Fort Ardraco (Scénario d'Ed Greenwood)

FroloX
FroloX

Voyant que son compagnon ignorait superbement sa découverte, le barbare plongea les mains dans les cendres, cherchant à attraper les bouts de papier encore intact.
Malheureusement, ils ne résistèrent pas aux gestes brusques et rapides de Greywulf. Ses mains ne contenaient plus que de minuscules fragments blancs et gris, encore chaud...
Quelle frustration ! Les kidnappeurs leur filaient entre les doigts, leur piste encore chaude s'effritant peu à peu.
Il ne leur restait plus qu'à se rendre au monastère. En espérant avoir plus de chance cette fois.

Non loin de là, sur la route de l'Ouest, Nizam et Daniel étaient en vue de la Croisée. Ils ignoraient totalement le drame qui s'y était joué quelques heures plus tôt et ne voyaient dans le petit village que la promesse d'un repas chaud pour remplir et leur ventre et un peu de chaleur pour se réchauffer le corps. Redoublant d'efforts, ils allongèrent le pas.
Autour d'eux, les potagers et les champs des fermes qui composaient la périphérie du village luisaient des millions de gouttelettes qui les recouvraient. Les rayons de soleil qui filtraient à travers les nuages firent un bien fou.

Soudain, débouchant d'un sentier sur leur droite, un troupeau d'une dizaine de vaches fit son apparition, précédées par leurs meuglements indignés. Pressés par leur guide, les bovins leur coupèrent la route. Un jeune homme encapuchonné les enjoignait à avancer, par des Yeap ! Yeap sonores.
Sans un regard, pour les voyageurs, il mena ses bêtes sur la route principale, en direction du village. A peine avaient-ils parcourus quelques mètres qu'il couru sur le bas côté, ses bottes trempées par l'herbe haute, pour enjoindre son troupeau à bifurquer sur un sentier sur la gauche. Et bientôt, Nizam et Daniel se retrouvèrent de nouveau seuls. La scène n'avait pas duré plus d'une minute que déjà les cris du vacher s'estompaient.

Il y avait quelque chose d'irréel, que l'ensorceleur mit quelques instant à comprendre. Ce vacher n'avait pas l'air d'en être un...

Console R.P.
Lancé de 1d20+1 ~ [19] : 20
Lancé de 1d20--1 ~ [8] : 7
Lancé de 1d20+3 ~ [11] : 14
Edition 04/04/2020 16h12 par FroloX
04/04/2020 16h12
Daniel Sagato
Daniel Sagato

Après leur curieuse rencontre, un mauvais pressentiment habitait désormais le corps et l'esprit de Daniel. Il se tourna vers le regard de son compagnon mais celui-ci ne semblait pas perturbé plus que cela.

Daniel avait cependant une rare capacité à appréhender et anticiper les ennuis. Quelque chose ne tournait visiblement pas rond, sans qu'il sache précisément quoi.
Il murmura à voix basse à Nizam : "Camarade, mieux vaut rester prudent... Je ne saurais dire précisément quoi mais quelque chose a l'air... bizarre..."
De son expérience, certes limitée, il savait que l'on évitait, dans la mesure du possible, de bouger des bêtes par mauvais temps. D'autre part, si on avait effectivement un besoin urgent de bouger ce bétail, vers où le menait-on? Ils avaient évité l'entrée de la ville pour emprunter un sentier secondaire. Si on les déplaçait pour un festin quelconque, ces bêtes devraient être conduites probablement en ville. Tout cela ne lui disait rien qui vaille...
"Il avait l'air étrange ce type à mon avis... Comme si....", il marqua une pause...
"Comme si il n'était pas vraiment ce qu'il apparaissait être..."

Soudain, sa réflexion se tourna sur un autre point : probablement que son compagnon le prenait pour un fou de dire des choses pareilles!
Il lança un regard calme au Barde : "J'imagine que tu dois me trouver paranoïaque mais... restons prudents veux-tu bien?"

Edition 04/04/2020 19h21 par Zybrynbrintovatorietchevich
04/04/2020 19h16
Nizam Al-Hafez ibn-Ramavi
Nizam Al-Hafez ibn-Ramavi

Le spectacle d'un troupeau de vaches guidé par un garçon d'étable avait quelque chose d'exotique pour l'homme du royaume des sables. Il avait bien vu des bêtes ressemblantes mais chez lui, ces animaux étaient plus petits, plus maigres et la morphologie en était tout autre. Et puis, venant de la grande ville et d'un milieu des plus huppés, garder les vaches n'était pas vraiment dans ses pratiques. Il regarda donc passer les animaux d'un air un peu bête et amusé. Les propos de Daniel lui parurent donc d'autant plus étonnants.

- Heu... pardon d'avoir l'air ignorant mais... A quoi reconnais-tu un "vrai" gardien de troupeau ? Qu'est-ce qui te semble si étrange ?

Toutefois, Nizam ne voulait pas en rajouter. Le jeune homme en avait déjà assez bavé depuis deux jours et, lors de leur mémorable soirée au "Verre à Soif" de la Cité Franche, ses intuitions étaient tombées juste.

- En tout cas, si tu recommandes la prudence, tu dois savoir de quoi tu parles.

Et avant de reprendre sa route en direction des bâtiments, Nizam se risqua à un coup d'oeil dans la direction d'origine des bêtes, puis les suivis du regard pour essayer de comprendre leur itinéraire. Après tout, il y avait peut-être des fermes isolées à l'approche du village... ou des zones de pâtures .... ou autre chose.

Edition 05/04/2020 09h53 par Nezami
05/04/2020 09h52
FroloX
FroloX

Sur leurs gardes, Nizam et Daniel continuèrent leur chemin, tout sens aux aguets. Au passage, Nizam jeta un oeil sur le sentier d'où le vacher était arrivé. Celui-ci allait droit sur une trentaine de mètres, puis bifurquait légèrement vers ce que le barde devina être un corps de ferme. Mais il n'y avait personne dans la cour...
Puis il regarda à sa gauche, là où était partit le troupeau. Apparemment, ce sentier-ci se dirigeait vers la forêt. On devinait l'homme sous les frondaisons, et ses Yeap ! étouffés résonnaient encore.
Devant eux, la route se transformait en une large rue, pénétrant dans le village. Les cheminées laissaient échapper de légers panaches de fumée. Une bâtisse, plus grosse que les autres et surmontée d'une cheminée crachant joyeusement, promettait un chaleureux accueil... Une auberge !

Quittant le lieu du crime, Ulrik et Sam s'étaient quand à eux dirigés vers le monastère. S'ils étaient sortis quelques minutes plus tôt, ils auraient certainement croisés les deux nouveaux voyageurs. Pour le moment, les rues étaient toujours vides lorsqu'ils rejoignirent les lourdes portes de la demeure dédiée aux serviteurs d'Aster.
Un heurtoir de bronze, verdit par le temps, leur permit de prévenir les propriétaires de leur présence. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour entendre des pas résonner derrière la porte. Il y eu le bruit d'un loquet, puis un petit volet dans la porte s'ouvrit. Un homme à moité dissimulé sous une capuche apparu à travers les barreaux.

- Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-il en Cyfand, d'une voix cassée.

Console R.P.
Lancé de 1d20--1 ~ [9] : 8
Lancé de 1d20+3 ~ [1] : 4
05/04/2020 22h49
Nizam Al-Hafez ibn-Ramavi
Nizam Al-Hafez ibn-Ramavi

Nizam n'étais pas mécontent d'arriver au bout de ce "périple". Ce n'était pas une grande aventure mais c'était un moment fort fatiguant et morne. Oublié l'étrange vacher. Il venait retrouver la chaleur d'une auberge où brûlait un feu de cheminée, la douce quiétude qu'amène l'odeur de marmite qui bout, les ragots des badauds... et la promesse d'un lit !

Il ouvrit donc la porte du lieu avec allégresse - et peut-être un peu trop de vigueur - et déclama ces vers d'un éminant poète Cyrillan :

Murs blancs, toit rouge, c’est l’Auberge fraîche au bord
Du grand chemin poudreux où le pied brûle et saigne,
L’Auberge gaie avec le Bonheur pour enseigne.
Vin bleu, pain tendre, et pas besoin de passe-port.


Mais le public n'étant pas au rendez-vous, il s'interrompit à la première strophe, fit quelques pas pour se laisser tomber sur la première chaise venue et laisser la place d'entrer à son compagnon. Quand l'aubergiste lui adresserait un regard, il commanderait sans doute un repas mais pas d'alcool - c'était encore un peu tôt.

06/04/2020 12h25
Daniel Sagato
Daniel Sagato

Daniel entra à la suite de son compagnon, l'air lassé par la route et les vêtements trempés jusqu'à leur dernière fibre.

"Ne vous arrêtez pas en si bon chemin maître barde, faites nous profiter de vos talents!" clama t'il lorsque celui-ci s'arrêta après une strophe.

Il fît un signe à l'aubergiste pour qu'il vienne les servir. Il commanda deux repas pour lui et son compagnon et s'en vînt près du feu pour se réchauffer pendant que Nizam était attablé.

Il s'adressa ensuite à l'aubergiste pendant que celui-ci s'affairait pour les servir :
"Hé bien mon bon, quelles sont les nouvelles par ici?"

En attendant la réponse, et après s'être dûment réchauffé, il vint s'asseoir avec Nizam et ne pouvait s'empêcher de repenser à la scène qu'ils venaient de vivre. Se pourrait-il que ses intuitions le trompent? C'était pourtant rarement le cas...

07/04/2020 11h47
Sam OrgeJuteux
Sam OrgeJuteux

Sam se faisait la réflexion à la vue de ces rues désertes que cette ville souffrait plus qu'il ne le pensait de ces disparitions inquiétantes.
Arrivé au monastère, le heurtoir en bronze de la porte fit son office à merveille. J'étais par contre un peu trop petit pour voir ce qu'il se passait derrière le judas. Cependant, j'entendais les propos de l'homme et je lui répondais dans la même langue.

[lg]
- Nous sommes venus voir Elimith afin qu'il nous parle des malheureux évènements dont souffre cette ville.
[/lg]

Le petit homme ne prenait pas des gants mais il se pouvait que le temps joue contre eux alors autant être franc dès le début.

Edition 07/04/2020 21h04 par Dragon-Pourpre
07/04/2020 19h27
Ulrik Greywulf
Ulrik Greywulf

Arrivé devant le portail du monastère, Ulrik frappa vigoureusement à la porte à l'aide du heurtoir, et attendit stoïquement que le judas s'ouvre, en regardant du coin de l'œil, le petit homme trépigner d'impatience..

Edition 11/04/2020 17h47 par Greywulf
09/04/2020 10h21
Georges (L'Aubergiste)
Georges (L'Aubergiste)

Georges, venait de terminer de nettoyer l'assiette d'Ulrik lorsque la porte de son auberge s'ouvrit brusquement. Il fallut les réflexes acquis pas ses années d'expériences pour éviter la casse. Soupirant de soulagement, il écouta les vers du nouveau venu avec un mélange de surprise et d'admiration.
Un deuxième homme fit également son entrée. Une troupe de baladins ? pensa-t-il.

- Bienvenue dans mon humble auberge, jeunes bardes ! Lança-t-il aux arrivants. Prenez-place...

Il les rejoignit rapidement, constatant qu'ils étaient trempés jusqu'aux os.

- Oh messieurs ! Vous avez été surpris par la tempête tel que vous êtes là. Près du feu... les enjoignit-il, tout en rajouter une ou deux bûches pour faire repartir sa flambée déjà bien belle.

Il constata que ces deux là avaient également un bel attirail sur eux. Deux nouveaux mercenaires ou aventuriers ? Le plus jeune des deux demanda alors des nouvelles de la région... Après tout, pourquoi ne pas leur parler des soucis de la Croisée ? Mais avant cela, il fallait sécher leurs vêtements pour ne pas qu'ils attrapent la mort !

- Eh bien, laissez-moi vous proposer quelques vêtements de rechange, le temps que ceux-ci - il désigna la flaque d'eau qui s'était formée sous eux - sèchent devant le feu...

Et il partit à grandes enjambées derrière son comptoir, disparaissant dans ce qui devait être la cuisine ou son logement.
Nizam et Daniel n'eurent pas longtemps à attendre. Il revint avec deux pantalons à lacets et d'amples chemises de lin pour qu'ils puisse se vêtir. Il avait également amené deux serviettes de coton.

- Elles appartenaient à ma mère, expliqua-t-il en les leur tendant. Elles sont faite avec du vrai coton d'Ajagar !

Il marqua une pause, les laissant se sécher, puis attaqua les sujets importants.

- Concernant les nouvelles, vous n'allez pas être déçu... se risqua-t-il. Depuis quelques jours la Croisée a vu plusieurs disparitions... ou enlèvements, on ne sait pas vraiment. Deux prêtres d'Aster, du monastère voisin et aujourd'hui même, un magicien !

- - - - - - -

A la porte du monastère, quelques instants plus tôt.

L'homme à la capuche regarda les visiteurs, les étudiant attentivement avant de répondre. En partie dans l'ombre, on devinait néanmoins ses yeux bleus acier, du moins pour celui qui lui faisait face.

- En quoi les affaires d'un petit village de campagne vous intéresse-t-elles ? demanda-t-il, inquisiteur. Et le Grand Prêtre de notre Bien-Aimée Aster ne reçoit pas de visites, ajouta-t-il.

11/04/2020 16h40
Nizam Al-Hafez ibn-Ramavi
Nizam Al-Hafez ibn-Ramavi

La bonhommie de l’aubergiste n’était pas pour déplaire à Nizam. Toutes affaires cessantes – c’est vrai qu’elles n’étaient pas bien intenses – il partit en quête de change, de chaleur et d’attention à leur prodiguer. Le barde se laissa guider bien volontiers. Non par pudeur mais par correction, il avisa un coin discret et s’y tapit pour enlever ses vêtements trempés. Puis il se sécha énergiquement et passa le pantalon. Avant de remettre sa chemise, il se campa devant l'âtre pour profiter de la douce sensation de brûlure légère sur sa peau nue.

- Merci infiniment, mon cher ami. Nous ne savons si un dieu nous a conduit ici mais votre auberge est une bénédiction.

Il leva alors les yeux vers un point indistinct et pointa son doigt à son oreille

Entendez-vous ? C’est la marmite qu’accompagne
L’horloge du tic-tac allègre de son pouls.
Et la fenêtre s’ouvre au loin sur la campagne.


Mais ses douces paroles tombèrent à plat car la mine du brave homme redevenait grave alors qu'il leur livrait la nouvelle des disparitions. L'inquiétude de Daniel à l’entrée du village lui revint en mémoire et il batailla pour masquer l’émotion qui gagnait à son tour son visage.

*A la croisée des chemins,
Trois âmes disparurent
Et combien pour demain ?
Quelle sombre tournure ?

Quand les vaches ainsi paissent
Au milieu de l’orage
Qu’avons-nous donc à craindre
Du garçon de passage ? *

De ces maigres strophes, lancées de façon inoffensives, il espérait attirer l’attention de son compagnon sans éveiller celle du pauvre commerçant.

- Vous savez, nous ne sommes que des baladins, mais peut-être que si vous nous en disiez plus, nous pourrions faire quelque chose…

… Ou prendre nos jambes à notre cou, termina-t-il en pensée.

Edition 11/04/2020 18h29 par Nezami
11/04/2020 18h27
Ulrik Greywulf
Ulrik Greywulf

Ulrik s'approcha du judas et planta son regard d'acier dans le regard du prêtre. Il grommela:
- Elles peuvent nous intéresser lorsque ces affaires sont trois disparitions, dont deux des vôtres si ce que nous a dit l'aubergiste est vrai. Nous, on veut juste lui proposer nos services et lui faire part de ce que nous savons de ces disparitions. Donc fais comme tu veux prêtre, mais à ta place, j'ouvrirais cette porte, nous ferais entrer et courrais prévenir mon grand prêtre!

11/04/2020 20h02
Sam OrgeJuteux
Sam OrgeJuteux

Ulrik avait été prompt à répondre au prêtre. Il avait choisit une manière autoritaire, et comme seul le résultat m'importait, si cela pouvait nous permettre d'obtenir une audience et de glaner de précieuses informations je n'avait rien à y redire. Je rajoutais quand même en cyrand, histoire d'étayer nos motivations :
- L'aubergiste a été chaleureux et tous ces évènements posent soucis à sa personne et à son établissement. Quel meilleur récompense après la bienveillance dont il a fait preuve que de l'aider à résoudre ce problème de disparitions. De plus, votre supérieur possède de précieuses informations j'en suis sûr. Voilà pourquoi nous sommes là !

13/04/2020 10h47
Georges (L'Aubergiste)
Georges (L'Aubergiste)

A l'auberge

George apprécia la gratitude des baladins. Ils étaient reconnaissant de ses attentions, ce qui changeait radicalement des réactions brutales du mérosis. Il pouvait exprimer toute sa jovialité et, point non négligeable, profiter du verbe fort joli du barde.

- Qu'est-ce que je peux vous dire de plus ? s'interrogea-t-il pour lui-même.

Il se frottait le cou, l'air pensif. Il ne voulait pas décevoir ces messieurs. Surtout qu'ils avaient l'air disposés à les aider ! Cette journée n'était finalement pas aussi morne et triste qu'il avait d'abord pensé. Aster soit louée !

- Eh bien, pour commencer, cette histoire a commencé il y a une semaine, avec la disparition d'un novice...

Il fit une pause, ses yeux s'éclairant d'un coup.

- Mais j'oublis mes manières. Veuillez m'excuser messieurs. Où avais-je la tête ? Qu'est-ce que je vous sert ? Quelque chose de chaud j'imagine ?

Ecoutant les commandes, il servit ses clients avec empressement. Il attendit néanmoins qu'ils commencent à boire ou manger et reprit son récit.

- Donc je disais... Oui ! Notre petit village abrite un monastère dédié à Aster, la Jeune et Joyeuse. Son Grand Prêtre, Elimith, le dirige avec bienveillance.
" Eh bien ! Un novice a disparu la semaine dernière. Puis ce fut le tour d'un prêtre plus expérimenté, deux jours plus tard...
" Il y avait une marque en forme de dragon dessinée avec du sang sur le mur du monastère après çà !

L'aubergiste semblait gêné de parler de tout çà. Il n'était pas à l'aise à la mention de disparition ou de sang ; comme s'il s'attendait à être le prochain.

- Elimith a interdit à ses prêtres de quitter le monastère après çà. J'aurais fait pareil m'est avis.
" Heureusement Kuldur, le magicien du village a enquêté. D'après Antoine, le charpentier, il lui aurait dit que le symbole était celui de la maison Ardraco, une ancienne famille noble installée dans la forêt, au nord.
" Mais çà fait bien longtemps qu'ils ne sont plus là et que leur domaine est en ruine... Même que des bandits qui s'y étaient installés auraient tous été dévorés par une terrible créature. Mais Antoine vous en dirait plus là dessus... D'ailleurs, il est partit il y a moins d'une heure avec deux mercenaires qui étaient intéressés par l'histoire. Il les a amené voir la maison de Kuldur.
" Ah oui, Je vous ai pas dit ! Le magicien s'est fait enlevé ce matin même ! Antoine est venu tout effrayé pour nous le dire.
" Je comprends pas pourquoi le Baron n'est pas encore intervenu... On ne l'intéresse pas beaucoup, pour sûr, mais bon...

George prit une profonde inspiration, regardant ses interlocuteurs avec anxiété. Avait-il trop parlé ? Certainement, vu sa gorge sèche. Quand il s'emportait dans ses explications, il ne s'arrêtait plus ! Il aurait bien prit une chope de bière pour se désaltérer.

- - - - - -

Devant le monastère

Le prêtre eut un imperceptible mouvement de recul, accusant la réponse brusque du visiteur avec un stoïcisme exemplaire. Les arguments fuirent pourtant mouche, car son regard changea. Il grimaça, comme déçu par la décision qu'il venait de prendre et referma la trappe sans un mot.
Ils entendirent plusieurs bruits de bois et de métal qui s'entrechoquent, alors que leur hôte s'affairait certainement à ouvrir la porte. Puis un éclat de voix retentit, étouffé. Un jeune homme apparemment.

- Ehy frère Grab ! Que fais-tu ?

Le prêtre qui les avait accueillit répondit alors, plus distinctement.

- Deux gars envoyés par George ! Ils veulent nous aider pour les enlèvements. Ils ont des informations... Ils veulent voir Elimith...

La réponse, plus faible que la fois précédente, ne parvint qu'aux oreilles de Sam.

- Le Grand Prêtre est occupé. Il est avec Dunhilda pour parler de notre affaire...
" Fait les patienter, je vais le voir.

Après cet échange, la trappe se rouvrit et le dénommé Grab apparu.

- Finalement, vous allez devoir attendre... fit-il. Puis il referma la trappe, sans plus d'explications.

Console R.P.
Lancé de 1d20+1 ~ [17] : 18
Lancé de 1d20--1 ~ [16] : 15
Lancé de 1d20+3 ~ [4] : 7
14/04/2020 20h44
Sam OrgeJuteux
Sam OrgeJuteux

Un sourire fit son apparition lorsque les sons audibles indiquait qu'on ouvrait la porte. En fin de compte le mérosis était un orateur à la hauteur de sa carrure et c'est avec un hochement de tête que je remerciais Ulrik.

C'est avec surprise qu'elle s'arrêta en si bon chemin me laissant pantois après les propos du frère. Je n'allais pas rester là à attendre, surtout qu'on n'avait pas de délai. Je me permis donc de jouer avec le feu en lui répondant en cyfand malgré la trappe fermée :

[lg]
- Oui, je sais, il est présentement en discussion avec Dunhilda. Ne m'en veuillez donc pas que je continu mon enquête pendant qu'ils se mettent d'accord. Je reste cependant dans les parages.
[/lg]

Mêlant le geste à la parole Sam commença à analyser le pourtour du bâtiment en se déplaçant à ses abords (Investigation) et au meilleur moment tendre l'oreille pour, pourquoi pas, entendre des bribes de discussions (Perception) peut être en bonus. Il avait pour projet de trouver ce qui serait louche dans ce temple car il n'était pas passé à côté que deux disparus venaient d'ici et que tout avait surement commencé ici. Il y aurait peut être des signes d'escalades sauvages, des messages cachés, que sais-je...

Console R.P.
Lancé de 1d20+1 ~ [13] : 14
Lancé de 1d20+3 ~ [10] : 13
Edition 26/04/2020 10h54 par Dragon-Pourpre
15/04/2020 22h17
Nizam Al-Hafez ibn-Ramavi
Nizam Al-Hafez ibn-Ramavi

Le barde, habituellement plutôt jovial, avala difficilement sa salive alors que l'aubergiste égrainait la liste des horreurs qui frappait le village : Un novice... puis un prêtre... puis un magicien... disparu... dans ce trou perdu. Voilà qui faisait beaucoup pour un matin pluvieux. Même la chaleur de l'âtre ne suffisait plus à réchauffer ses os et il passa sa chemise en se laissant tomber sur un siège.

Au moment où l'aubergiste aborda la question du symbole, de la famille oubliée, son esprit baladin reprit un peu le pas... Par le nord avait-il dit ? Ne serait-ce pas par là qu'ils étaient arrivés ? Nizam se retourna vers son compagnon pour savoir si cette histoire lui évoquait autant d'inquiétude qu'à lui-même... mais Daniel était insondable.

Bon, il va bien falloir mettre un peu d'ambiance dans tout ça, pensa-t-il pour se requinquer. Et il sortit sa Cromorne, sorte de flûte recourbée à son extrémité, pour entamer un petit prélude à sa prochaine improvisation.

*Les matins pluvieux sont comme des troupeaux
Ils emmènent avec eux les chiens et le berger
Le deuil, la nostalgie du temps passé
Ils nous couvrent d'oripeaux

Nos sourcils se font broussailleux
Et les sillons se forment
notre âme et nos paupières
Lourdes. Notre teint
Cireux

Et pourtant hauts les coeurs !
Qu'entends-je ? Entendez-vous ?
C'est le chant du passé
qui se livre à nous
*
Sa réflexion arrêta sa tentative somme toute assez peu réussie.

- Cette famille, les Ardraco... vous pouvez m'en dire plus ? Ont-ils tous disparu ? Non... parce que... si j'étais barde et que je voulais écrire une geste sur le thème de la vengeance, c'est exactement ainsi que je m'y prendrai : Une famille disparue. Redoutée, puissante ? qui sait... elle est perdue dans le passé. Entourée d'un mystère terrible qui éloigne les importuns : J'aurais une horrible créature, réelle ou supposée. Et quelqu'un reviendrait... mais d'où ? Nul ne sait. Puisque cette personne n'est pas vraiment là. Ce n'est qu'une menace qui se pose sur le pas d'une porte, qui pénètre les lieux et emporte les importuns. Moines, prêtres, mages. Qu'avaient-ils fait de mal, eux ou leurs ancêtres ? ... ou bien qu'avaient-ils vu qui ne se donne à voir...

Et en guise de point final, Nizam darda son regard noir au fond des iris de son hôte...

Edition 16/04/2020 22h16 par Nezami
16/04/2020 22h07
FroloX
FroloX

Devant le monastère

Sam aurait pu voir la surprise sur le visage du prêtre lorsqu'il parla de Dunhilda, s'il n'avait pas été derrière une porte... Pourtant, le portier se reprit très vite et comprit simplement que sa conversation privée ne l'avait pas été. S'attendant à une bravade du mérosis excité qui accompagnait l'halfelin, il ne fit que peu attention à la suite du discours et Sam n'eut aucune réponse à sa tirade. Ce qui ne l'empêcha pas de continuer ses recherches.
S'éloignant de la porte, il découvrit rapidement ce qu'il cherchait. Sur la pierre, en grande partie effacé par la pluie tempétueuse, la marque était là. S'il ne l'avait pas vu sur la porte de Kuldur, il n'aurait vu là que quelques traces indescriptibles. Pourtant, il devait bien s'agir là du même dessin. Au milieu des herbes hautes à moitié piétinée, il était difficile de repérer des traces... Surtout après cette pluie diluvienne. Quand au mur, haut de trois bons mètres, il ne portait pas de trace particulière. Mais peut-être que le prêtre avait été enlevé à l'extérieur finalement...

Le barbare fulminait trop d'avoir été ainsi laissé à la porte pour prendre part aux recherches. Que mijotait-il ?


A l'auberge

George regardait le barde, un peu perdu. Comment pouvait-on poser tant de questions si rapidement ? A moins qu'il ne se parle à lui-même ? Finalement, pensa-t-il, il ne devait pas être le plus volubile ici bas.

- Euh... commença-t-il, essayant de se rappeler des questions de Nizam.
" Je ne connais de cette famille que les légendes qui perdurent à leur propos. Comme je vous le disait, ils étaient d'influents seigneurs de la région mais comme toujours, le pouvoir attire les convoitises et ils ont été massacrés.
" Pour le reste, c'est Kuldur, le magicien enlevé ce matin qui savait le plus. Et Antoine, le charpentier qui adore écouter ses histoires...

L'aubergiste fit un pause, triturant sa moustache d'un air songeur.

- Mais j'y pense... Les gars qui sont partit avec Antoine tout à l'heure ont parlé d'aller voir Elimith au monastère après ! Vous pourriez y aller vous aussi, si vous voulez en savoir plus. Le Grand Prêtre d'Aster a perdu deux de ses frères et il doit certainement remuer ciel et terre pour les retrouver... En tout cas, il en saura plus que moi sur cette terrible affaire.

Un sourire illumina son visage, alors qu'il se frappait les mains en regardant les deux voyageurs.

- Je vais vous faire la même proposition qu'aux deux voyageurs qui sont venus plus tôt ce matin.
" Je vous offre la boisson et le couvert si vous parvenez à résoudre ce mystère ! Mon commerce ne va pas faire long feu si la nouvelle de ces enlèvements se répand dans la région...


Au monastère

La veille au soir, un autre voyageur avait traversé la Croisée, venant du Nord. Trempée jusqu'aux os, une naine des montagnes avait demandé l'hospitalité du monastère et l'avait obtenu sans peine. Profitant de l'accueil chaleureux des servants d'Aster et d'un repas chaud, Dunhilda découvrit la tragédie des mots du Grand Prêtre. Il lui expliqua la disparition du novice, parti vers Pom'Rêt et qui n'était jamais revenu. Il lui raconta comment un autre prêtre avait disparut à son tour en allant faire des courses pour le monastère. Mais la voyageuse était bien trop lasse ce soir là, pour continuer cette conversation et le guide du monastère l'envoya se reposer.
C'est donc le lendemain, devant le petit-déjeuner, qu'ils devisèrent de nouveau du sujet, suffisamment grave pour occuper les esprits de tous à la Croisée.

- Qu'en pensez-vous Dunhilda ? Ai-je bien fait de cloîtrer mes prêtres derrière l'enceinte du monastère selon vous ?
" Devrais-je faire une requête auprès du baron d'Estinbuk, dont le village dépend, pour enquêter sur cette affaire ?

Mais avant que son invitée puisse lui répondre, Elimith fut interrompu par un jeune novice qui se racla la gorge à l'entrée de la salle à manger.

- Maître... fit-il, la voix cassée.
" Deux voyageurs sont à la porte. Ils demandent à vous voir et prétendent avoir des informations sur les enlèvements. Ils disent avoir été envoyés vers vous par George...

Le maître croisa le regard du jeune homme, ses yeux marqués plus par la curiosité que l'indignation ou la surprise. Elimith était un vieil homme, sa barbe grise s'étirait jusqu'à la ceinture et sa robe pourpre brodée de fil d'argent lui couvrait tout le corps, une capuche laissant seulement apercevoir son front, orné d'une plaque argentée ornée d'arabesques.

- Je te remercie Gabin, répondit-il avec un sourire rassurant.
" Va dire à frère Grab qu'il peut les faire entrer. Il a tendance à faire du zèle et on ne voudrait pas faire fuir des bonnes âmes qui veulent nous aider.

Puis, dès que le jeune homme fut repartit au pas de course, il se tourna vers Dunhilda.

- M'accompagnerez-vous ?

Console R.P.
Lancé de 1d20+1 ~ [16] : 17
Edition 21/04/2020 23h50 par Admin
21/04/2020 23h43
Nizam Al-Hafez ibn-Ramavi
Nizam Al-Hafez ibn-Ramavi

Sous certains aspects, Nizam avait l'impression de donner de la confiture à des cochons. Il était là, à proposer les premières pierres d'une grande Geste qui se passait en ce moment même et l'aubergiste semblait n'y rien comprendre. Mais bon après tout, on ne choisit pas son public. Et le Georges était un brave homme qui faisait ce qu'il pouvait dans un contexte qui, Nizam l'oubliait parfois quand l'inspiration le gagnait, n'était pas des plus joyeux.

Lorsque l'aubergiste lui fit la proposition de lui offrir le gîte et le couvert, il fît une moue des plus équivoques. D'un côté, dans sa situation financière et personnelle, et compte tenu de la relative qualité des lieux, c'était une proposition des plus attirantes. Et l'idée qu'une enquête nourrisse son inspiration n'était pas non plus un détail à négliger. Mais d'un autre côté, fouiner au sujet de plusieurs disparitions, dont celle du premier enquêteur, était la meilleure manière de connaître le même sort.

Et comme Nizam n'avait jamais été un homme des plus sages...

- Hé ! Bien, considérez que nous avons un accord... Sauf si mon compagnon y voit un inconvénient.

Il se mit ensuite à table pour engloutir avec appétit le repas que lui avait amené son hôte. A la fin du repas, il ne put réprimer une longue expiration qui en disait long sur sa satiété.

- Ho ! Merci pour ce repas. Voyons voir maintenant ce que ces braves moines ont à nous raconter. Gardez bien mes affaires surtout. Il n'y a rien de valeur... mais je suis un grand sentimental.

Et sans plus de cérémonie, dans l'accoutrement d'emprunt qu'il avait encore sur la peau, Nizam quitta l'auberge non sans avoir pris la peine de glisser sa dague à sa ceinture (on n'était jamais trop prudent).

En sortant de l'auberge, Nizam prit sur la gauche pour rejoindre la place centrale. Puis, comme lui avait indiqué l'aubergiste et d'après ses souvenirs, il prit le chemin du Nord en direction du monastère.

Edition 23/04/2020 18h20 par Nezami
23/04/2020 18h15
Dunhilda
Dunhilda

Dunhilda avait pu bien se reposer, et le petit déjeuner était le bienvenue. Elimith semblait tellement inquiet que cela terrorisait tous les prêtres du temple. Elle lui parla en le suivant vers la porte d'entrée.

- Vous avez bien fait de ne plus autoriser les sorties. Pour le baron je ne peux vous répondre que je ne connais pas. Peut être que je pourrai aller le voir en votre nom avec une missive de votre part et ainsi vous donner mon avis sur lui. J'irai ainsi vous ne faites courir de risque à personne du temple et vous ne revenez pas sur vos ordres. Je ne suis pas de votre temple, une voyageuse tout au plus. Qu'en dites-vous ?

Edition 23/04/2020 19h16 par Sunie
23/04/2020 19h02
Sam OrgeJuteux
Sam OrgeJuteux

Les trouvailles avaient été intéressantes et cela m'amenait à penser à rechercher plus souvent ce symbole car je présumais qu'il permettrait d'identifier les partisans de tout ce mystère. Je ne pouvais plus rien apprendre de ce lieu c'est pourquoi je rejoignait la porte d'entrée.

Arrivé devant la porte je voyais le demi-orc carrément tendu. J'évitais l'humour déplacé car j'avais une bonne idée de sa réaction. J'essayais quand même de relâcher la pression en lui parlant en cyfand.

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- "Tiens, toujours personnes. Bon cela devrait arriver bientôt je pense. Sur un autre sujet j'ai trouvé encore le symbole de ce côté là. Cette aventure va vraiment être une chasse aux sorcières.
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Sam rigolait tout seul de sa blague car il mettait en lien ses propos et le fait que des gens douées de magie disparaissaient et qu'il fallait les retrouver. Une fois son fou-rire passé, il attendait sagement avec le mérosis que la porte s'ouvre et enfin avoir son audience avec Elmimi, Elmini, arf, il avait du mal avec l'appellation du prêtre. Il répéta dans sa tête me bon prénom pour ne pas faire d'impair.

Edition 26/04/2020 10h53 par Dragon-Pourpre
23/04/2020 21h42
Georges (L'Aubergiste)
Georges (L'Aubergiste)

A l'auberge

Lorsque le barde s'engagea à aider les habitants de la Croisée, le sourire de l'aubergiste s'étira encore, si c'était possible. Il avait l'impression d'être sur un nuage. La bénédiction d'Aster devait être sur eux. Après tout, avec toutes ces gens qui se lançaient à la recherche des disparus et promettaient d'enquêter, cela signifiait que l'affaire serait vite réglée, à n'en pas douter.
Il laissa donc ces deux là manger avec appétit, reprenant des forces après les dieux seuls savaient quel périple, leur apportant ce qu'ils demandaient.

Lorsque le repas fut terminé, les habits n'étaient toujours pas totalement sec, pourtant, cela n'empêcha pas ses convives de se préparer... Georges s'approcha.

- Je veillerais sur vos affaires ! fit-il, solennel.
" Pour rejoindre le monastère, rien de plus simple, continua-t-il. En sortant d'ici, prenez à gauche et rejoignait la Grand Place. De là, suivez la route qui part vers le Nord. Vous ne pourrez pas le rater, c'est l'immense mur qui longe la route sur votre droite.
" Bonne chance, finit-il par leur souhaiter lorsqu'ils passaient la porte.

Et suivant ses indications, ils furent très vite en vue de la porte bardée de fer du Monastère d'Aster. Mais, ils n'étaient pas seuls.

Edition 28/04/2020 09h25 par FroloX
27/04/2020 22h47