Nouveau monde ou paradis perdu ?

Qualité de l'interprétation du personnage (RP) Allant de 1 à 5 :
  • 1 : Interprète très mal son personnage, en contradiction avec son alignement, etc...
  • 2 : Interprète assez mal son personnage, (vague omniscience, utilisation d'informations hrp)
  • 3 : Interprète correctement son personnage.
  • 4 : Interprète bien son personnage et le fait évoluer, utilise ses traits, son background, etc...
  • 5 : Interprète très bien son personnage et lui donne une personnalité identifiable qui contribue à en faire un personnage mémorable.
Qualité de jeu en groupe, de 1 à 5 (jeu) :
  • 1 : Ignore ou empêche le groupe de faire évoluer les situations qui sont crées, qu'elles soient utiles au scénario ou non.
  • 2 : Ignorer ou empêche un joueur ou le MJ de faire évoluer les situations qu'il créé.
  • 3 : Joue dans le sens du groupe.
  • 4 : Permet à un autre joueur ou MJ de faire évoluer ou de créer des situations de jeu ensemble.
  • 5 : Permet au groupe de faire évoluer ou de créer des situations de jeu ensemble.
Qualité de forme (qualité) de 1 à 5 :
  • 1 : Fautes de français nombreuses et non respect des conventions d'écriture.
  • 2 : Lecture globalement désagréable ou peu compréhensible.
  • 3 : Qualité correcte.
  • 4 : Bonne qualité d'écriture, inventivité, synthétique ou facilement compréhensible.
  • 5 : Très bonne qualité d'écriture, style propre.
Fëanor de Torea
Fëanor de Torea

Fëanor fut promptement mis en défaut par les autres. Pourtant, son hypothèse avait du cachet ! Il attribua leur réaction plutôt vive à de la modestie... ou une mécompréhension. Mais il ne servait à rien d'insister sur ce point pour le moment, et il se contenta de lever un sourcil pour signifier sa désapprobation.
De nouveau en retrait, il ne broncha pas lorsque Nedru s'étendait sur les détails de leur arrivée. Lui-même n'avait pas plus d'éléments sur le sujet qu'il puisse exploiter.
Par contre, la mention de la bibliothèque le fit réagir et c'est les yeux brillants d'excitation qu'il toucha la tête d'excitation... vite douché par la proposition d'ajourner leur visite. Pourquoi retarder ? Lui était en forme ! Il risqua une intervention :

- Je suis également pour visiter cette bibliothèque... se contenta-t-il de dire.

26/01/2021 13h52
Cymbeline Courtmanteau
Cymbeline Courtmanteau

Cymbeline nota mentalement les nouvelles informations obtenues :

« Les ruines furent mises à jour sur les hauteurs, à quelques journées d’ici, il y a une dizaine d’années. »
« Les sauvages ayant perturbé les fouilles étaient des genres d’humains – et non des halfelins pieds sûrs. »
« Les halfelins pieds sûrs habitent dans un autre vallon, mais s’entendent bien avec Holderlin ».
« Ces gens ne pouvaient pas l’aider à rencontrer les sauvages. »

La question de Malaval concernant feu-Bubudir lui causa un frisson d’adrénaline. Aussi fut-elle reconnaissante de la réponse habile qu’y apporta Nedru.

Alors que leur entretien prenait fin, Cymbeline annonça également ses intentions :

- Je pense qu’il y aura bien assez de vous trois pour fouiller la bibliothèque. Personnellement, puisque je ne peux rencontrer les sauvages immédiatement, je compte me mettre en quête des amis du Capitaine.

Il faudrait pour cela qu’elle se renseigne auprès de ses compagnons – elle soupçonnait notamment Nedru d’avoir fait un tour dans la cabine de leur ex-chef-de-bord. Elle l’avait vu en sortir, en tout cas -- juste avant de la rejoindre pour forcer la porte de ce mystérieux Nagash-Kepech-Bubudir. Peut-être avait-il appris des choses intéressantes.

27/01/2021 00h53
Nezami
Nezami

Même s'ils faisaient leur possible pour être le plus discret possible, les compagnons n'eurent pas beaucoup de mal à constater que Nedru avait profondément perturbé ces deux messieurs. Son histoire de Bubudir, loin d'avoir paru fantasque, semblait les avoir mis dans un état de nervosité étrange. Ils écoutèrent toutefois les remarques et précisions des trois autres avec politesse avant de reprendre :

- La bibliothèque ? Excellente entrée en matière, asséna Thomas Marlborough. Celle-ci se trouve dans le quartier central. Nos barmen pourront vous indiquer le chemin demain matin. D'ailleurs, je n'habite pas très loin. N'hésitez pas à me rendre visite pour me faire part de vos recherches ou si vous avez besoin d'aide. J'habite tout près.

Il lança un regard en coin à Malaval avant de continuer :

- Lorsque nous aurons assez d'éléments, je pourrai demander une audience au gouverneur de notre part. Oh... et faites attention en ville. Tout cela crée des tensions et le quartier du port, même dans sa partie intérieure aux remparts, n'est pas réputé des plus sûrs. Méfiez-vous des inconnus. Ce n'est pas Fëanor qui nous dira le contraire...

Et sur ces entrefaits, Marlborough se leva :

- Cher ami, fit-il à Malaval en montrant le jeu d'échec. Cette fois je crois que le jeu est pour moi. Nous en restons là ?

L'autre opina du chef en souriant et les deux hommes quittèrent les lieux après de longs remerciements pour les compagnons, le temps qu'ils avaient accordés malgré leur fatigue etc...

Une fois seuls, les compagnons se regardèrent, un peu hébétés. Il était temps de manger, non ?

Edition 28/01/2021 22h27 par Nezami
28/01/2021 22h25
Nedru d'Enumasam
Nedru d'Enumasam

C'est avec un rictus intérieur que Nedru prit note de la réaction de leurs hôtes face à ses divagations. Puis, réalisant qu'il ne devait pas passer à côté d'une information parce qu'il était trop occupé à se lustrer son propre poil, il prit une note mentale. Peut être craignent-ils réellement l'arrivée d'un magicien dans leur ville. Alors Nagash serait attendu... et redouté ?

S'inclinant devant l'invitation gracieuse de Malborough, l'antiquaire se leva et prit les devants en direction de la sortie, laissant à son épouse le soin de couvrir leurs arrières. Il ne jeta pas un regard en direction du jeu d'échec, n'ayant aucune compétence pour cette forme d'amusement. Regrettable ! Il y remédierait s'il avait le temps... Il devait même y avoir là une manière de communiquer silencieusement...

De retour dans la chambre, le sorcier extirpa du revers de sa chemise les quelques papiers dérobés dans le cabinet du capitaine, les posant sur la table principale de leur jolie chambre. Il souleva un sourcil en direction du jeune prêtre, puis décida que sa présence n'était pas une gêne. S'il jouait un double jeu, il était diablement doué. Sinon, il serait plus utile en connaissant la vérité.

- Restons là pour discuter un peu ? Je préférerai que l'on dîne ici, plutôt qu'à la portée de toutes les oreilles indiscrète de la région.

Sans s'asseoir, il déambula dans la pièce pour laisser aux autres le soin de parcourir les missives. Son ventre se tordit et poussa un long cri discret de plainte. Malgré tout, l'hériter d'Enumasam souhaitait battre le fer tant qu'il est chaud et que leurs idées restaient vives.

- Voilà une lettre reçue par le capitaine du Lady Diana, envoyée par Kepesh. L'autre, il n'a jamais pu l'envoyer mais il la destinait à l'élue de son cœur. Vu ce qu'il pensait lui écrire, je crois qu'il était capable de se confier auprès d'elle, elle doit connaître la plupart de ses secrets.
On y lit dans ces deux lettres une chose commune : le capitaine faisait transiter quelque chose de précieux, si précieux qu'il s'attendait à se faire attaquer. « On ne paye pas une fortune pour aider une vieille dame à traverser », ou quelque chose comme ça. Peut être qu'il s'agissait de Nagash, peut être des choses dans les cales du bateau... Quoi qu'il en soit, nous devrions chercher cette confidente... ou ce confident du capitaine.

Il joua un peu avec sa chevalière du bout de l'ongle, avant de se diriger vers la porte de sortie.

- Je vais demander à ce que l'on nous monte des légumes pendant que vous lisez ça.

Et il s'exécuta tout simplement, avec la désinvolture de celui qui donne des ordres et n'en reçoit pas.


.......
Les lettres :
LETTRE 1 :

Port-Franc, Acoatl, année 345 (nous sommes en 350)

Capitainerie de Port-Franc
Par délégation du gouvernorat de Port-Franc.

Objet : Patente de délégation de mandat de transport.

Par la présente, nous désignons Monsieur Regan Teels, Capitaine de la Galiote « Lady Diana », titulaire d’une délégation de service de transport de marchandises pour le compte du gouvernorat de Port-Franc pour une durée de 6 ans reconductible tacitement.

Cette délégation de transport est effective pour les marchandises suivantes :
- Produits alimentaires et de première nécessité
- Textiles
- Matières premières non minérales
- Petit Matériel de mine et de manufacture.

Cette délégation peut s’étendre, ponctuellement, au transport de passagers occasionnels non sujets à rotation régulière.
Fait au nom du gouvernorat de Port-Franc (Sceau)


LETTRE 2 :

A Monsieur Regan Teels,
Capitaine du Lady Diana
(daté de 2 jours avant le départ)



Cher Monsieur,
Je suis ravi de voir que vous acceptez ma demande de convoyer mon fils jusqu’au comptoir de Laälmath. Et j’apprécie encore plus la discrétion qui est la vôtre et qui fait votre renommée. L’avance que vous avez reçu avec ce courrier saura, je l’espère, vous montrer ma bonne foi.
Mon fils devant rester quelque temps à Laälmath, je vous remercierai de vous adresser directement à lui pour vous accorder sur son retour à Port-Franc. Peut-être aura-t-il avec lui quelques menues bagages supplémentaires qui sauront, je m’en doute, trouver une place dans vos cales. Je sais que vous saurez prendre soin de ces objets fragiles comme vous savez que vous en serez dédommagé.
Bien à vous
Votre Ami
Missak Kepesh


LETTRE 3 :

(A l’étude, on constate que cette lettre a été cachetée puis décachetée alors que la cire était encore chaude).

Chère amie,
Longues sont les heures loin de vous et je ne sais quand nous pourrons de nouveau trouver le temps de nous rencontrer. En tout cas ma vie sans vous est un martyre. Il me tarde de me jeter à vos pieds. J’aurais, je l’espère, bientôt suffisamment d’effets pour être digne de vous.
Je dois toutefois vous transmettre ces pensées que je ne saurai révéler à personne d’autre. Ce qui se passe dans ces terres sauvages m’inquiète au plus haut point. Je vois d’un côté des hommes dégorgeant de richesse et ivres de puissance. Et de l’autre des hommes ivres tout court et dégorgeant leur vie pour assouvir les besoins des premiers. Je ne comprends pas très bien quelle folie les pousse, les uns comme les autres. Peut-être la même que celle qui me conduit à faire ces va-et-vient ridicules entre deux points perdus… car c’est bien folie que de vous aimer ainsi.
Quoi qu’il en soit, quelque chose d’étrange agite la jungle qui pousse après les plages et les récifs. Je ne m’en approcherais sous aucun prétexte mais j’ai l’impression que ce mystère vient à moi – malgré moi. J’ai accepté un somme déraisonnable pour un service qui semble insignifiant… Et maintenant que nous sommes en route, il me semble évident que c’était une erreur. Qui offrirait une bourse pleine d’or pour aider une vieille dame à traverser la rue ? Qui si cette vieille était réellement ce qu’elle semblait être ?
Vivement que cette histoire soit réglée. Ma décision est prise. Je changerai de cap en espérant que les vents me portent jusqu’aux voiles de vos draps.
Celui que vous torturez de son plein gré.

Edition 30/01/2021 17h15 par Nezami
30/01/2021 09h29
Elindine d'Enumasam
Elindine d'Enumasam

Quand tous ses compagnons eurent quitté la loge de Marlborough, Elindine se leva, salua leurs hôtes d’une brève révérence avant de les remercier pour leur invitation. Elle emboita finalement le pas à la petite troupe, jusqu’à leur chambre. Nedru voulait qu’ils fassent le point à l’abri des oreilles les plus indiscrètes et cela lui convenait fort bien.

A sa grande surprise, il fut le premier à exposer ses découvertes. Restée devant la porte close, la jeune femme s’approcha de la table où son époux avait déposé trois missives, le couvant de deux yeux reconnaissants. Elle lut chacune des lettres avec attention et curiosité, lançant parfois des regards amusés au sorcier. Les deux documents officiels n’éveillèrent pas grand-chose en elle, si ce n’est un certain agacement. Des formules administratives pompeuses pour l’une et dans l’autre, un enchevêtrement mielleux de mots condescendant pour remercier un homme qui, finalement, était mort dans sa mission. En était-elle la cause ? Difficile à dire, mais Elindine n’en détesta pas moins ce « votre ami » qui signait la missive et sonnait comme un fouet outrageant à son oreille. La plus intime des lettres, en revanche, était un peu plus croustillante. La rousse y reconnut les tournures que recevaient parfois Phina, de la part de ses clients les plus fidèles. Ce capitaine avait été un bien pathétique être humain, au moins semblait-il en avoir conscience.

Quand elle eut fini, elle retourna s’adosser à la porte, par habitude et par prudence : on ne savait jamais quelles oreilles pouvaient s’y coller, dans une auberge. Elle croisa les bras et quand Nedru fut de retour, elle exposa ses propres conclusions :

- Bien, si je résume les évènements qui nous amènent ici… Il y a 30 ans, Laalmatl était fondée ici, pour exploiter ses terres riches en minerais et bénéficier de sa baie abritée. Il y a 10 des ruines ont été découvertes et un commerce particulièrement lucratif s’est mis en place avec les riches propriétaires de Port-Franc et de la Cité Franche. Il y a un mois, les disparitions ont commencé, puis l’apparition des noyés. Le gouverneur, impuissant, a décidé de fermer la ville en attendant les renforts, en vain, puisque seules 8 personnes ont survécu à la rencontre avec le poisson-face-de-poulpe.
« L’un des acteurs de ce commerce d’antiquité est, apparemment, un certain Missak Kepesh, dont le fils, Nagash Kepesh, était avec nous sur le Lady Diana. Grâce aux documents récupérés par Nedru, nous savons que le capitaine devait apparemment l’amener sain et sauf ici et qu’il a été grassement payé pour cela.
« D’autres parts, ces fouilles ont dérangé des locaux qui, peu satisfaits des manières de leurs nouveaux voisins ont à cœur de le leur signaler, par les armes. La ville est donc prise en tenaille entre un danger venu du port et un venu de la jungle.
« Cette situation impacte probablement de façons assez distinctes les différents habitants de la ville. Les ouvriers et marins sont très certainement les plus en difficultés : ils ne peuvent plus accéder à leurs gagne-pains sans risquer leur vie. D’un autre côté, ce sont aussi eux qui se sont retrouvés au plus près de chaque menace, avec les aventuriers. Ils sauront peut-être mieux nous renseigner que les notables et leurs gardes, qui, de leur côté, ont les moyens de nous ouvrir les portes qui mènent au gouverneur ou, au contraire, de nous empêcher de le rencontrer.
« A ce propos, je me suis rappelée quelque chose durant notre discussion avec Thomas de Marlborough, fils du comte de Malstaff de la Cité Franche, dit-elle d’un air pompeux.
« Sa famille était en vue dans la capitale, il y a une vingtaine d’années, mais apparemment leurs… Méthodes commerciales, leurs audaces et leurs ambitions en la matière leur ont couté leur réputation, les forçant hors de la ville. J’imagine que c’est ici qu’ils ont exporté leurs désirs de richesses et probablement leurs façons de faire, ainsi qu’une petite rancune envers ceux qui les ont chassés de la Cité Franche, j’imagine.

En arrêtant-là son long exposé, Elindine souriait, visiblement amusée par la situation et intérieurement fébrile, impatiente d’entendre les informations que pourraient partager les autres.

30/01/2021 23h58
Cymbeline Courtmanteau
Cymbeline Courtmanteau

Finalement, Cymbeline n’eut même pas besoin de poser la question. Sa muse favorite venait d’elle-même de déposer quelques précieux documents sur la table, afin de les soumettre au jugement de tous.
La barde détailla leur contenu, son visage reflétant les diverses émotions que chaque lettre lui inspirait. Elle finit sa lecture les sourcils froncés, et l’air ennuyé.

Elindine exprima ensuite ses réflexions sur la situation, permettant à chacun de remettre les choses à plat.

- Merci, pour le partage. Si nous devons travailler ensemble à résoudre ces mystères, la transparence me parait importante !

Elle se mordilla les lèvres un instant.

- D’ailleurs, je n’ai pas été très honnête sur le but de ma venue ici, avoua-t-elle dans un murmure.

Elle guetta un instant les réactions de chacun avant de poursuivre :

- Je ne suis pas venue de mon plein gré, ni spécialement pour y trouver l’inspiration – même si je suis bien servie en la matière. J’ai été chargée d’une mission par Port-Franc pour enquêter sur les retards de livraisons de marchandises, et les soupçons pesant sur le Gouverneur concernant ce problème.

Elle haussa les épaules.

- Ca ne change pas grand-chose finalement, il me semble que nos objectifs ne sont pas si lointains. Je vous demanderais juste de ne pas trahir ma couverture hors de ces murs.

Elle laissa les autres réagir, puis :

- Concernant ces lettres, je pensais me mettre à la recherche des contacts du capitaine. Pour sa mie, je doute qu’elle se trouve à Laälmath. Mais peut-être a-t-il d’autres amis dans le coin ?

Edition 31/01/2021 02h57 par Umberlie
31/01/2021 02h55
Nedru d'Enumasam
Nedru d'Enumasam

Une fois sa commande passée, il remonta dans la chambre sans prendre soin de payer, comme il avait été convenu plus tôt. Il resta un moment devant la porte, cherchant à entendre des bribes de phrases, comme pour s'assurer que les sons ne perçaient pas aussi facilement que dans une grange.

Satisfait, il entra, s'installa dans un siège confortable pour écouter le résumé de son épouse. A priori, tout y était. Le fait que Marlborough soit un adepte des pratiques commerciales scandaleuses l'arrangeait plutôt et Nedru hocha la tête d'un air méditatif pendant qu'Elindine concluait ses propos.

Les révélations de Cymbeline le surprirent assez pour qu'il marque un arrêt dans ce qu'il faisait : nettoyer ses ongles avec application. Il releva la tête pour l'observer plus attentivement. Une espionne mandée par les autorités ? On peut dire qu'elle cache bien son jeu... Voilà que soudain, tout cela ne l'arrangeait plus ! Et s'il devenait la cause des prochains retards dans les livraisons ?! Elle ne s'en rendait pas compte, mais leurs objectifs finaux étaient assez lointains en vérité... Au moins, cette révélation montrait que la couverture que s'était donnée l'antiquaire tenait bon. Et dans un sens elle avait raison : ils devaient faire équipe pour résoudre le problème principal. S'il pouvait se mettre une espionne dans la poche en même temps...

- Merci de nous faire confiance.

Il retourna à l'étude de ses ongles, pensif, pendant que l'espionne musicienne proposait la suite des opérations à mener. Elle avait raison: ils avaient réuni leurs différentes connaissance, restait désormais à en faire quelque chose !

- « Bonne idée, mais cherchez tout de même la dame, on ne sait jamais... Il faudra également se rendre dans la bibliothèque, mais surtout... Je pense qu'il nous faudra enquêter hors des murs, sur le site de recherche. » Il posa ses doigts les uns contre les autres, levant les yeux aux poutres pour réfléchir. « Nous allons avoir besoin d'alliés. Il y avait en bas un petit groupe qui a attiré mon attention : leur matériel est de bonne qualité, ils portaient des armes et semblaient aptes à affronter de grands dangers... J'aimerai connaître la raison de leur présence ici et s'ils ont des renseignements sur la jungle. Si les choses deviennent plus concrètes que la visite d'une bibliothèque, nous aurons besoin de ce genre de muscles... »

Sans aucune arrière pensée, il jeta son regard sur le plutôt chétif sang-mêlé qui n'avait toujours rien dit.

06/02/2021 12h12
Georges (L'Aubergiste)
Georges (L'Aubergiste)

Nedru n'était pas remonté depuis cinq minutes qu'on frappa à la porte.

- Messieurs, gentes dames, Votre repas.

C'était la voie de Georges, l'aubergiste, qui attendait sagement que quelqu'un vienne ouvrir. Deux commis entrèrent alors et déposèrent sur une desserte toute une kyrielle de mets : Légumes rôtis, purées parfumées, charcuterie et belle pièces de viande rouge. En un éclair, tout était servi, les cloches avaient été ouvertes pour présentation des plats puis refermés pour garder la chaleur, et bientôt les commis étaient de nouveau dehors.

Georges salua bien bas les compagnons :

- De la part de Monsieur de Marlborough, notre meilleure cuisine. Bon appétit.

Et sur ces mots, il referma la porte, laissant les compagnons à leurs réflexions.

Passée la surprise, cet interlude laissa à Nedru le temps de repasser dans sa tête son aller-retour dans la salle commune. Clairement, pas grand monde avait bougé : Les militaires buvaient toujours entre rigueur et bavardages, de même que le petit groupe qui écoutait la joueuse de harpe. Enfin, il y avait une petite cohue au comptoir et les gens un peu paumés qu'il prenait pour des illuminés étaient toujours là. Enfin, il était sûr d'avoir reconnu le visage de quelqu'un mais impossible de se souvenir qui c'était. Il était au comptoir à commander, a entre-aperçu une silhouette familière mais sans vraiment s'y intéresser. Ce n'était que maintenant qu'il réalisait qu'il avait peut-être raté quelque chose...

Edition 07/02/2021 21h26 par Nezami
07/02/2021 21h23
Nedru d'Enumasam
Nedru d'Enumasam

Alors qu'il se passait en revue les différentes personnes présentes dans la salle en contemplant la grande diversité des plats présents devant eux, Nedru eut une sorte de gêne. Il avait raté quelque chose. Il ne se souvenait plus de quoi, ou de qui, mais il y avait en bas un détail qui le gênait, sur lequel il n'arrivait pas à mettre le doigt.

Assez pour vous couper l'appétit d'un homme !

- Je reviens. Je crois qu'il y a une gêne en bas.

Il regarda un instant les deux femmes, conscient que s'il s'agissait d'un membre du Lady Diana, elles seraient plus à même de le reconnaître que lui.

- Commencez à manger sans moi mais si je tarde, revenez me chercher !

Fit-il dans un faux sourire en sortant de la pièce, refermant la porte soigneusement derrière lui, pensif. Il s'engagea dans le couloir qu'il faudrait pour ne pas être vu, faisant appel aux étranges murmures qui flirtaient avec ses pensées. Alors qu'il levait la main à la manière d'un chef d'orchestre, il lui semblait que grimpaient sur lui de bas en haut une myriade de murmures, de gémissements, de plaintes mais également de rires. Chacun croassait des accents différents sur sa peau et ses vêtements, le couvrant intégralement d'une nappe de mensonge incarné dont le langage n'inspirait aux mortels que peur ou dégoût. Le déguisement de Nisgriph colla à sa peau comme la rumeur de la cohorte de ses démons.

L'antiquaire frissonna, d'une satisfaction mêlée de gêne. Cela avait un côté répugnant à utiliser, comme la plupart des sortilèges prêtés par son patron.

En repassant l'angle du couloir, Nedru était devenu blond et son visage était carré et sec, les yeux enfoncés dans une peau halée. Légèrement plus petit, plus trapu, ses vêtements avaient désormais les teintes caractéristiques de celles du coin et portaient les stigmates d'une vie de dur labeur. Il changea du mieux possible sa démarche pour l'alourdir et descendit la volée de marche, mine de rien, se mêlant rapidement aux communs pour observer plus attentivement les environs.


....
incantation occulte : déguisement

Edition 12/02/2021 14h15 par Nedru
12/02/2021 14h13
Elindine d'Enumasam
Elindine d'Enumasam

Le retour de son compagnon fut promptement suivi de l’arrivée de l’aubergiste et d’une petite brigade de commis qui étalèrent devant eux tout ce que les lieux avaient de plus gouteux et de plus chers. Elindine observait, médusée, partagée entre la salive que les fumés délicats faisaient monter à ses lèvres et l’agacement profond que ce « cadeau » éveillait en elle. Elle se méfiait de la générosité, celle des puissants d’autant plus et ce Marlborough n’avait pas vraiment l’air d’être du genre à ne rien attendre en retour d’une telle offrande, ne fusse-t-elle jamais demandée par ses chanceux destinataires. Sa sourde colère fut interrompue par le soudain revirement de son époux, qu’elle vit passer à côté d’elle pour ressortir aussitôt.

- Une gêne ? Comment ça ? De quoi tu parles, Ned… Ru…

Coupée dans ses interrogations et doublement frustrée, la rousse fusilla du regard la porte close et, sans hésitation, la rouvrit pour suivre le brun… Qui avait disparu, semble-t-il ? Au bout de la coursive descendait un homme blond et trapu. Nedru était-il donc parti en courant ? Elle s’ébroua, referma la porte, avant de se fendre d’une simple consigne pour Cymbeline et Fëanor :

- Je vais jeter un œil, si vous voulez me suivre je ne vous retiens pas, mais restez discret. Je ne sais pas ce qu’il a vu, mais j’aime autant ne pas attirer son attention.

Elle sortit à nouveau, se faufilant hors de la chambre jusqu’à la rambarde, observant la pièce en contrebas d’une hauteur appréciable pour contempler la scène de l’auberge et y débusquer Nedru et tout ce qui avait pu le troubler.

[HRP : investigation contre le sort déguisement de Nedru + discrétion + perception]

Console R.P.

Lancé de 1d20 ~ [10] : 10

Lancé de 1d20+6 ~ [6] : 12

Lancé de 1d20+8 ~ [10] : 18

Edition 12/02/2021 15h09 par Elindine
12/02/2021 15h06
Fëanor de Torea
Fëanor de Torea

Fëanor, resté en retrait, n'avait pourtant pas perdu une miette des échanges entre ses nouveaux compagnons et leur hote. L'homme l'intriguait malgré lui. Si le prêtre avait appris quelque chose depuis qu'il avait quitté l'innocence de son île et la protection de sa mère, c'est bien que les hommes ont toujours une idée derrière la tête pour servir leur intérêt. Et plus encore les puissants et les riches, qui s'adonnaient à ce sport comme un passe temps, toujours à la mode.
Il s'appliqua donc à ne pas paraître suspicieux et utilisa sa réserve comme sa meilleure arme pour écouter et observer sans attirer les regards.

Vint pourtant le moment où il fallut prendre congé et il fut décidé de rejoindre leur chambre pour mieux décidé de la suite.
Fëanor ne savait toujours pas sur quel pied danser avec les rescapés du Lady Diana. La confiance était difficile à obtenir et le comportement du marchand lui déplaisait trop pour lui tourner le dos et lui ouvrir son coeur.

Contre toute attente, Nedru prit la décision inverse et accepta de partager avec lui des lettres au contenu intéressant. Le prêtre les lus en dernier, s'amusant à lire sur le visage des lectrices les émotions qu'elles provoquaient. La curiosité fut la plus forte et c'est en écoutant les récits d'Elindine puis de Cymbeline qu'il termina sa lecture avec avidité.

Alors qu'il réfléchissait à tout ceci, se rappelant ses propres connaissances et conclusions, on leur livra un repas digne des plus riches tablées. Un sentiment partagé le secouait. L'eau lui montait à la bouche devant tant de mets et d'odeur alléchantes bien sûr. Mais la culpabilité s'en mêlait après autant de temps passé à distribuer le pain aux malheureux du quartier voisin... L'estomac du melessë se tordi et il dut retenir un haut le coeur. Ses yeux trahissaient sa tristesse et son incompréhension. Fëanor remercia intérieurement le marchand qui avait décidé de quitter la chambre à ce moment là, lui offrant la diversion parfaite...
Il se racla la gorge, cherchant ses mots lorsque sa dame sortit à son tour, le laissant seul avec la baladine, espionne à ses heures perdues. Il avait reprit des couleurs et lorsqu'il croisa son regard, il lui fit un large sourire sincère.

- Eh bien ! Nous voilà seuls... Que d'informations d'un seul coup ! Je ne sais pas trop quoi en faire...

Un peu gêné, il detourna le regard et se frotta la nuque en fixant le plancher.

- Mais quel mouche les as piqué tous les deux ?!
" De quoi parlait le... Sieur d'Enumasam... au juste ? Un peu pour lui même.

12/02/2021 23h10
Cymbeline Courtmanteau
Cymbeline Courtmanteau

Les yeux de Cymbeline se mirent à briller à l’arrivée des plateaux. À cet instant, le reste du monde n’existait plus. Le gros poisson féroce, ses sbires dégoutants, les ruines mystérieuses… Rien, à part ces mets à l’odeur délicieuse qu’ils avaient, après tout, bien mérité.

Se souciant assez peu des inquiétudes des deux bourgeois, la barde s’approcha du plateau et commença à se servir.

L’elfe chétif, resté dans la pièce avec elle, commença lui aussi à s’angoisser. Elle lui jeta un regard nonchalant, tout en piquant de sa fourchette une pièce de charcuterie.

- Je ne sais pas… Mais si ça vous inquiète, vous pouvez aller voir.

Nedru avait dit d’attendre. Pourquoi lui désobéir ? Elle porta sa fourchette à la bouche et mâcha avec délice. La nourriture, et l’alcool… L’un des plaisirs qu’elle appréciait le plus dans son métier, et qui l'avait encouragé à se mêler à la belle société. On mangeait vraiment trop mal dans les bas-quartier de la Cité Franche…

Edition 13/02/2021 04h58 par Umberlie
13/02/2021 04h58
Nezami
Nezami

Pendant que dans la pièce, les deux compagnons obéissants attendaient sagement, l'une mangeant, l'autre n'osant pas au souvenir des pauvres de la cité, le couple de bourgeois avait filé dans le couloir.

Lorsqu'elle arriva à la Rambarde, Elindine fit ce qu'elle put pour rester discrète mais elle était surtout emportée par la curiosité. Elle voyait qu'une douce cohue continuait d'agiter la salle mais avant qu'elle ait pu mettre la main sur son mari ou le fruit de sa recherche, elle fut hélée depuis me rez-de-chaussée par une voie Forte mais Chaleureuse :

- Elindine ! ELINDINE ! Où sont les autres ? Venez donc par ici !

C'était le voix de Victor Pacini qui avait résonné au dessus du vacarme de la salle. Nulle chance qu'elle passe inaperçu après cela. Beaucoup de têtes s'étaient tournées vers le dockers puis sa cible.

Depuis sa propre place, Nedru restait méconnaissable et discret. Mais il semblait bien que la présence visible de sa compagne compromettait son objectif. Et du reste, il ne voyait plus rien dans cette salle à part la figure familière du Docker qui les avait raccompagné jusqu'ici. Il avait même l'impression que la forme qu'il avait discernée tout à l'heure n'était rien d'autre que ce brave homme... mais il n'était plus sûr de rien. Tout s'embrouillait dans sa tête.

Qu'allaient-ils faire désormais, l'une comme l'autre ? Aller aborder le docker, ou quelqu'un d'autre ? Retourner à leur chambre ? Et que faisaient les deux autres pendant ce temps ?

14/02/2021 18h45
Fëanor de Torea
Fëanor de Torea

Fëanor observa l'halfeline se jeter sur la nourriture, horrifié. Il sentit le sang quitter son visage, prit d'un léger vertige. Une remarque se formait déjà sur ses lèvres lorsqu'un long gargouillis s'échappa de son ventre, lui signifiant qu'il avait très faim lui aussi... Du blanc cireux, son visage passa au rouge vif et il se détourna, la salive envahissant sa bouche malgré lui. Déglutissant avec difficulté, le prêtre soupira profondément lorsqu'il se décida enfin à approcher.
Hésitant, il considéra les victuailles et attrapa une assiette. Choisissant les aliments les moins gras, il gratifia Cymbeline d'un pauvre sourire.

- Si je m'écoutais, je prendrais tout ceci et je le distribuerais aux enfants. Ils meurent de faim à deux rues d'ici et je suis là à me baffrer... Je me fais honte ! murmura-t-il à moitié pour lui-même.

Fixant son assiette, le regard perdu tout autant que ses pensées, il continua dans un souffle.

- Nous devons trouver rapidement comment se débarrasser de ce monstre Cymbeline ! Les habitants des quartiers du port souffrent trop de la situation...

Soudain, le prêtre se débarrassa de son assiette et se tourna vivement vers l'halfeline, posant ses mains sur ses épaules. Ses yeux bleus acier plongé dans les siens, il s'écria :

- Victor ! On a faillit oublier Victor !

Edition 14/02/2021 18h50 par FroloX
14/02/2021 18h45
Elindine d'Enumasam
Elindine d'Enumasam

La foule, en bas, ne lui apprit rien et Nedru ne semblait pas s'y trouver pas non plus. Elle fronçait les sourcils, incertaine, quand elle entendit la voix de Victor qui l'interpelait en contrebas. Ses yeux se fermèrent un instant, contrariée de ne pas avoir su masquer sa présence aussi bien qu'elle l'aurait voulue dans un premier temps, mais peu importe. Quoiqu'ait pu alerter son époux, elle n'en voyait rien désormais. Elle expira et releva le visage pour sourire au docker. D'un geste bref elle lui indiqua qu'elle revenait, avant de tourner des talons pour retourner dans la chambre.

Edition 15/02/2021 15h17 par Elindine
14/02/2021 22h52
Nedru d'Enumasam
Nedru d'Enumasam

Est-ce que c'était lui, dont il avait croisé la figure sans s'occuper de sa présence ? En proie à la paranoïa qui convient à tout bon gredin de bas étages pactisant avec des puissances occultes, le sorcier était contrarié.

Le docker hurlant était contrariant également. Il était probable que le personnage soit connu et peut être était-il en froid avec leurs nouveaux meilleurs amis. N'était-ce pas lui qui leur avait conseillé de ne pas faire de choix de relations trop rapides (conseil suivi avec un doigté discutable) dans ce panier de crabe ? Si c'était le cas, à quoi jouait-il ? Coment pourraient-ils s'acoquiner avec les crapules locales si une telle personnalité leur affichait son soutien ? Baaa... On s'y retrouvera !

Son tour de la pièce effectué, Nedru soupira intérieurement, décidant qu'il était temps pour lui de faire une pause et de manger tranquillement. Trop s'encombrer l'esprit était obligatoire quand on passait son temps à mentir, mais la journée avait été un peu longuette et il était épuisé. Peut être imaginait-il des choses ?

Alors qu'il remontait les marches menant aux chambres, il s'installa à nouveau dans un angle désert du couloir pour dissiper le tissu de mensonge qui le recouvrait. Il retournerait alors dans leur coquette chambrette, prêt à dévorer les mets que son estomac accepterait, retrouvant sa femme sur le seuil et ses compagnons toujours à l'intérieur.

Edition 15/02/2021 12h35 par Nedru
15/02/2021 12h01
Cymbeline Courtmanteau
Cymbeline Courtmanteau

Concentrée sur son repas, Cymbeline n’écoutait que d’une oreille les propos ennuyeux du prêtre. Qu’avait-il à se plaindre ainsi ? Est-ce lui qui venait d’échapper à un naufrage, puis à un poisson psychédélique, puis à un jet de caillasses, puis à une attaque de noyés ? Qu’il lui fiche la paix, à la fin ! Qu’il garde pour lui ses états d’âme. Son repas, elle l’avait mérité. Et comptait bien en profiter. Qui sait quand viendrait le prochain ?

Elle répondit à ses lamentations d’un grognement exaspéré.

- Rien ne vous oblige à manger, si vous n’en voulez pas. Quant aux habitants du port et d’ailleurs, ils attendront que je finisse mon repas.

Loin de se calmer, le prêtre se jeta soudain sur elle, tout paniqué. Allons bon, ne tenait-il jamais en place ? Victor, Victor ! Oui, très bien ! Qu’il descende le chercher, alors !

C’est alors que le couple de bourgeois réapparut. Cymbeline en profita pour se dégager.

- Un problème ? Leur demanda-t-elle entre deux bouchées.

Edition 16/02/2021 01h18 par Umberlie
16/02/2021 01h17
Elindine d'Enumasam
Elindine d'Enumasam

Elindine sursauta presque en croisant Nedru au seuil de leur chambre. Elle avait bien entendu quelqu’un passer, mais elle ne s’attendait pas du tout à ce que ce soit la silhouette élégante de son époux, au contraire, elle était persuadée d’avoir vu… Peu importe, elle était épuisée et ne pensait probablement plus tout à fait droit. Ce fut pourtant en considérant le sorcier avec une curiosité toute emprunte de méfiance qu’elle poussa la porte de la suite, retrouvant un Fëanor très agité face à une Cymbeline occupée à se remplir l’estomac. Un fin sourcil roux se haussa dans un visage souriant, mais Elindine n’en ajouta pas davantage, au contraire, elle alla s’affaler en face de la nourriture.

- Victor est en bas, justement, il voudrait qu’on descende le voir, un long soupir s’échappa des lèvres de la jeune femme.
« D’ordinaire rien ne me ferait plus plaisir que de me mêler à la foule, mais je dois admettre que je suis bien plus fatiguée que je ne l’aurais cru. J’ai cru… son regard remonta un instant vers le visage barbu de son compagnon, incertaine. Non, rien… En tout cas, exceptionnellement, j’apprécierais que ce soit plutôt Victor qui nous rejoigne. Vous pourriez aller lui demander, s’il vous plait ? finit-elle enfin par demander au melessë, son sourire transpirant d’épuisement à peine réprimé.

16/02/2021 23h08
Fëanor de Torea
Fëanor de Torea

Avant même que Cymbeline le repousse, Fëanor s'était figé, le visage pourpre, en prenant conscience de sa position. Il recula donc volontiers à l'arrivée des deux autres, tout en se frottant les bras, les yeux rivés au sol. L'halfeline pouvait manger le plateau sans qu'il n'intervienne maintenant.
Les explications d'Elindine tirèrent pourtant le prêtre de sa torpeur et il était complètement maître de lui-même quand il passa la porte, se retournant pour expliquer son geste :

- Je vais chercher Victor ! Il y a de quoi manger pour tous le monde ici... Et nous serons plus tranquille pour discuter.

Avant qu'il ai pu faire deux pas, Cymbeline, la bouche à moitié pleine, lui demanda de ramener aussi les marins. Sans ralentir, Fëanor continua sa course dans le couloir et rejoignit la balustrade en quelques enjambées, cherchant le docker et les marins dans la salle. Il les repéra assez vite, de là où il était et descendit les rejoindre. Il n'était pas question de se faire remarquer en les hélant de là-haut !
Il ne lui fallut que quelques minutes pour les convaincre de les rejoindre, la promesse d'un bon repas comme motivation...
Il les précéda à la porte de la chambre.

- Je vous ramène sieur Victor et vos compagnons !

Edition 28/02/2021 11h14 par FroloX
23/02/2021 15h05
Vittorio Pacini
Vittorio Pacini

Lorsque Fëanor arriva dans la grande salle une nouvelle fois, il n'eut pas grand mal à trouver Victor. Celui-ci, accoudé au long comptoir, un verre à la main, discutait avec toute une aréopage dont faisaient partie Gerald et le Bosco. Il semblait même que l'essentiel de la discussion se passait entre eux.

Comme le jeune prêtre arrivait à proximité, le docker l'accueillit avec un franc sourire mais une pointe de tristesse dans le regard.

- Je croyais que vous m'aviez oublié... ou autre chose. J'ai croisé Elindine il y a quelques instants mais elle a fait mine de ne pas me voir et s'est volatilisée.

Puis après un silence assez pesant :

- Alors, les voyageurs sont bien installés ? J'ai proposé à Gerald et Robert de dormir chez des amis à moi. Les tarifs de la maison ne sont pas dans les moyens de leurs bourses.

Fëanor expliqua leur lassitude ainsi que leur hébétude au vu de la situation ici et lui expliqua qu'ils les conviaient tous trois dans leur suite pour manger et discuter plus "au calme". Les marins prirent cette annonce avec enthousiasme et Victor opina du chef. Il glissa un mot à deux compagnons proches de lui, leur tapa sur l'épaule d'un geste fraternel et emboita le pas du melessës.

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Lorsqu'il pénétrèrent dans la chambre, Gerald pouffa de rire en voyant Cymbeline engloutir la nourriture mais il ne se fit pas prier et aller s'assoir tout à côté d'elle et, un clin d’œil de connivence plus tard, il se mit à pied d’œuvre pour aider l'halfeline dans ta mission.

Le bosco fut moins cavalier mais il ne tarda pas à se jeter lui aussi sur les mets de viande et la boisson qu'il trouva, disant simplement à son vis-à-vis le plus proche

- Vu notre journée, on a pas volé notre banquet !... Et on sait pas ce qui nous attends.

Puis après quelques secondes à s'empiffrer :

- Alors, vous êtes venus ici pourquoi exactement ? D'habitude, je pose pas trop de questions mais vu les circonstances...

De son côté, Victor s'était rapproché d'Elindine :

- Le bruit circule que vous avez passé un certain temps avec Thomas de Marlborough, fit-il d'une voix ténue mais que tout le monde entendit très distinctement. Je ne saurais trop vous conseiller de vous méfier de cet homme et de ses amis. Certes, ils sont puissants mais leurs jeux de pouvoirs sont risqués. Souvent, les gens pensent que les aristocrates s'ennuient et complotent pour passer le temps mais il n'en est rien. Ils construisent jour après jour leur mainmise et leur puissance car sinon d'autres le font avant eux. Croyez-moi. Ils sont très dangereux... Et dans leurs affaires, les miens sont toujours perdants.

Il s'assit et prit dans ses grosses mains un brocoli qu'il regarda avec un sourire triste sans le mettre à la bouche :

- Vous devez me trouver bien catégorique... mais je vis ici presque depuis la création de ce comptoir et j'y ai vu des choses assez sordides. Mais parlons d'autres choses : Vous avez-vu que vous êtes plus ou moins enfermés ici. Comme nous tous. Et partir n'est pas une alternative avec cette bête qui rôde dans la baie. Il faut trouver une solution à ce casse-tête car sinon les gens du quartier du port vont mourir de faim... Ou chercher leurs propres solutions : Ils commencent déjà en se faire remuants et je ne peux pas leur jeter la pierre. Vous avez vu vous-même ce que des enfants sont prêts à affronter pour trouver de quoi survivre.

Il s'interrompit encore une fois et serra son poing, le rose lui montant pour la première fois aux joues :

- Mais je ne sais pas quoi faire ? Je ne comprends pas ce qui arrive. Par contre, je sais que des réserves importantes de vivres sont conservées sous clef à quelques pas d'ici.

Ils en avait beaucoup dit. Des mises en gardes, des doutes et des réflexions. Mais ce qu'attendait Victor (ou "Vittorio" comme l'appelaient ses amis du quartier), c'était de connaître ce que pensaient les compagnons de toute cette affaire et ce qu'ils comptaient faire.

Console R.P.

Lancé de 1d20+6 ~ [7] : 13

Lancé de 1d20+6 ~ [1] : 7

Edition Hier 10h31 par Nezami
Hier 10h25