'être dite.

- De mon côté hélas, l’étalon en question s’est révélé bien plus ardu encore. Ce cheval a subi un traumatisme considérable. Je ne peux espérer pouvoir le monter pour les épreuves. J’ai bien peur que ma réputation en ces lieux ne soit fanée avant même d’avoir éclos. Je ne serais pas surprit de devoir reprendre la route de mon domaine très bientôt, avec mes diables sur les talons.
Car si c’est le jeune duc qu’il faut impressionner, la tâche semble considérable. Ce petit là aussi semble porter un lourd fardeau. L’avez-vous vu s’émouvoir une seule fois durant la joute d’armes ?

Une fois le groupe au complet, il présenta ses excuses à Sallavïn.

- Navré de vous avoir causé du souci, Sallavïn. En revanche, je tiens à vous féliciter. Votre performance vous déçoit peut-être, mais sachez qu’avec le peu de temps que vous avez eu pour apprivoiser Syfar, vous vous en êtes extrêmement bien sorti. Et sans blessure de surcroit. Je tiens à vous remercier de la bienveillance dont vous avez fait preuve avec mes bêtes. Cela vous honore.

Edition 13/07/2020 07h33 par Boreas
10/07/2020 15h57
Umberlie
Umberlie

La Paladine hocha la tête d’un air entendu en réponse au melessë :

- Oui. C’est sans doute ce qui nous différencie, vous avez raison. Et en même temps, malgré la frustration, je ne veux pas justifier ma défaite pour autant. J’ai perdu, c’est ainsi. Et je reconnais sans peine qu’elle est meilleure guerrière que moi.

Elle haussa les épaules.

- C’est par l’échec qu’on progresse, n’est-ce pas ? Restez donc bon joueur, Sallavïn.

Elle lui adressa un clin d’œil puis s’éloigna avec son assiette. Le melessë la vit rejoindre l’autre guerrière mercenaire avec qui elle semblait avoir noué quelques liens d’amitié.
Sallavïn choisit donc de revenir vers les siens, un peu avant que Boréas ne rejoigne lui aussi le groupe.

Edition 12/07/2020 04h05 par Umberlie
12/07/2020 03h57