Les larmes du Dragon Chapitre 1

 
Tilouka
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LES LARMES DU DRAGON : CHAPITRE 1 #


Tylooka courait à vive allure, un véritable éclair de cuivre traversait la forêt dans un rythme effréné. Devant lui, un sanglier, plus rapide que lui, tentait tant bien que mal de lui échapper.

Tu n’iras pas plus loin, sale bête

Sentant la fatigue le prendre de plus en plus, eux qui avaient couru pendant au moins 5 min, afin d’éviter qu’elle ne le sème, le petit drakéide lança son épée de toute ses forces sur sa proie, son arme dans un sifflement rythmée aux tours de cercles qu’elle faisait dans les air, atteint finalement sa cible en plein dans le dos. Le sanglier trébucha et fit une dernière glissade pour arriver à l'orée de la forêt, Tylooka arrêta sa course lui aussi puis se rapprocha de son trophée. Il le prit par ses cornes et avant qu’il puisse le ramener, une petite pierre lui heurta le crâne, suivi de quelques ricanements. Le garcon se retourna et devant lui se trouvaient au moins 5 jeunes humains d'à peu près son âge, pierres à la main, certains avaient un air de dégoût sur leur visage, d’autres montraient de la satisfaction.

- Qu’est ce que vous me voulez, j’vous ai rien fait cette fois, répondit-t-il en lâchant son sanglier et allant dans leur direction, avec un ton d’exaspération.
- Voyez les gars comme il est dangereux ! répondit un des garçons, quel genre de rigolo, chasse le sanglier à l'épée ?
- A part les bêtes sauvages et les monstres, personne, rétorqua un autre en s'esclaffant.

Tylooka serra les poings.

- SALE MONSTRE ! crièrent-t-ils tous en même temps, avant de lui lancer tous les cailloux qu’ils avaient en main.
Le drakéide esquivait et encaissait tant bien que mal, ses écailles lui donnaient une bonne protection mais surtout, il devait se forcer de ne pas riposter, même si ce n’était pas l’envie qui lui manquait.

Maudits humains je vous déteste tous, je vous hais...

Impossible de se retenir, il marcha vers eux, le regard furieux, les deux poings serrés.

- T’es sur de ce que tu fais ? demanda le même garçon qui avait l’air de se prendre pour le chef du petit groupe, vas-y, je suis sûr que les adultes du village seront contents d’organiser une battue pour chasser la bête sauvage qui a violenté leurs pauvres enfants.
- Ce seront juste quelques bleues, ca va pas vous tuer, dit Tylooka en levant le poings.
Tout à coups, une flèche, dans un sifflement discret, vint se loger sur le sol entre les deux garçons. Le drakéide tourna la tête et vit un homme qu’il connaissait bien. Une petite armure de cuire décorée d’une cape verte, ses longs cheveux bruns allaient avec sa barbe de même couleur.
- Allez vous en, salles gosses ! cria le nouveau venu.
Sans demander leur reste, les enfants détallerent. L’homme rangea son arc, prit la bête de Tylooka par les cornes à son tour et l’examina.
- C’est toi qui l’as eu ? demanda-t-il au petit homme dragon, qui ne répondit rien d’autre qu’un détournement de tête.
- Bon et bien félicitations mon grand, on a le repas de ce soir, allez viens on rentre au camp et ramasse ma flèche s’il te plait.

Edition 04/09/2021 18h29 par Tilouka
04/09/2021 17h59
Tilouka
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L’homme et Tylooka marchaient dans la forêt, ni l’un ni l’autre n’avait prononcé de mots, le drakéide brisa le silence.

- J’avais pas besoin de ton aide, Boran je pouvais très bien me débrouiller tout seul.
- Pour qu’ils organisent tous une battue, pour qu’ensuite, en plus de te mettre toi en danger, tu mettras tout le clan en danger.
- C’est qu’un tas de péquenaud armées de torches et de fourches, on peut les écraser facilement tel des moustiques!
- Tu t'entends parler, j'espère ! Et puis tu écoutes quand on te dis que la règle numéro un de la tribu de la Feuille Sauvage est de ne pas-
- Tuer aucun être vivant si ce n’est l’animal pour se nourrir, je sais.
- Il va falloir apprendre à te contrôler mon grand, je sais que t'entraîner seul au maniement de ton épée t’aide à te défouler mais il faut contrôler ton tempérament.
- J’t’en prie, t’as été ado comme moi tu sais ce que c’est.
- Oui et je t’assure que mon père était bien présent pour me corriger… Pardon, ce n’est pas vraiment ce que je voulais dire.
- Non… t’inquiète pas, moi aussi j’ai un père pour me corriger
- Hehe, allez on est arrivé, va leur montrer ta belle trouvaille
Le drakéide prit le sanglier et courut vers l’entrée du camp délimité par de grands rondins de bois se terminant en pointe. Tandis qu’il le voyait s’éloigner, Boran s’arrêta tout en fixant son protégé dans un sourire cachant difficilement un air mélancolique.

- Eh bien voyez vous un peu la belle bestiole que ma petite tête d’écaille a attrapé!! cria Gortos, bras droit de Boran et celui que Tylooka considère comme son oncle.
- Tu penses que ce sera assez pour ce soir, tonton Gortos
- Un peu que ce sera assez!! Vu le morceau, y en aura bien assez pour 8 comme toi! Haha!
- Alors amène le à côté des autres, dit Boran, ce soir est un grand moment, annonça-t-il bien haut en posant sa main sur la tête du drakéide, chasseurs, chasseuses de la tribu de la Feuilles Sauvages, fêtons ensemble l’anniversaire des 16 ans de Tylooka!

La fête battait son plein, autour d’un grand feu, on faisait griller trois sangliers, on chantait des chansons en l'honneur du fêté, on racontait des histoires, des anecdotes, Tylooka, lui mangeait plus vite que quinconce. Gortos, assis à sa droite, lui fit une tape dans le dos.
- Je reconnais bien ma tête d’écaille, même à 16 il ne change pas!
- Quel âge important, ajouta Boran, à sa gauche. 13 ans maintenant que tu es ici et ta présence ne lassera jamais personne mon grand, parole de chef, finit-t-il en levant son verre.
Une femme se leva, et s’approcha
- Qui dit anniversaire dit cadeau, non ? demanda-t-elle. Ni une, ni deux elle déposa devant l’assiette de Tylooka, deux petites haches de lancers, a l’intérieur de leurs fourreaux.
- Ne me dis pas que c’est pour moi, demanda le drakéide
- Allez prends les, mon grand, a 16 on sait très bien manier des haches de lancer, lui dit-elle, elles iront super bien avec ton épée.
Alors qu’il les enfila, un grand bruit de douleur se fit entendre. Un des deux chasseurs qui gardait l’entrée du campement était au genoux, une flèche lui avait transpercé la jambe.
Boran se leva.
- Nous sommes attaqués!!

Edition 10/09/2021 08h59 par Tilouka
10/09/2021 08h56