Le festival de Blum

Qualité de l'interprétation du personnage (RP) Allant de 1 à 5 :
  • 1 : Interprète très mal son personnage, en contradiction avec son alignement, etc...
  • 2 : Interprète assez mal son personnage, (vague omniscience, utilisation d'informations hrp)
  • 3 : Interprète correctement son personnage.
  • 4 : Interprète bien son personnage et le fait évoluer, utilise ses traits, son background, etc...
  • 5 : Interprète très bien son personnage et lui donne une personnalité identifiable qui contribue à en faire un personnage mémorable.
Qualité de jeu en groupe, de 1 à 5 (jeu) :
  • 1 : Ignore ou empêche le groupe de faire évoluer les situations qui sont crées, qu'elles soient utiles au scénario ou non.
  • 2 : Ignorer ou empêche un joueur ou le MJ de faire évoluer les situations qu'il créé.
  • 3 : Joue dans le sens du groupe.
  • 4 : Permet à un autre joueur ou MJ de faire évoluer ou de créer des situations de jeu ensemble.
  • 5 : Permet au groupe de faire évoluer ou de créer des situations de jeu ensemble.
Qualité de forme (qualité) de 1 à 5 :
  • 1 : Fautes de français nombreuses et non respect des conventions d'écriture.
  • 2 : Lecture globalement désagréable ou peu compréhensible.
  • 3 : Qualité correcte.
  • 4 : Bonne qualité d'écriture, inventivité, synthétique ou facilement compréhensible.
  • 5 : Très bonne qualité d'écriture, style propre.
Miran de Lantaunac
Miran de Lantaunac

Comme on dit après l'effort, le réconfort, et Miran fut content de pouvoir s'asseoir après sa tâche. Il se sentait comme dans les coulisses, voyant le public depuis la scène et comprenait ce que pouvaient ressentir les artistes. Il était cependant dubitatif sur la tablée fictive, c'était étrange comme manière de procéder.

Mais autre chose l'interpella, la machine volante semblait se réveiller. Le départ devait être proche et Miran pensa qu'il serait de bon ton de quitter Le Théatre. Il ne voulait pas faire le passager clandestin, c'est pourquoi il se permit de dire au membre d'équipage à proximité en cyfand :

- "J'ai l'impression que vous allez bientôt partir, je ne voudrais pas profiter de l'aide que j'ai apportée pour faire le passager clandestin. Je n'ai pas de quoi payer pour la traversée ou que puisse aller ce bel engin..."

La guerrier semblait gêné en prononçant ces derniers mots.

25/10/2020 20h50
Nedru
Nedru

Alors que peu à peu l'équipage se rassemblait autour de la longue table : gnomes, melessës, merosis, halfelins, humains et même drakéïde simulaient ensemble de prendre un repas où débordaient les victuailles. A vrai dire, le vin avait le mérite d'être réel et il représentait un savant mélange entre fort et fruité, son arrière goût de fût de vieux chêne trahissait le plaisir que prenait celui qui l'avait commandé.

A la question de Miran, une femme portant sur la tête un bandana descendant jusqu'en dessous de ses sourcils mais qui n'avait pas suffit à couvrir la pointe d'une longue oreille lui répondit avec amabilité :

- Cela ne devrait plus tarder. C'est un repas dont vous pouvez profiter même sans vous envoler avec nous mais... elle le détailla un bref instant vous n'avez pas besoin de payer votre traversée si vous voulez rester. Nous allons au festival de Blum, un évènement rare ! Oh et puis je ne vais pas vous baratiner : vous avez les bras épais et nous, nous ne sommes que des artistes.

Elle sourit en ouvrant sa paume vers le ciel, montrant d'un geste les autres membres à table. à part Le Directeur et le merosis en brigandine, il est certain que personne ici n'avait la carrure d'un manouvrier, ou même d'un soldat. S'il existait une version similaire des pirates en boursoufleuse à proximité des îles éoliennes, Miran ne serait sans doute pas de trop pour défendre ce beau monde.

28/10/2020 11h04
Grenat
Grenat

Grenat avait rejoint la tablée. Ne connaissant pas vraiment les autres, elle s'approcha naturellement de Miran et l'entendit parler avec la femme au bandana. Il semblait être un honnête homme. Dès qu'il eut terminé sa discussion, elle attira son attention et s'inclina légèrement.

- Bonjour ! Je m'appelle Grenat... Désolé pour l'accueil froid et distant que je vous ai réservé jusqu'ici.
" Je ne savais pas trop à qui j'avais à faire.

Grenat tendit la main pour attraper un pichet et servit un verre de vin, qu'elle tendit au guerrier.

- Tenez, détendez-vous, le voyage sera sûrement long.

31/10/2020 09h37
Miran de Lantaunac
Miran de Lantaunac

Miran fut rassuré sur la suite des évènements, il n'avait juste qu'à choisir s'il restait sur la machine volante ou s'il partait retrouver le plancher des vaches. Ce n'est pas la curiosité de voir le festival de Blum qui le poussa à prendre la première option mais bien le fait de fuir ses démons en y mettant le plus de distance possible.

Sa discussion terminée, une autre commença avec Grenat. Le guerrier fut surpris de la voir venir discuter au vu de la précédente interaction qu'il avait eu avec elle, mais accepta volontiers d'échanger quelques mots en cyfand.

- "Ce n'est rien, je ne l'ai pas mal prit, et il est vrai que prudence est mère de sûreté, donc je comprends qu'au départ il y ai eu des réserves à mon encontre."

La dame faisait de plus preuve d'amende honorable, puisqu'elle lui servait un verre qu'il accepta avec encore plus d'étonnement, comme le montrait son visage. Il se permit une question en retour.

- "De ce que j'ai pu comprendre votre présence à bord est fortuite, tout comme moi, c'est le festival de Blum qui vous motive à quitter cet endroit ?"

01/11/2020 12h13
Grenat
Grenat

Grenat répondit, le plus naturellement du monde, tout en se servant un verre elle aussi.

- Non !
" On m'a dit que les Iles Eoliennes abritaient toutes sortes de livres sur un sujet qui m'intéresse particulièrement... Les volcans... expliqua-t-elle, comme si son interlocuteur pouvait saisir sa logique.

Elle bu alors un gorgée, attendant visiblement la prochain question du guerrier. Se faisant, elle chercha à attirer l'attention du convive le plus proche et lui demanda, dès qu'elle eut son attention, s'il pouvait lui faire passer un petit quelque chose à manger.

11/11/2020 21h34
Miran de Lantaunac
Miran de Lantaunac

La réponse de la Dame écailleuse surprit Miran. Décidément cela devenait une habitude.

- "Les monts draconiques ne sont pas exempts de volcans, cependant vous préférez faire ce voyage-ci plutôt que de vous y aventurer ? C'est intéressant."

Et puis les yeux du guerrier se perdirent dans le vide. En effet, comme il le redoutait, au détour d'une phrase, d'une odeur, d'un vêtement, le souvenir douloureux de la perte de ses parents pouvait revenir. Ce fut malheureusement le cas à cet instant.

Il mit un petit moment à sortir de ses pensées. Cela lui avait traversé l'esprit que le réveil d'un volcan aurait pu faire s'effondrer ce flanc de montagne, mais ce n'était là que supputation.

Prenant exemple sur Grenat, il chercha lui aussi quelques victuailles à manger, mais uniquement des yeux. Malheureusement, il n'y avait rien à proximité, tout était factice... mais par contre, en se levant, il obtint bien plus de résultats. C'est donc avec du pain et ce qui semblait être du pâté qu'il revint. Le combattant les partagea avec la drakéïde pour lui retourner la pareille, son intention n'était donc pas d'être en compétition avec la personne qu'elle avait sollicité.

Edition 13/11/2020 18h50 par Dragon-Pourpre
12/11/2020 23h19
Nedru
Nedru

Alors que les discussions allaient bon train, Le Directeur se leva pour annoncer le départ avec l'emphase qui le caractérisait :

- Trrrès chers, trrrès chères ! Le MOMENT est VENU ! L'estomac de notre VEHICULE est AUSSI PLEIN que le NÔTRE ! J'invite tous CEUX qui n'ont AUCUNE ENVIE de VOYAGER jusqu'à BLUM de s'en RETOURNER sur le PLANCHER DES VACHES !

Soignant ainsi sa sortie de scène pour se diriger jusqu'à son poste de commandement : la cabine qui se trouvait au bout du pont. Il fut bientôt imité par quelques manouvriers et autres ingénieurs, gagnant respectivement le sol et la salle des « machines », ces bêtes sauvages et vrombissantes que bien peu pouvaient se vanter de connaître ou de comprendre.

Un puissant son de cor résonna sur la place de la ville, forçant la foule agglutinée à reculer prudemment, tandis que Le Théâtre s'agitait doucement. Ceux assis sur scène purent sentir le sol trembler doucement. Souvenirs de catastrophe géologiques pour certains, sensation nouvelle pour d'autres, le phénomène ne laissait personne indifférent.

Au dessus d'eux, en haut de longs mâts, des hélices se mirent à tournoyer d'abord lentement, puis bientôt trop vite pour que l'oeil puisse saisir leur mouvement complètement. Et puis, ce que d'aucun auraient pu prendre pour de simples voiles se gonflèrent lentement, formant une sorte de ballon d'air aux couleurs blanches et bleues, renforcé de cordages et agrémenté de fanions et drapeaux claquant doucement au vent. En ville, des exclamations s'élevaient à chaque nouvel aperçu du décollage. Sur le pont, il était difficile de ne pas laisser son regard sauter d'un objet à un autre, Le Théâtre entier semblant se gonfler et se raidir pour sauter dans les airs.

- ON DECOOOOOLLE !

Tonna Le Directeur depuis sa cabine, sa voix décuplée par un porte-voix cuivré. Contre toute attente, Le Théâtre ne s'élança pas dans les airs à la manière d'un lourd oiseau : il se souleva d'abord à peine, puis monta progressivement dans les airs. Les passants au sol s'écartèrent en s'exclamant de plus belle, cherchant à éviter les lentes embardées du vaisseau qui grimpait à l'assaut du ciel.

Bientôt l'équipage put voir le sommet des toits de la place et les habitants locaux furent réduit à l'échelle de minuscules insectes. Déjà l'équipage débarrassait la tablée avec une habilité forgée par l'habitude et il ne resta bientôt plus que Grenat et Miran assis sur le pont. Le massif demi-orc s'avança vers eux, d'une démarche élégante et étrangement chaloupée, à la façon d'un marin.

- Si messieurs dame veulent visiter, je peux vous montrer où poser vos affaires et l'endroit où vous logerez.

Edition 12/12/2020 11h30 par Nedru
12/12/2020 11h30
Miran de Lantaunac
Miran de Lantaunac

Miran avait écouté le discours tout en mangeant et supposait que son auteur était Le Directeur. Il avait une certaine présence qui ne laissait pas indifférent, peut être due à la verroterie colorée et aux accessoires clinquants qu'il arborait.

Pendant que Le Théâtre s'élevait le guerrier regardait Grenat pour savoir comment elle vivait de son côté cette sensation que lui même expérimentait pour la première fois. Cela n'avait rien de désagréable mais comme toute première fois il était normal de ne pas être à l'aise et son visage le montrait bien.

Il fut content de retrouver Glatus qui venait les guider vers leur lieu de vie durant le voyage et lui sourit.

- "Mais avec plaisir. Puis-je vous poser la question, depuis combien de temps voyagez-vous sur ce engin et quelles sont les règles sur ce navire volant ?"

En disant cela, l'humain récupérait son sac qu'il avait positionné au pied de sa chaise et se remettait tout en place en prévision de la prochaine marche jusqu'à sa cabine. Il était à l'issu de cela prêt à suivre le demi-orc.

14/12/2020 11h32
Grenat
Grenat

Grenat assista au décollage avec une certaine curiosité, mêlée à un soupcon de crainte. Habituée aux secousses émises par son volcan, elle n’était pas vraiment mal à l'aise et s’avança même jusqu'au bastinguage pour mieux profiter du spectacle. Voir ainsi les curieux amassés en dessous d’elle et se mêler en une masse informe et mouvante, lui arracha pourtant un haut le cœur et elle recula précipitamment.
Elle croisa alors le regard de Miran et vit qu’il n’était pas plus rassuré par l’expérience. Elle lui sourit et désigna le sol d’un mouvement de tête, comme pour l’inviter à regarder à son tour... Bien sûr, il n’en fit rien ! A moins qu’il n’ai pas compris ce qu’elle lui signifiait ainsi.

Le mérosis se présenta alors à eux, les invitant à le suivre. Quitter le pont n’était pas pour déplaire à la drakeide... Elle jeta pourtant un dernier regard vers les toits de la ville qui s’éloignaient toujours plus. La vue était splendide !
Soupirant, elle reporta son attention vers le demi-orc et ajusta les bretelles de son sac à dos, prête à le suivre.

17/12/2020 21h39
Nedru
Nedru

Le merossis se montra courtois et prit les devant sans pour autant s'emparer des bagages de cet équipage improvisé. D'abord, il ouvrit le bras le flanc tribord du pont, où une série de quatre portes ouvrant sur autant de petites pièces étaient surmontées d'un commun toit en pente. Ce dernier était couvert d'un tuilage si fin qu'il ressemblait aux écailles d'un monstre gigantesque. « Nos chambres. »

La description sommaire fut accompagnée d'un geste vers la proue, et d'un autre étalage verbieu : « Les quartiers de Le Directeur. Veuillez à ne jamais rentrer sans autorisation je vous prie, nous vous considérerions comme des voleurs. »

A gauche de la porte de la cabine de Le Directeur s'ouvrait l'escalier en colimaçon par lequel ils étaient montés. En dessous s'ouvrait une pièce assez vaste et les lampes à huiles posées sur de nombreux crochets suffisaient à donner un bon éclairage aux lieux.

«-Les quartiers de l'équipage. Au fond se trouve la cambuse, où vous pourrez retirer vos repas. C'est un lieu sacré également, veillez à ne pas y entrer même si l'envie de manger vous démange ! Vous connaissez déjà la cale. Si l'envie vous prends d'y débusquer des rongeurs malavisés, faites vous plaisir ! »

Il désigna la salle d'où des grondements et des chocs métalliques se faisaient entendre. On aurait dit qu'à l'intérieur se trouvait l'atelier d'une poignée de forgerons zélés en plein travail.

« - Ce sont les machines. Profitez donc du vol pour les admirer, ça vaut le détour ! Si vous voulez bien me suivre... »

Il s'engagea à l'opposée du vacarme, bifurquant sur un fin couloir. Des fenêtres aux allures d'écoutilles donnaient directement sur le ciel et la terre bien en dessous. Ce couloir était garni de portes.

« -Voici vos chambres. Vous y trouverez un lit, ainsi qu'un hamac au dessus. L'avant dernière est vide et c'est l'une des plus spacieuse. La première est réservée aux races de plus petite taille... Si cela vous convient, vous pouvez vous installer ici. Sinon, messire peut laisser la chambre à madame et partager la dernière chambre avec Diégo, un voyageur comme vous. L'heure du dîner sera annoncée par une cloche. Nous avons pour coutume de célébrer les couchers de soleil sur le pont, en musique, si cela vous fait plaisir. Sur ce... »

Il s'inclina avec dignité. Sans doute jugeait-il qu'ils n'auraient aucune question. Peut être avait-il tout bonnement d'autres choses à faire. Il laissa là les passagers, disparaissant en tournant au bout du couloir.

19/12/2020 12h32
Miran de Lantaunac
Miran de Lantaunac

Miran fut ravi d'avoir une vue un peu plus conséquence de l'engin volant grâce aux explications du mérosis. Il se sentait de plus rassuré de connaitre les us et coutumes à bord afin de ne pas faire d'impair.

Un choix cependant était à faire concernant les chambres, et après avoir regardé Grenat, le guerrier pensa qu'il était opportun de lui laisser le loisir d'être seule. Il se dirigea donc vers celle où se trouverait un autre voyageur.

Il ouvrit la porte et derrière se trouvait un homme formé et mûr sans avoir encore atteint l'âge des cheveux gris. De taille moyenne, de corpulence modeste, son regard trahit la curiosité et l'intelligence, voire une forme de méfiance à l'égard de ceux qui l'observent trop attentivement. Pourtant, il ne semble pas être de ceux qui s'encombrent d'armes ou de protections : Diégo portait des vêtements de ville d'un brun bon marché, bien entretenus, mais ne semble pas même s'encombrer d'une dague à la ceinture.

Le combattant referma la porte et fit preuve de respect envers cet homme en lui montrant ses hommages.

- "Bonjour à vous, je me nomme Miran. Je vais être, pour le voyage, votre compagnon de chambrée."

Puis il marcha jusqu'au hamac car le lit était déjà utilisé. Cela serait là sa couche pendant le trajet. Miran délaissa son sac dessous la toile tendue afin de soulager ses épaules et son dos et testa le matériel pour ne pas à avoir à faire des ajustements en pleine nuit. C'est une fois allongé qu'il demanda à l'autre homme afin de faire connaissance :

- "Puis-je vous demander ce qui vous motive dans ce voyage ?"

26/12/2020 12h35
Nedru
Nedru

L'air vaguement effrayé d'abord, puis simplement surpris, Diégo reprit contenance en bredouillant quelques mots des politesses usuelles, dans un cyfand au fort accent nordique. Ses manières semblaient assez douces mais ses gestes avaient la raideur d'un maladroit endurci.

- Je... Je.. Bonjour Miran. Je m'appelle Diégo.

Il lança un regard sur le matériel que déposait Miran, puis s'assit prudemment sur un tabouret dans la petite chambrée en regardant son nouveau compagnon.

- Je voulais voir le festival. Je suis un grand amateur de musique ! J'ai profité de ce que mes employeurs cherchaient à véhiculer quelques cargaisons dans les flottantes contrées pour me rejoindre cette expédition !

Pour Miran, une chose était claire : l'individu avait reçu une solide éducation. Son parler était celui de ceux qui s'abiment la vue dans les livres et il n'était visiblement pas à l'aise face à quelqu'on dont la carrure exprimait qu'il pouvait le briser en deux d'une seule main.

Console R.P.

Lancé de 1d20 ~ [12] : 12

09/01/2021 12h27
Grenat
Grenat

Rubis suivit le mouvement pour découvrir Le Théâtre avec Miran. Elle se rendait compte petit à petit, que cet endroit restreint, allait devenir sa maison pour les jours à venir... les semaines ? L'idée était toute à la fois angoissante et excitante ! Quelques mètres carrés seulement pour se dégourdir les jambes, mais il lui suffirait d'aller sur le pont pour avoir une merveilleuse vue sur toute la région alentour.
Pour le moment cependant, la seule idée qu'elle avait en tête, c'était de trouver des informations sur Karisimbi et ses semblables au plus vite. Etait-ce seulement possible que cette machine volante abrite des livres sur le sujet ? Qu'allait-elle faire ? Qui pouvait-elle voir pour lui demander ? Le mérosis venait de repartir sans demander son reste. Quand au chevalier qui l'accompagnait, il venait de la quitter pour investir sa chambre.

Faute de mieux, elle rentra elle aussi dans sa chambre et y déposa son sac à dos et ses armes, ne gardant que sa dague à la ceinture. Seule dans cet espace réduit, elle préféra néanmoins fermer la porte pour être un peu tranquille. Puis, cherchant à réfléchir aux évènements qui l'avait conduite jusqu'ici, elle s'allongea sur son lit, laissant son esprit vagabonder. Et bientôt, elle s'assoupie...

10/01/2021 21h45
Miran de Lantaunac
Miran de Lantaunac

Miran écouta les motivations de Diégo et remarqua qu'ils avaient un point commun, l'occasion avait fait le larron. Il essaya cependant de rassurer l'homme qui visiblement était gêné, car il n'aimait pas être dans cette situation.

- "Je vois que l'on est deux à avoir sauté sur une occasion non préméditée. Y-a-t'il quelque chose que je puisse faire pour vous pendant ce voyage ?"

Avec de tels propos il n'y avait aucun doute que le guerrier n'était pas un mauvais bougre, sinon pourquoi proposer son aide. Il attendit sa réponse et dans la négative partirait en réflexion sur sa vie et le but qu'il allait lui donner. Il n'avait toujours pas tiré un trait sur la mort de ses parents et cela se voyait facilement car machinalement il frottait délicatement dans sa main gauche l'amulette de sa mère lors de ce moment de calme.

28/01/2021 21h58
Diégo
Diégo

Diégo laissa d'échapper un murmure apaisé, comme un soupir.

- Je vous remercie de votre sollicitude. Le Directeur m'a assuré que nous étions en sécurité. Je n'aime simplement pas trop me mêler aux autres alors... Si vous pourriez avoir la gentillesse de m'apporter le repas ici, j'en serai ravi !

Il avait rougi en formulant sa requête, mais avait été jusqu'au bout. Maintenant, il observait Miran avec des yeux plein d'espoir, comme si la possibilité de pouvoir rester enfermer dans une minuscule cabine sans avoir à sortir pour les repas représentait pour lui le comble du bonheur.

30/01/2021 09h09
Tana Castamyr "Cacahuète"
Tana Castamyr "Cacahuète"

Les bruits de carlingue et des moteurs s'intensifiant, ils parvinrent à réveiller la gnomide emmitouflée sous un château de couvertures bariolées. Épuisée à la suite d'une journée trop bien remplie, elle s'était endormie dans l'heure qui avait suivi l'attribution de sa cabine. Elle avait complètement manqué l'arrivée des autres passagers et les derniers préparatifs du départ. Grommelant, Tana se retourna dans l'espoir de faire grimper plus haut amoncellement de tissus qui séparait ses oreilles du vacarme ambiant.

- Ce bon vieux Le Theatre va finir par exploser si Le Directeur ne renouvelle pas ses soupapes.

Un soubresaut de l’aéronef, probablement dû à un quelconque vide d'air, projeta l'amas sur le sol. Tana s'était retournée trop près du bord du lit. Cela lui arrivait souvent. Elle se résigna à devoir se lever. Elle finirait sa nuit quand le soleil serait vraiment couché.

La gnomide entreprit sa toilette, à commencer par ses cheveux, qui prenaient toujours du temps à faire sécher. Ne disposant pas d'un miroir de poche pour vérifier son allure, elle se contentait généralement d'une toilette de fortune. Sur Le Théatre, cependant, elle pouvait toujours y consacrer un peu plus de temps que d'habitude.

Une fois satisfaite, elle sorti ses notes et entreprit de les recopier au propre en respectant le cryptage standard de l'organisation. Son rapport achevé, elle ferma sa cabine à double tour et sorti sur le pont. Après un rapide coup d’œil sur les passagers dont la tête ne lui était pas familière, elle s'appuya au bastingage. Observant le paysage et la position du soleil dans le ciel, elle chercha à déterminer le temps qu'elle avait passé à dormir et le décalage temporel que Le Théatre avait pris par rapport à son plan de vol initial.

Console R.P.

Lancé de 1d20+2 ~ [14] : 16

Edition 27/02/2021 13h46 par Nedru
27/02/2021 09h43
Kerri "Mouse" Ashdown
Kerri "Mouse" Ashdown

Kerri était étendue sur sa couchette. Elle tendit l'oreille pour entendre tous les bruits qui l'entouraient. Il y avait bien sûr le brouhaha des machines. Cela ressemblait à vieille horloge géante un peu folle. Des tic-tacs presque réguliers s’alternaient avec une pause, comme si l'aéronef retenait son souffle, puis la pause était suivie d'un soubresaut terrible d'intensité variable. Son esprit essayait inconsciemment de trouver des schémas dans ces battements, mais à chaque fois qu'il en avait trouvé un, les rythmes semblaient glisser subtilement vers une nouvelle cadence.

La jeune fille se concentra un peu plus et tenta de faire abstraction de ce tapage. Elle arrivait à percevoir des échanges de voix lointains, sans pour autant entendre ce qu'elles disaient. Puis des bruits sourds et étouffés. Partout dans les cabines autour de la sienne, les gens posaient leurs lourds paquetages sur le sol. Chacun s'installait dans ce nouveau mini chez soi, simple mais fonctionnel. Les planchers grinçaient. Les pas étaient tantôt légers, tantôt pressés, tantôt hésitants. Tout cela ressemblait finalement aux bruits d'une ville qu'on aurait mise dans une toute petite boite.

Un soubresaut de l’aéronef tira Kerri de sa rêverie. D'un seul geste, elle sauta sur ses deux pieds. Elle ferma la porte de sa cabine, et se dirigea vers la cambuse. Quand elle avait embarqué, un demi-orc lui avait indiqué que les autres passagers avaient déjà mangé mais qu'on lui fournirait un repas à la cambuse. Elle s'y rendit et expliqua sa situation. Un membre de l'équipage vérifia un registre, gribouilla quelque chose puis lui donna un repas frugal mais bienvenu. Elle se jeta sur le pain et se rendit compte qu'elle avait faim. Elle avait du cavaler pour embarquer sur l'aéronef et elle était éreintée. Elle soupira, et savoura l'idée de profiter du voyage qui se préparait.

La jeune fille se dirigea vers le pont. Elle avait hésité à s'y rendre lorsqu'elle avait senti le navire s'élever, mais elle avait redouté d'y croisé une foule de curieux, et l'idée lui avait semblé rebutante. D'une démarche lente mais assurée, elle se glissa jusqu'au garde-corps. Le spectacle lui coupa le souffle. Le ciel passait doucement du bleu au noir, et les étoiles s'allumaient une à une. Du sol, on ne distinguait plus que de vagues formes géométriques dessinées par les champs. D'ici, tout avait l'air plus simple et plus beau. Accoudée sur le garde-corps, Kerri rêvassait à nouveau, toute à sa contemplation. Ses deux yeux verts posés sur l'horizon brillaient d’une détermination farouche. Le vent avait ébouriffé ses cheveux courts. De loin, la jeune fille aurait presque semblé fragile, petite silhouette devant ce spectacle grandiose.

27/02/2021 12h57
Nedru
Nedru

Sur le pont, Cacahuète estima sans mal qu'elle avait fait une bonne sieste. Le soleil n'était pas encore couché mais il ne tarderait plus, ce qui était loin d'être le cas la dernière fois qu'elle avait levé les yeux. Ils survolaient une vaste étendue végétale, presque à perte de vue. Ici et là, des cours d'eau dessinaient leur sillon dans la cime et loin derrière eux, quelques monts épars rappelaient la présence du continent.

Elle savait qu'il se passerait quelque chose ici, dans l'anonymat de ce désert vert, sans trop savoir quoi. Le Directeur, d'habitude plus loquace, n'avait pas voulu aborder les détails du trajet. Vigilante et silencieuse, elle devinait la présence de Jill dans les cordages, au dessus de sa tête.

Ces réflexions se poursuivant avec la course du soleil, les musiciens à bord ne tardèrent pas à se manifester. Ils fêteraient le spectacle éblouissant du passage du jour à la nuit, comme chaque soir. Tandis que Kerri observait l'éclat des premières étoiles, des cordes furent grattées sur un rythme mélancolique et lent, propice à une divagation nostalgique. Si ce jour se déroulait comme les autres, Topaze ne tarderait pas à proférer quelques vers choisis issus de son héritage elfique.

27/02/2021 13h59
Tana Castamyr "Cacahuète"
Tana Castamyr "Cacahuète"

Tana profita de la brise quelques instants, se délectant de retrouver cette sensation agréable sur son visage. Le temps était idéal pour laisser les oiseaux de nuit se dégourdir les ailes. La gnomide se concentra.

- Tikki, viens à moi !

La magie millénaire réagit sans accroc. Du fond de l'espace extra-dimensionnel où elle résidait la plupart du temps surgit un rapace aux ailes brun clair. Il y a plusieurs années, Tana avait appelé un hibou pour lui servir de familier. Tout le monde l'avait félicité pour sa réussite, mais la magicienne apprentie l'avait regardé avec quelque peu de scepticisme. Après quelques recherches, elle était certaine qu'il s'agissait d'une chouette.

Tana avait apprit à apprécier la créature magique. Elle aimait la voir voler à ses côtés, en particulier quand la gnomide était elle-même à bord d'un engin volant et qu'aucun danger imminent ne menaçait. La chouette avait une couleur qui rappelait ses propres cheveux, et la magicienne aimait se dire que ce n'était pas une coïncidence. Elle continua d'admirer son familier avec délectation.

27/02/2021 14h21
Grenat
Grenat

Un bruit... différent de la symphonie désordonnée des moteurs parvint à la conscience émergeante de la drakéïde. Ouvrant les yeux, Grenat prit conscience que quelque chose avait changé. Combien de temps avait-elle dormie ? Quelle heure était-il ? Suffisamment tard pour que la luminosité ambiante ai fortement baissée apparemment.
Quand au son... il s'agissait de... musique ? L'ermite qu'elle était, n'avait que peu eu l'occasion de profiter de ce genre de manifestation ! Comme envoûtée, elle se leva et se dirigea vers la porte de sa cabine, posant sa tête contre les planches.

- C'est beau... murmura-t-elle. Je dois voir çà de mes yeux !

Remontant à la source du son, elle se retrouva bientôt sur les dernières marches conduisant au pont. Elle se figea là, observant les musiciens accompagner les derniers rayons du soleil et profitant de l'embrasement du ciel, de mille feux.

Pendant un instant, c'est comme si elle se retrouvait là-haut ! Au sommet de son volcan ! Là-bas aussi les couchers de soleil étaient magnifiques... Mais il n'y avait pas cette musique pour l'accompagner. Seulement les murmures de Karisimbi.
Grenat ferma les yeux et chercha à se les remémorer. Mais seul les notes des instruments et l'écho de la chanteuse lui parvinrent.
Une panique irrationnelle la saisit ! Le souffle court, elle descendit quelques marches, plaqua ses mains sur ses oreilles, ferma les yeux très fort et se mit à psalmodier en draconique, sa voix à peine audible.

- Karisimbi, tu es là dans mon coeur,
" Je te suis lié, je te sens en moi,
" Ton pouvoir coule dans mes veines,
" Karisimbi, tu es là dans mon coeur,
...

Et bientôt, elle se remémora les volutes soufrées de son foyer, les vibrations de la terre, la chaleur du magma qui s'infiltre partout... Alors elle ouvrit les yeux, rassurée.

Edition Aujourd'hui 20h21 par Rubis
28/02/2021 22h48